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LES VEUSIONS POSTERIEURES DE L ANCIEN ET DU NOUVEAU TESTAMENT

Les Syriens occidentaux, en prenant part, au commencement du VP siècle, aux conti'overses christologiques qui agitaient FEglise, sentirent la nécessité de posséder une version de la Bible plus conforme aux Septante que ne l'était la Peschitto. L'Ancien et le Nouveau Testament étaient la base de toute discussion, et des malentendus devaient forcément surgir d'une interprétation fondée sur des textes différents ; on n'était que trop porté à accuser ses adversaires de falsification. La version des Septante, pour l'Ancien Testament, faisait autorité non seulement dans l'Eglise grecque, mais aussi dans la Syrie hellénisée; les Syriens des provinces Euphratésiennes et de la Mésopotamie occidentale durent, dans ces conditions, se procurer une version syriaque des Septante. Ils étaient ! d'autant plus sollicités par ce desideratum que l'Eglise syrienne, devenue monophysite, eut avec l'Eglise ; d'Alexandrie des relations beaucoup plus intimes et 1 plus suivies qu'autrefois. La Peschitto de l'Ancien Testament, nous l'avons vu précédemment, avait déjà subi une revision d'après les Septante, mais cette revision,

f.0 LES VERSIONS POSTERIEURES

n'ayant changé que quelques mots ou groupes de mots, ne l'avait pas profondément modifiée.

En 505 ou 508 \ Pliiloxène, évéque de Mabboug, 1 un des plus fougueux défenseurs de Thérésie monophysite, chargea le chorévêque Polycarpe de faire sur le grec une traduction littérale de l'A. et du N. T. Cette nouvelle version semble avoir joui d'un certain crédit pendant le VP siècle : Moïse d'Aghel (vers 570) mentionne les Psaumes et le Nouveau Testament ^ ; mais elle tomba en désuétude lorsque parurent l'ilexaplaire syriaque de l'Ancien Testament et l'Héracléenne du Nouveau Testament. 11 n'en existe plus que des fragments dans quelques manuscrits''.

» Lllexaplaire syriaque a été composée un siècle plus ! tard, 615-617, par Paul, évêque de Telia de Mauzalat (Constantine de Syrie), à la demande du patriarche d'Anlioche, Athanase I. C'est une version syriaque des Septante d'après les Hexaples d'Origène ; elle reproduit consciencieusement les additions et les variantes marquées par des astérisques et des obèles, ainsi que les notes marginales relatives à des versions grecques autres que les Septante ''. En fait, cette version ne supplanta pas la Peschitto qui continua à être la Bible

1. cf. AssÉMAM, B. 0., II, 23; iGNATius Ephraem II RAHMV^•I, Sludia syriaca, Monl Liban, 1!)04, p. :,i.

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