‹ Anciennes littératures chrétiennesChapitre 34 sur 200 · Voir Catal. Wright, p · texte numérisé non relu

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2. PoiiLMANN, S. Ephriemi Syri commenlariorum in S. Scripluram textus, Brunsbers, 18G3-18()4; Bickell, Conspeclits rci Syrorum lillerarise, Munsler, 1871, p. 19.

lU LES COMMENTAIRES

talions des Septante que saint Éphrem, ignorant le grec, ne pouvait utiliser '.

En ce qui concerne le Nouveau Testament, le com-' mentaire que saint Ephrem avait fait du Diatessaron ne s'est conservé qu'en arménien (voir p, 40). C'est également en arménien seulement que se trouve son commentaire sur les Epîtres paulines ^.

En dehors de ses commentaires, saint Ephrem écrivit des homélies exégétiques et des interprétations, iJcL^ïoL, sur différents versets bibliques ^.

Un des disciples de saint Ephrem, Mar Aba. écrivit un commentaire sur les Évangiles, un discours sur Job et une explication du verset 9 du Psaume xl[i '. Il ne doit pas être confondu avec les patriarches nestoriens, Mar Aba I et Mar Aba II, dont nous parlerons bientôt. Un autre disciple de saint Ephrem, Isaac, est cité pour Samuel par Jésudad ^.

Le commentaire sur les Evangiles par Philoxène, évoque de Mabboug (7- vers 523), nous est connu par deux manuscrits incomplets du Musée britannique (Wright,

1. l\ est imprimé, en grande partie, clans l'édition romaine, •S. Ephrœmi opéra, 1. 1 et II. M. Lamy a complété cette édition dans le t. II de S. Ephrœmi syri hymni et sermones, Malines, 1886, p. 105-310, d'après des ms. du Musée britannique. îl. Lamy a publié dans la Revue biblique, 1897-1898, une traduction des commentaires de S. Éphrem sur Zacharie, dont deux chapitres étaient inédits.

2. Traduit en latin par les Pores Méchitaristes, S. Ephrœmi coinmenlarii iiiEpistolas D. Pauli..., Vienne, 1893.

3. Édition romaine, 11,316-395; OvEncECK, S. Ephrœmi syri... opéra selecta, Oxford, 1865, p. 77-104. Moksingeii a publié quelques scolies sur S. Matthieu, Isaie, Osée et les Proverbes dans le II<= vol. des Monumenta syriaca, Innsbruck, 1878, p. 33 et suiv.

4. Il est cité dans certains ms.; Wright, Calai., p. 831 et 1002. Des fragments dans Harris, Fragm. of the comment, of Ephrem Syrus, Londres, 189S, p. 93. Il est encore l'auteur d'un poème en vers de sept syllabes conservé dans un ms. du mont Sinai, et dont M. Lamy a donné les quatre premiers vers dans le t. IV de S. Ephrœmi syri hymni et sermones, Malines, 1902, p. 87-88.

5. G. DiETTRicu, Ischodâdh's Stellung in der Auslegungsgeschichte des A. T., Giessen, 190-2, p. xxvu.

Catal., p. 526, n°^ 674 et 675). Le premier de ces ms., daté de 511, renferme des fragments du commentaire sur saint jMatthieu et saint Luc. Le second, qui appartient à la même époque, contient le commentaire sur des passages choisis des Evangiles, et particulièrement sur les versets 1-18 du premier chapitre de l'Évangile de saint Jean, L'auteur combat différentes hérésies et surtout celle des Nestoriens qu'il appelle « les hérétiques du temps présent ».

Daniel de Salah (un couvent dans le Tour-Abdin) écrivit des commentaires sur les Psaumes et l'Eccîésiaste. Le commentaire sur les Psaumes, composé par Daniel en 542, à la demande de Jean, abbé du couvent d'Eusèbe, près d'Apamée, était divisé en trois volumes et chaque volume comprenait cinquante psaumes \. Le commentaire sur FEcclésiaste n'est connu que par les extraits qu'en donne la catena de Sévère ^.

Jean, abbé du couvent de Kennesré (VP siècle), est l'auteur d'un commentaire sur le Cantique des Cantiques -K

1. Le premier volume complet et le second volume incomplet existent dans des ms. du Vatican et du Musée britannique (Assémam, B. 0., I, p. 495; Wright, Catal., p. Gû'i et 606); la troisième partie n'est conservée que dans une version arabe, à Berlin, Collection Sachau, n" 5:;. Un épitomc de ce commentaire existe dans le ms. Add. Mi'la (Wright, Catal., p. 123). — Daniel de Salali était monophysite, cf. Ignatils Efhr.em n Rahmam, Studia syriaca, Jlont Liban, 1904, chap. vi et adnotalio in caput m, p. 61 ; G. Diettricu, Eine jacobitische Einleilung in den Psaller..., Giessen, 1901 ; et Die Massorah der ôstl. und westl. Syrer, Londres, 1899. Nestlé avait déjà donné des extraits du commentaire sur les Psaumes dans sà Brevis linguse syr. Grammalica, Chreslouiatliia, VI, carlsrulic et Leipzig, 1881.

•2. Calai. Vat., 111, 17; Wright, Calai., p. 909.

