AssÉMASi, jB. 0., II, io3, n
r;. AssÉMAîii, B. 0., III. part.I, 30;t.
DU XIIP SIECLE. 403
Georges Warda, d'Arbèles, composa une collection d'hymnes qui ont été insérées dans les offices de l'Eglise nestorienne et forment un recueil désigné sous le nom de Wa7'da \ La date de ces poésies est indiquée par les hymnes qui parlent des calamités survenues pendant les années 1224-1228 et 1235.
Khamis bar Kardahé, également d'Arbèles, est, lui aussi, l'auteur d'une collection d'hymnes, dans lesquelles sont exposés la vie, les paraboles et les miracles du Sauveur; d'autres traitent de la pénitence. Sa collection a également été introduite dans les offices nestoriens sous le nom de Khamis ^. L'époque où il vivait est celle de Daniel bar Khattab, un jeune contemporain de Barhebrseus, auquel Khamis adressa quelques vers ^. Un contemporain de Warda, Masoud ibn al-Kass, composa des poésies pour la fête de l'Epiphanie ''. C'était un médecin distingué du calife Mostasem, à Bagdad. Après la mort du calife, il vécut dans la retraite ^ ; il finit ses jours en 1280 ''.
On possède un long poème de Gabriel Kamsa, qui fut d'abord moine au couvent de Beit-Kouka et devint ensuite métropolitain de Mossoul; il assista en cette
\. La principale édilion est celle de Heinricii Hilgenfeld, Ausgewâhlte Gesùnge desGiwargis Warda vO)i Arbel, Leipzig, 1904, avec une traduction allemande. On trouvera émmcées, p. 8-10, les éditions antérieures qu'il est inutile de rappeler ici; nous ajoutons : Mannw, Morceaux choisis de littérature araviéenne, JIossoul, 1901, II, p. ^OG-S^^ (trois hymnes) ; PooNON, Une version sijriar/uc des Aphorismes d'IIijqjocrate, seconde partie, Leipzig, 1903, p. v-x (un extrait).
2. Des extraits dans Caudaiu, Liber thesauri, p. 59; une hymne dans la Chrestomathie d'Ourmia, Le petit livre des miettes, p. 94; quatre autres dans Manna, Morceaux choisis de littérature ara^néenne, II, p. 324-330.
3. Ces vers sont conservés dans une poésie de Barliebra'us, Catal. Vat., III, 3:;8; Catal. Payne Smith, col. 3"i7; comp. Assémam, B. 0., H, 308; III, part. I, 5t>6; Wnicnr, Sijriac liter., 2" éd., p. 281 et 284.
4. Une de ces poésies existe dans le ms. Vat. 184. Le P. Cardaih en a imprimé des extraits dans son LiOcr thesauri, p. 125.
j. BAr.HEP.R.«is, Histoire des Dynasties, cd. Pocock, p. ;>22; éd. Salham, p. 478 ; AssÉMANi, B. 0., III, part. I, 561. 6. Suivant Cardaiii, Liber thesauri, p. 126.
qualité à la consécration du patriarche nestorien Taballaha III, en 1281. Ce poème traite de la Création, de l'Incarnation, etc., et se termine par un panégyrique de Sabrjésu, le fondateur du couvent de Beit-Kouka ^
Jean de Mossoul, un moine du couvent de Saint-Michel près de cette ville, a laissé un recueil de poésies édifiantes, intitulé Le livre de l'homme vertueux, )-^oj ;iftji; )J.Eo, qu'Elias Millos, archevêque d'Akra, a publié à Rome en 1868 avec d'autres poèmes syriaques '^ sous le titre de Directorium spirituale ^. Ce livre a été écrit, suivant Millos, en 1245; le P. Cardahi '' place la mort de Jean de Mossoul en 1270.
Nous arrivons à Ébedjésu, métropolitain de Nisibe, le dernier des écrivains nestoriens qui méritent d'être mentioimés. Ebedjésu bar Berika, lorsqu'il fut élevé au siège métropolitain de Nisibe et d'Arménie, vers 1290, par le patriarche Yaballaha III, était évêque de Singar et du Beit-Arbayé (ou Tour-Abdin) depuis environ cinq ans; il mourut en 1318 \ Il a rédigé lui-môme la liste de ses nombreuses œuvres à la fin de son précieux catalogue qui nous a transmis le titre de maints ouvrages nestoriens aujourd'hui disparus ^. On déplore la perte
1. Ce pocmc se trouve dans le ms. 180 du Vatican; comp. Asskmani, B. 0., ni, part. 1, :>û(>. Le P. Cardahi en a donné un long extrait, Liber thesauri, p. 107.
^2. Notamment vingt-deux poésies de David, de Beit-Kabban (voir cidessus, p. 38.->, n° û), trois poésies d'ÉLed.iésu de Nisibe, deux poésies de saint Éphrem, une poésie de Jean liar Phenkayé. Dans le ms. de Cambridge, .Irf?/. iOlS, Le livre de l'homme ?'er;i(e«,r est intitulé Le livre des belles œuvres, )-,Lao; io;.'^«» )jto.
.î. Le P. Cardalii a imprimé un passage d'une poésie de Jean de JIossoul dans son Liber thesauri, p. dit». Il est peu probable que cet auteur soit identique avec le Mossoulien, un grammairien dont Bar Sctiakako parle avec peu d'éloge, voir La métrique chez les Syriens de l'abbé P. Martin, Appendice, p. 08 et 70. Les poésies de Jean de JIossoul se trouvent dans le ms. Orient. 2i50 du Musée britannique.