Bariiebr^us, Chron. eccl., F
•m LES ECRIVAINS
panégyriques ; des lettres de consolation ; des hymnes et des prières métriques'.
Lazare bar Sabta, évêque de Bagdad, qui fut di'posé de son siège en 829 par Denys de Tellmahré ■•^, composa une liturgie et un ordre du baptême -^
Un autre contemporain de Denys de Tellmahré, c'était Jean, évêque de Dara, auquel est dédiée VHistoire de Denys. Cet évêque est lauteur de traités de théologie : un traité en quatre livres sur le sacerdoce ; un autre également en quatre livres sur la résurrection des corps ; et un important ouvrage sur l'âme '. Jean de Dara, comme nous l'avons vu plus haut p. 315-316), fit un commentaire d'une partie des œuvres de pseudo-Denys rAré'opagite : il composa aussi une liturgie"'.
Les œuvres de Nonnus, archidiacre de Nisibe, sont contenues dans le ms. Add. 14504 du Musée britannique. La principale de ces œuvres est un traité de controverse contre Thomas de INlarga, que Nonnus
\. Ses œuvres sont en partie conservées dans les ms. Add. 44720 et 17208 du Musée britannique. Rcrdiser a imprimé une partie de son hymne contre la calomnie dans la deuxième édition de sa Chrestomathia syriaca. p. HO. Antoine fut un des premiers qui firent usaye de la rime, voir ci-dessus, p. 18, note -2.
2. BAnnriiR^is, Chron. eccl.l, , 365. Il reçut aussi, comme évêque, le nom de Philoxone et de Basile, voir Assémam, B. 0., II, 123.
3. La liturgie a été traduite en latin par Renaidot, Lilurgiio orient., II, 309. L'ordre du baptême se trouve au Vatican. Cad. 147.
4. Le traité sur le sacerdoce est conservé dans plusieurs manuscrits. ZiNGEP.LE a publié un extrait du livre IL Monumtnta syriaca, I, p. 103- 110 (comp. Tlieol. Quartalschrift, 1867, p. 183; 1868, p. 2C7). Overbeck a fait connaître, d'après un ms. de la Bodléienne, un passage du quatrième livre sur le mariage des prêtres, S. Ephriemi syri... opéra selecta, p. 409-413. Le traité sur la résurrection est un ouvrage de haut intérêt et de grand savoir, dit Fp.OTinxcnAM dans Htephen bar Sudaili, Leide, 1880, p. 06: il est contenu dans lesms. 100 et 363 du Vatican. Des extraits tirés du ms. 100 sont imprimés dans Gismoxdi, Lincjuœ syriaae gratnmatica, Beyrouth, 1900, p. 60-66 de la Chrestom.; cf. un extrait dans le livre II de la chronique de Michel, éd. Ciiadot, I. p. 7 (trad.. p. 14). Le ms. 147 du Vatican renferme des extraits du traité sur l'ànie.
.'i. ASSÉMAM, B.O., I
écrivit dans la prison où l'avait fait jeter le gouverneur de Nisibe'* Ses autres écrits sont des lettres sur des questions de dogme.
Nous avons parlé plus haut des principaux ouvrages du médecin Romanus, un moine du couvent de Kartemin, qui devint patriarche des Jacobites en 887, sous le nom de ïhéodose, et qui mourut en 896. Ce sont : une collection de maximes (p. 262) ; un recueil de médecine (p, 271) ; et un commentaire du livre de Hiérothée (p. 358). Nous ajouterons une lettre synodale^ et une homélie sur le carême ^, conservées en arabe.
Le plus fécond des écrivains jacobites de ce siècle fut Moïse bar Képha, dont la vie a été écrite par un auteur syriaque anonyme ''. Moïse naquit à Balad, vers 813, et mourut le 12 février 903'^ à Tâge de quatrevingt-dix ans. Après avoir pris l'habit monastique, il fut nommé évêque des villes de Beit-Ramman, Beit- Kiyonaya et Mossoul, et prit à ce moment-là le nom de Sévère. Il exerça ensuite les fonctions de périodeute ou visiteur du diocèse de Tagrit pendant dix ans. Moïse laissa de nombreux ouvrages ; nous avons déjà parlé de ses commentaires bibliques (p. 67), de son traité sur la prédestination (p. 244); de son commentaire sur la dialectique d'Aristote (p. 253) et de son Hexaméron (p. 279). Il est en outre l'auteur : d'un
1. Wright, Calai., p. 018. Suivant Barliebraeus, Chron. eccL, I, 3G3, Nonnus avait été l'un des accusateurs de Pliiloxène ou Lazare bar Sabta, évèque de Bagdad, qui fut dépossédé de son siège, comme nous l'avons rappelc! plus haut. Nonnus vivait doncdans la première moitié du IX« siècle. Cf. Michel le Syrien, éd. Chabot, p. W'G (trad., t. ni, p. 33, note 2).