Baruebr^us, Chron. eccl., I
schan composa : une liturgie; des canons ecclésiastiques (ci-dessus, p. 172) ; un traité sur Thuile, le ferment et le sel que les Jacobites ajoutaient au pain eucharistique ' ; quatre poèmes sur le pillage de iNIélitène par les Turcs en 1058-; plusieurs lettres, dont quelquesunes en arabe ^. Bar Schouschan avait entrepris une codification des œuvres d'Isaac d'Antioche, mais la mort l'empêcha d'achever ce travail (voir ci-dessus, p. 337). Saïd bar Sabouni était, suivant Barhebrseus^ , un savant distingué, qui écrivit en grec et en syriaque. Le patriarche Athanase VII le nomma au siège épiscopal de Mélitène en 1094, et il fut consacré évêque sous le nom de Jean. Il entra à Mélitène le jour même où furent fermées les portes de la ville assiégée par les Turcs, et il fut massacré au mois de juillet 1095, pendant le siège, par le commandant Gabriel ■'. Bar Sabouni est l'auteur de plusieurs hymnes ^.
§ 6. — Le XII" siècle.
La plupart des ouvrages nestoriens de cette époque ont été composés en arabe ; nous ne nous arrêterons qu'aux auteurs qui ont écrit en syriaque.
1. Existe à la Bibliothèque nationale, Calai. Zolenberg, p. 71; un fragment, ibid., p. oi. Ce traité a été écrit à la suite d'uiie controverse de Bar Scliouschaa avec le patriarclie d'Alexandrie, Christodule, cf. As- SKMAM, B. 0., Il, 144, 35G.
•1. Voir sur cet événement Bariiebr.els, Chron. s\jr., éd. Buuxs, p. -252; éd. Bedjan, p. 238; Assémam, B. 0., II, 31".
3. Lettre au patriarche d'Arménie, Assémam, B. 0., il, 211, 383: Berlin, Sachau GO, 1; lettres arabes au patriarche d'Alexandrie, Christodule sur riiuile et le sel du pain eucharistique, Assémani, ibid., II, 308.