3. AssÉM.vM, B. 0., 11, p. Si. Des extraits de ce commentaire sont conservés dans une chaîne des Pères au Musée britannique, ms. Add. 12108, 1. 138 a. Un commentaire sur les Évangiles est attribue à Mara d'Amid (vers 319) par AssÉMAM, B. 0., 11, p. 3-2; mais Wriglit.se rclérant àZacharie (dans Land, Anecdota syriaca, 111, p. 243 et 230), a montré que Mara écrivit seulement une piéface en grec sur un exemplaire des Évangiles fait à Alexandrie ; Wright, Syriac lit., 2" éd., Londres, 1894, p. 83.

Marouta, métropolitain jacobite de Tagrit(-]- 649), fit un commentaire sur les Evangiles, qui est cité dans la catena du moine Sévère. Deux scolies de Marouta sur Exode XVI, 1, et Matthieu xxvi, 6-14, sont imprimées dans les Monumenta syriaca de Mœsinger, t. Il, p. 32.

Jacques, évêque d'Édesse [^ 708), composa des com-( mentairesetdes scolies sur les Ecritures. Il traite aussi' de différents passages bibliques dans plusieurs de ses lettres. Les commentaires sont cités dans la catena de Sévère et dans les écrits de Denys bar Salibi et de Barhebrœus. Quelques-unes des scolies ont été publiées, d'après des manuscrits du Musée Ijritannique, par Philipps, Wright, Schrœter et Nestlé^; d'autres, mêlées dans les commentaires de saint Ephrem par le moine Sévère, ont été imprimées dans l'édition romaine de saint Ephrem (t. I et II).

Georges, évêque des tribus arabes de l'Euphrate, un contemporain et un ami de Jacques d'Edesse, écrivit des scolies sur les Ecritures, qui sont citées dans la catena de Sévère, dans les commentaires de Denys bar Salibi et dans le Magasindes Mystères deBarhebrseus-.

Un ms. du Vatican ^ renferme un commentaire de l'Evangile de saint Matthieu par Georges, qui fut élu patriarche d'Antioche en 758.

A la fin du VHP siècle, Lazare de Beit-Kandasa compila un commentaire sur le N. T. Deiix manu-

1. Pini.i!>ps, Scholia on some passages of Ihe OUI Testament hy Mar Jacob, Londres, 1864; WniGirr. Journal of sacred It'terature, vol. X, p. 430 et suiv. ; SciiROETEn, Zeitschr. dcr deut.monjenl. Gesellschaft,\S~0, l. XXIV, p. 2G1 et suiv. ; Nesti.e, ibid., 1878, t. XXXH, p. 405 et suiv., 735 et suiv.; comparer aussi Assémani, B. 0., I, p. 489-493; Mai, Script, vet. nova collcctio, Rome, 18-23-1S38, t. V; AVright, Catal., p. 591, 910 et 997.

2. AssÉMAM, D. 0., I, 494; AYright, Catal., p. 909, col. 2. V. Ryssel a traduit ces scolies en allemand, Georgs des Araberbischofs Gcdichte und Briefe, Leipzig, 1891.

3^ Calai. Val., IH, 299. Cf. BAUjisTAriK, Die Pctrus. und Pattlus Akten, Leipzig, 1902, p. 12.

scrits du Musée britannique [Cat. Wright, p. 608-612, n"^ 713 et 714) renferment le commentaire sur saint Marc et saint Jean et sur une partie des Epîtres paulines. Le commentaire sur les Epîtres est un abrégé du commentaire de saint Jean Chrysostome.

Moïse Bar Képha, qui prit le nom de Sévère lorsqu'il devint évêque de Beit-Hammân et de Mossoul (-f 903), ' composa des commentaires sur l'Ancien et le Nouveau Testament qui sont souvent cités par Barhebrasus dans son Magasin des mystères, et dont il nous est parvenu, d'une manière incomplète, le commentaire sur la Genèse, les Evangiles et les Epîtres paulines *.

Barhebrœus cite encore un commentaire sur le livre deLa^S'r/o'essepar Jeande Maron, quimourutvers 1017^.

Les commentaires de la dernière époque se sont mieux conservés parce que, résumant les travaux précédents, ils dispensaient en quelque sorte le théologien de s'adresser à ceux-ci. Tels sont les commentaires de Jacques bar Salibi et de Barhebrseus. ^

Jacques bar Salibi, qui prit le nom de Denys lors de son élévation au siège épiscopal de Marascli (f 1171), est l'auteur d'un commentaire de l'Ancien et du Nouveau Testament, richement documenté, mais qui est autant une compilation qu'une œuvre originale^. Le commentaire de l'A. T. se trouve entier dans le ms. de la Bibliothèque nationale, n° 66 '' ; la composition en

1. WaiGiiT, Calai., p. 620, n» 720; quehiues fragments aussi à la Rod- Ic'ienne, Calai. Payne Smith, 4d0 et 418, et à la Bibliothèque nationale, Calai. Zotenberg, p. 156, n" 206; commentaire sur l'Évangile île saint Jean dans le nis. Add. 1971 de Cambridge, Calai, de Whight et Cook,' p. 47.

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