Wright, Syriac literalure, 2'' édit.. p
.3. Voir le ms. du Vatican l'Ji et le ms. du Musée britannique Add. 23876. Merx a analysé cet ouvrage et en a publié des extraits dans son Historia artis [/i-aimn., \^. 111 et suiv. Sévère bar Schakako tenait en médiocre estime le talent de versificateur de Bar Malkon. Cf. P.vn-is Martin, De la métrique cliez les Syriens, Leipzig, 1879, Appendice, p. 68- 71 ; Merx, op. cit., p. 46, 1. 15 du texte.
LA GRAMJIAIRE. 291^
ms. d'Oxford, de Gœttingue, de Berlin et de Londres^. Jacques bar Schakako composa aussi une grammaire métrique en vers de douze syllabes avec le titre é.' Harmonie, pLicLio;;- Merx a publié de cet ouvrage, à la suite du dialogue sur la grammaire, les fragments relatifs à des questions qui n'étaient pas traitées dans le dialogue ^. Selon le savant éditeur-^, ce grammairien met à contribution les livres des philosophes grecs et des maîtres d'écoles syriens, mais il ne suit pas son maître Bar Zoubi, dont il ne prononce même pas le nom. Nous terminons par Barhebrseus cet aperçu historique de la grammaire syriaque. Dans son œuvre grammaticale, Barhebrseus s'est montré le vulgarisateur érudit et critique qu'il fut dans la plupart de ses autres écrits. Nous avons rappelé plus haut que c'est grâce à lui que nous connaissons l'importance de la grammaire de Jacques d'Edesse. Aux travaux de celui-ci, Barhebrseus adapta la méthode arabe qu'il suivit avec plus d'intelligence que ne l'avait fait Elias de Tirhan '', Sa grande grammaire, intitulée Le livre des splendeurs, ^i:iôj; M't-a, est l'œuvre la plus complète de ce genre ; on y trouve expliquées les particularités des deux dialectes syriens, l'occidental et l'oriental; les remarques linguistiques des massorètes jacobites etnestoriens y sont reproduites, ainsi que les minuties orthoépiques que les grammairiens inventèrent pour distinguer les formes analogues des noms et des verbes. Barhebrseus est encore l'auteur d'une petite grammaire métrique, Le
1. L'abhé P. Martin en avait donne quelques passages dans le Journal asiatique, avril-mai 187-2.
2. Un extrait répondant à l'édition Merx, p. 4ii, 1. 15, avait été |)ul)li(^ avec une traduction française par l'abbé P. Martin en appendice à sou opuscule De la métrique chez les Syriens, Leipzig. 1879, p. 08-71.