Chron. eccl., II, p
3. Publié par Hall dans /ie6ra!Vf<,V,|). 81-88. Coiiip.SACUAi, Verzeichniss der syr. Handschriften,Ber\m, 1899, p. âOl et 373.
U. MAxnuLiAN BiTTNER, Der vom Hinimel gefallene Brief in seinen morgenldndischen Versionen und Recenzionen dans les Denkschriften der Kaiser l. Akademie der Wissensch. ia Wien, philosophisch-historische Klasse, LI, Vienne, 1903. M. Bittner a édité les textes grecs et orientaux de cet apocryphe ; il admet que roriglnai, qui était grec, ne comprenait (jue la première lettre, et que les lettres II et III se sont formées en Syrie. On trouvera mentionnées là les publications antérieures relatives à cette légende. Cf. R. Duval, Journal asiatique, janv.-levr. It06, p. 147.
7, IcNATius Epiir.em II Rahmani, Studia syriaca, Mont Liban, 190i, cliap. XI. Cf. NoELDEKE, Zeitschr. der deut. nioryenl. Gesellschaft, LVIII, iriOi, p. 493.
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Ces Actes sont, dans la littérature syriaque, comme dans les autres littératures chrétiennes, l'objet de nombreux écrits qui s'étendent sur une long'ue période d'années. Les premiers en date nous ont conservé les noms des confesseurs qui subirent le martyre pendant les persécutions contre les chrétiens. Ces persécutions* se divisent en deux groupes distincts : les premières' furent exercées dans l'empire oriental des Romains, ■ les secondes eurent pour théâtre l'empire perse sous] la dynastie des Sassanides. Les Actes syriaques sur les ' persécutions des Romains sont limités à la Mésopo- j ^y tamie occidentale, le grec étant la langue littéraire de la Syrie cis-euphratique à cette époque-là.
§ 1. — Les Actes des Martyrs de la Mésopotamie occidentale.
Le recueil de ces Actes est peu volumineux ; il comprend le récit des martyres de Scharbël, de Barsamia, de Gouria et Schamona, et de Habib, qui eurent lieu à Edesse à différentes époques. Cette ville était le siège du gouveruemejU de la Mésopotamie romaine et sou-
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mise à l'action directe du gouverneur civil et militaire; elle était, de plus, la métropole des chrétiens de cette province ; là plus quailleurs, ces chrétiens étaient exposés aux persécutions. Cependant les poursuites ne lurent pas nombreuses. L'auteur des Actes de Habib prétend que « beaucoup de chrétiens furent poursuivis, mais qu'ils confessaient ouvertement leur foi, sans crainte des persécutions parce que les persécutés étaient plus nombreux que les persécuteurs^ >■. Ces paroles sont plutôt d'un apologiste que d'un historien. Les Actes de Scharbêl et de Barsamia peuvent être analysés en quelques lignes. La quinzième année de Trajan, laquelle, suivant les synchronismes indiqués dans ces Actes, répond à la troisième année du règne dAbgar Vil d'Édesse et à l'année 416 de l'ère des Séleucides (105 de J.-C), cette année-là, l'empereur ordonne de faire des sacrifices aux dieux et de punir de mort quiconque refusera de prendre part à ces sacrifices. Les ordres de l'empereur parviennent à Edesse pendant la fête de nisdn (avril), que présidait le grandprêtre Scharbêl et à laquelle assistait le roi Abgar. Barsamia, l'évêque d'Edesse, convertit en secret à la religion chrétienne le grand-prêtre qui se refuse à immoler aux faux dieux, et cette conversion entraîne celle des grands de la ville. Le gouverneur romain, Lysanias, après avoir en vain cherché à ramener Scharbêl à ses premiers sentiments, lui applique la torture et le fait mettre en prison. C'est seulement le deux iloul (sej^tembre suivant que Scharbêl est supplicié avec sa sœur Babai.
1. CuRETON, Ane. syr. documents, p. "3. C'est dans cet ouvrage, p. 41 et suiv., qu'ont été publiés, avec une traduction anglaise, les Actes de Scharbêl. de Barsamia et de Habib, que M. Bf.d.ia^} a rééditt'S dans le premier volume de s&s Acta martyrumet sanctorum, Paris, 1890.