AssÉMAM, B. 0., ni, part
l. Conservées en partie dans le ins. Add. 1721" du Musée britannique, WiiiGiiT, Calai., p. ()!3.
■>. Une de ces lettres a été publiée, d'après le nis. K., VI. 4 du Musée
traité sur la division des services de l'Église^; d'interprétations ; et d'un traité sur Tefficacité des hymnes et des antiennes-.
Denha ou Ibas, dont l'époque est incertaine, et que Wright place au IX*^ siècle, est Tauteur, suivant Ebedjésu^. de sermons et de dissertations sur les lois ecclésiastiques, de commentaires sur les Psaumes, sur les œuvres de Grégoire de Nazianze. d'après la version de l'abbé Paul, et sur la dialectique d'Aristote (comparer ci-dessus, p. 73, 254 et 311).
A ce siècle le P. Cardahi rapporte à tort le prêtre Saliba al-Mansouri, fils de David, qui vivait au XVP siècle. Ce prêtre composa plusieurs poèmes et des hymnes '.
Nous ne reviendrons pas ici sur Thomas de Marga dont nous avons parlé précédemment (p. 206), ni sur Jésudad de INIerv, évêque de Haditha, connu seulement par son commentaire de la Bible (ci-dessus, p. 73) •'.
Denys de Tellmahré, auteur d'une histoire estimée des Syriens, mais aujourd'hui perdue^, ouvre la série des écrivains jacobites de ce siècle. Denys était né à Tellmahré, localité située sur le Balikh (un affluent de l'Euphrate), non loin de Callinice. Il fît ses études au couvent de Kennesré, et. après
Borgia (aujourd'hui au Vatican), par Gismondi, Lingme syriacse grammatica, 2" éd., Beyrouth, 1900, Chrestom., p. 08.
1. De ce traité faisaient partie, suivant Assémani, les Réponses aux questions du moine Macarius, voir Calai, ms. Val., 11,483; Iir. 281 et
2. Mari, éd. Gismondi, I, 20, attribue à ce patriarche une version des homélies de Grégoire de Nazianze; comp. B. 0., IH, part. 1,279.
3. Assémani, B. 0., part., 1,175; Wright, Syriac lil., 2= éd., p. 218.
't. Liber Ihesauri, p. 59. Un extrait d'un de ses poèmes sur la péni- j tence, ibid., p. 57. Voir Addai Scher, Rev. de l'Or. Chrél., 1906, p. 30.
5. Kendi, cité par Èbedjésu dans Assémam, B. 0., Ill, part. I, 213, est prohaldement l'auteur arabe Abd al-Masih ibn Isahk al-Kindï, comme l'a remarqué Wright, Syriac lit., p. 221.
G. Voir ci-tlessus, i>. 193.
l'incendie qui détruisit ce couvent en 815, il passa au couvent de Mar Yakoub à Kaisoum. C'est là qu'il se trouvait lorsqu'il fut élu patriarche des Jacobites par le synode des évêques tenu à Callinice en 818, après la mort du patriarche Cyriaque . Son existence devint dès lors aussi agitée et troublée que celle de son prédécesseur ; nous ne rappellerons pas les luttes incessantes qu'il eut à soutenir contre ses adversaires et contre les gouverneurs musulmans, ni les voyages continuels qui ne lui laissaient aucun repos. Michel le Syrien nous a transmis une biographie complète de cet infortuné patriarche qui mourut le 22 août 845 <.
Le frère de Denys de Tellmahré, Théodose, évêque d'Edesse, fît une version des poèmes ïambiques de Grégoire de Nazianze et de l'homélie de ce Père sur les miracles du prophète Élie (ci-dessus, p. 310). Cet évêque eut à souffrir des vexations du gouverneur d'Edesse, Mohammed ibnTahir, qui fit démolir les églises que le précédent gouverneur, son frère Abdallah ibn Tahir, avait laissé reconstruire. Théodose se rendit avec le patriarche Denys en Egypte pour implorer le secours d'Abdallah qui avait été envoyé dans cette province ; sa démarche réussit et Mohammed se montra plus conciliant.
Antoine le Rhéteur, dont nous avons mentionné le traité de rhétorique (ci-dessus, p. 300), était moine au couvent de Tagrit et vivait à l'époque du patriarche Denys de Tellmahré^. Ses autres ouvrages sont : un livre sur la providence de Dieu en quatre parties ; des
1. Michel leSyrien, éd. Chvbot, liweXII,ch. xetsuiv.; et Barliebrœus, Chron. eccl., t. I, p. 3W-380; Wrioiit, Syriac Hier., 2= éd., p. 19G; J.-B. (iiiviiOT, Chronique de Denys de Tellmahré, Paris, 1895, Introduction, §1.