LA 3IASS0RE SYRIENNE
est vocalisé, dans la massore jacobite au moyen des voyelles dites grecques, dans la massore nestorienne \ au moyen des points-voyelles ; les points diacritiques qui indiquent l'aspiration ou la non-aspiration de certaines consonnes, les points d'interponction ou d'accentuation, tous les signes orthoépiques, en un mot, sont marqués avec soin.
On connaît dix ms. de la massore jacobite, dont les principaux sont : le ms. 152 du Vatican * daté de 980; deux ms. du Musée britannique, l'un, Add. 12178, du IX*' ou X^ siècle, semblable au ms. du Vatican 2, et l'autre, Add. 7183, probablement du XIP siècle, renfermant moins de versets que le ms. du Vatican ^ ;le ms. Barberini daté de 1Q89 ou 1094 (la date est incertaine) '' ; et un ms. de la Bibliothèque nationale du xi^ siècle, conforme au ms. du Vatican ''. Suivant l'abbé Martin*"', il doit exister encore un ms. daté de 1015 à la cathédrale de Mossoul.
Le ms. de Paris que nous venons de citer et le ms. de Londres, Add. 14683, renferment une partie consacrée à la massore des œuvres des docteurs qui étaient lues dans les écoles, savoir : des passages de pseudo- Denys l'Aréopagite, de saint Basile, de saint Grégoire de Nazianze, de Sévère d'Antioche, et (dans le ms. de Londres) du Diœtetes de Jean Philoponus.
La massore nestorienne est conservée dans un important ms. du Musée britannique, écrit dans le
i. Décrit par Wisema>-, Horse syriacœ, 149 et suiv. ; conip. abbé Martin, Tradition karkapliienne, p. 2i5.