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VoirBAP.iiEr.R.EUS, Chron. ceci., I

fait connaître, distinguait trais Isaac qui ont été confondus ensemble : P Isaac d'Amid, disciple de saint Ephrem, lequel se rendit à Rome pour y voir le Capitule ; il était orthodoxe ; 2° Isaac d'Edesse, qui florissait au temps de Zenon (fin du V'^ siècle) et se fixa à Antioche; il était monophysite; et 3° Isaac, également d'V^desse, lequel d'abord était monophysite au temps de l'évêque Paul (512;, et devint ensuite orthodoxe, au temps de l'évêque Asclépius (522).

Isaac d'Amid semble être l'auteur des poèmes sur les jeux séculaires (404) et sur la prise de Rome (410). Isaac d'Antioclie peut avoir composé l'homélie sur le tremblement d" Antioche (459). et le long poème sur le perroquet qui chantait le Trisagion.

D'un autre côté, Isaac d'Antioclie a été confondu parfois avec Isaac de Ninive. A ce dernier appartiennent sans doute les écrits en prose sur l'ascétisme attribués au premier.

Les renseignements sur la vie d'Isaac d'Antioclie sont très vagues, mais on peut tenir pour certain que cet Isaac composa la majeure partie des homélies mises sous son nom : sa grande notoriété a fait oublier ses homonymes'.

\. Nous avons lire cette courte notice de \ Avanl-propos de P. Bedjax, Homilix S. Isaaci syri AntiocJieni, t. I, Paris et Leipzig, 1903; nous renvoyons à cet avant-propos pour les sources relatives à Isaac. Dans ce tome I, M. Bedjan a ctlité soixante-sept homélies dont vingt-quatre seulement avaient déjà vu le jour. Bickkll a imprimé trente-sopt homélies dans deux volumes : Isaaci Antiochcni opéra owMin, Giessen, I, 1873; II, I8"7. Les hnni(Mies d'Isaac mises sous le nom de saint É|)hrem se trouvent dans Lamv. S. Eplirœmi syri hymni et sermones. Deux homélies sont imprimées dans la Chrestomathie d'Ourmia {Le petit livre des miettes), Ourmia, 1808; d'autres dans Ignatius Ephk.em II Raumam, Studia syriaca, chap. v, cf. Noeldeke, Zeitschr. der dent, mor/jenl. Gesell., LVIII, p. V3i. Un recueil de sentences attribué à Isaac a été publié par Marius Besson dans Cr/f/îs ehristianus, I. p. ■iC-tiO; 22S-2J8. Pour les éditions partielles, antérieures à l'édition de Bickell, voir Assémani, B. 0., 1,207; ïs'sGV.iM.v., Monument a syriaca, l, p. 13; CAr.DAiii, Liber thesauri, p. 21; OvERDECK, S. Ephraemi... opéra selecta, p. 379. Des traductions

11 n'est rien resté des œuvres de Dàdà, un moine d'Amid, qui l'ut délégué par les habitants de cette ville à Conslantinople pour demander une diminution d'impôts, justifiée par les ravages de la guerre et de la famine. On attribue à cet écrivain, contemporain d'Isaac, trois cents traités sur divers sujets et des hymnes ^

Rabboula, nommé évêque d'Edesse en 412, est connu par sa foi ardente et ses luttes contre les hérésies autant que par son œuvre littéraire-. 11 était né à Kennesrin iChalcis). près d'Alep; son père, un prêtre païen, sacrifia, dit-on, en l'honneur de Julien l'Apostat, lors de l'expédition de celui-ci contre les Perses ; mais sa mère était chrétienne. Rabboula fut converti et baptisé par Eusèbe, évêque de Kennesrin, et Acacius, évêque d'Alep. Le nouveau prosélyte se consacra tout entier à la religion qu'il venait d'embrasser; il vendit ses biens, en distribua le produit aux pauvres, et se retira d'abord dans le couvent d'Abraham et ensuite dans un lieu solitaire pour y mener la vie ascétique. C'est là qu' Acacius alla le chercher pour le conduire sur le siège épiscopal d'Edesse que la mort de Diogène avait laissé vacant. Devenu évêque, Rabboula s'appliqua avec énergie à déraciner les anciennes hérésies que saint Eplirem avait combattues, mais qui comptaient encore des adeptes à Edesse. 11 semble avoir hésité d'abord à rejeter la doctrine de Théodore de Mopsueste dont Nestorius venait de se faire le champion, mais son hésitation ne fut pas de longue durée. Rabboula se

allemandes de diverses liomclies par ZiNCEriLE, ThcoL Quartalschrifl, 1870; et BicKELL, Bibliothck dcr Kirclienviiter, i't- livraison, p. 111 et

4. AVright, S'jrlac. Ut., 2" éd., p. ri'»; comp. La^d, Anccd. syr., lU, p. 84.

2. Son histoire est racontée dans le document dont nous avons parlé plus haut, p. 148.

déclara bientôt le partisan de Cyrille d'Alexandrie, qui devint son ami et dont il traduisit le traité de De recta fide^ ; il alla attaquer Nestorius à Constantinople même où il prononça un grand discours devant Théodose II. Son biographe, qui traduisit en syriaque ce discours^, fait ressortir le courage dont l'évêque d'Edesse fit preuve dans cette circonstance, car Févêque de Constantinople jouissait de la faveur de l'empereur. La polémique continua par écrit; le même biographe mentionne « quarante-six lettres de Rabboula adressées aux prêtres, aux empereurs, aux principaux personnages et aux moines, que nous chercherons avec l'aide de la grâce divine, ajoute- t-il, à traduire du grec en syriaque, afin que ceux qui les liront apprennent quelle ardeur enflammait son zèle divin ^ ».

Pendant son épiscopat, Rabboula donna en exemple à son clergé sa vie d'humilité et de privations, et il chercha, par des canons et des avertissements '', à soumettre les religieux aux pratiques ascétiques. On vantait sa charité et on rapportait de nombreux témoignages de son dévouement pour les pauvres et les malades ; mais sa sévérité tyrannique le fit plus craindr qu'aimer des personnes de son entourage. Ce saint

1. Voir la lettre de Cyrille à Rabboula, Oveubeck, op. cit., p. 2-28. La version de Ral)bcula existe au Musée britannique: elle a été éditée par le P. Bf.djan dans le tome V des Acla martijruhi et sanctorum, p. 0-28- O'JG.

'2. Ce qui nous reste de cette Aersion a été publié par Overcf.ck, oj). cit., p. 239 et suiv.

3. Quelques-unes de ces lettres traduites en syriaque nous sont parvenues, soit en entier, soit en jiartie, et ont été publiées par Overdeck, S.Eplircami, etc., opéra selecta, d'après des ms. du Musée britannique. Il y en a qui font partie de la correspondance sui\ie que Rabboula eut avec saint Cyrille. Giidi a publié, d'après le ms. syr. 10" du Vatican, une lettre de saint Cyrille à Rabboula. qui ne se trouve pas dans la collection Overbeck, Rendiconti délia R. Arcademia dei Lincei, mai-juin 1886, 416 et 346.

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