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ET LA POÉTIQUE

Barhebrœus ne visait point à l'originalité quand il écrivit son livre de La crème de la science qui comprenait la philosophie aristotélienne tout entière, comme nous Pavons rappelé plus haut, p. 257, et dans lequel la rhétorique et la poétique occupent les deux derniers chapitres de la première partie. M. Margoliouth a édité la poétique dans ses Analecta orientalia ad poeticam Aristoteleam, Londres, 1887, p. 114-139.

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Nous n'avons pas réservé un chapitre spécial à la théologie, à cause de la diversité des écrits syriaques que cette science a produits. Quelques-uns de ces écrits ont été mentionnés dans les chapitres précédents ; les autres, en plus grand nombre, seront cités dans les notices de la seconde partie consacrées à leurs auteurs d'après l'ordre chronologique. A cette place leur caractère et leur objet ressortiront peut-être mieux. Mais nous dirons ici quelques mots des traductions des œuvres des Pères grecs qui ne rentrent pas dans les genres littéraires traités ci-dessus. Ces traductions témoignent de rinfluence exercée par la théologie grecque sur la théologie syriaque. Ce sera l'objet du premier paragraphe de ce dernier n° ; dans le second paragraphe, nous mentionnerons les traductions d'œuvres profanes.

Les premières traductions syriaques sortirent du mouvement scientifique qui se produisit dans la Méso potamie au V*^ et au VI*^ siècle de notre ère et qui eut d'abord son centre à Edesse (comparer ci-dessus n° XIV, § 2). Ces premières traductions sont littérales et terre à terre ; elles jurent avec le génie littéraire des

;i01 TRADUCTIONS D'ŒUVRES

Syriens et maltraitent leur langue. La renaissance des sciences en Mésopotamie, qui commence au IX"" siècle, favorisée par les califes de Bagdad, marque une ère de progrès : les traducteurs s'efforcent de rendre autant l'esprit que la lettre du livre traduit; ils sont familiarisés avec la langue technique, et leur style est de meilleur aloi.

§ 1. — Traductions d'œuvres des Pères grecs.

Les principales œuvres des Pères grecs ont passé en syriaque * . Quelques traductions sont très anciennes, suivant de près parfois l'original grec qu'elles transmettaient aux Syriens ; telle est la version du traité De recta fide de Cyrille, que Rabboula, évêque d'Edesse, fit sur un exemplaire qui lui avait été envoyé par l'auteur, La plupart de ces versions sont conservées dans les bibliothèques de l'Europe; mais, malgré l'intérêt qu'elles présentent, peu d'entre elles ont été éditées; nous nous bornerons à quelques indications sommaires; le lecteur trouvera d'autres informations dans La littérature grecque de M. Batiffol (4*^ éd.), à laquelle il nous suffira souvent de renvoyer.

Le catalogue d'Ebedjésu renferme, dans sa première partie-, une liste des livres de la patrologie grecque traduits en syriaque; cette liste est précieuse, car elle fait connaître le titre d'œuvres grecques qui ne sont pas connues d'ailleurs, mais ce n'est pas ici le lieu de la reproduire.

Les deux épîtres de saint Clément de Rome aux Corinthiens, contenues dans le ms. syr. Add. 1700 de

\. Sur les traductions des commentaires bibliques des Pères grecs, voir ci-dessus, p. 74.

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