Horee syriacee, Rome, 1828, p. 78 et
3. Tradition karkaphienne ou la Massore chez les Syriens dans le Journal asiatique, octobre-novembre 1869.
■4. Zcitschr. derdeut. morgenl. Gesellschaft, XXXII, p. 743.
LA JIASSORE SYRIENNE. 59
suit ' : « Les deux docteurs Toubana et Saba. Il y avait deux docteurs connus et renommés pour la massore (iiojioJsjLib) des Testaments à Reschaina. L'un Toubana Santa, qui était dans l'un des couvents de l'endroit,-et l'autre, un certain Saba, qui était respectable et éprouvé pour sa chasteté et l'exactitude de sa massore. C'est pourquoi, partout où il y a, à la marge des pages, une note surmontée d'un semkat (la lettre s), cette lettre indique ce que ce Saba changeait à la leçon de Toubana, parce que l'un rapportait une leçon et l'autre en donnait une autre. Nous avons écrit ceci pour faire connaître le fait. » Cette glose du lexique de Bar Bahloul nous indique ce qu'il faut entendre par les mots Toubana et Saba que l'on trouve dans les ms. de la massore jacobite 2. Saba de Reschaina était un habile copiste ; on possède, écrits de sa main, plusieurs ms,, à la fin desquels il se vante de ne pas avoir empâté la boucle d'un seul ta<>> (la lettre t) ^. Ces ms., datés de 724 et 726, précisent l'époque où la massore jacobite florissait.
La massore ne donne pas un texte biblique continu, mais reproduit les versets qui méritent d'être expliqués, qui renferment des mots dont la prononciation exacte doit être fixée, ou qui offrent des variantes dans les versions grecques et syriaques ■'. Les versets omis sont plus ou moins nombreux suivant les ms. Le texte
\. Lexicon syriacum, cmclore Bar Bahlule, éd. R. Duval, Paris, 1888- 189G, col. 1364, 1. 6. Georg Hoffmann lit connaître la première de ces qloses.Zeitschr. f. die Allt. Wissenscliaft, 1881, p. 159; j'ai ajouté la seconde glose, Journal asiatique, juin 1884, p. SCO.