LES TEXTES SYRIAQUES
deux textes principaux et par une homélie métrique de Jacques de Saroug. L'un de ces textes est inséré dans la compilation syriaque intitulée Histoire de Zacharie ^ ; l'autre se trouve dans la chronique de pseudo- Denys de Tellmahré, probablement d'après l'histoire de Jean d'Asie, et dans des manuscrits de Londres, de Paris et de Berlin^.
Lhomélie de Jacques de Saroug contient des détails qui ne se trouvent pas dans les versions et qui peuvent avoir été ajoutés par l'auteur. Jacques, d'un autre côté, abrège parfois les textes anciens. M. Guidi a édité deux recensions de cette homélie, de différente étendue, d'après deux ms. du Vatican ^.
Barhebrœus, dans sa chronique ecclésiastique, a fait de la légende un résumé qui présente quelques variantes dans les noms propres ''.
Le principal document pour l'histoire des persécutions exercées contre les chrétiens du Yémen par le roi juif de ce pays, au VP siècle de notre ère, est la lettre écrite par Siméon, évêque de Beit-Arscham, à Siméon. abbé du couvent de Gabboula. Dans cette lettre,
\. Lasd, Anecdola syriaca, t. ni, p. 87. Cf. Michel le Syrien, éd. Chabot, n, p. 17 (texte, p. 173).
2. J.a première partie du deuxième document a été publiée par TuLLBEUG, Dionysii Tcllmahharensis chronici liber p7-imu!i,\ii>%ià. 1831, p. 167: la seconde partie, jiar Ignazio Gcidi, Tesli orienlali inediti sopra isetle dormicnti di Efeso, dans les mémoires de la Reale Accademia (lei Lincei, 188i, avec les autres textes orientaux (coptes, arabes, éthiopiens et arméniens relatifs à la légende. Le texte est réimprimé dans les Acla mart. de Bedjax, 1,301. Le ms. de la Bibliotlie()ue nationale, n° 233, fol. 326, renferme un troisième texte avec des variantes peu importantes. Cf. Manna, Morceaux choisis de littérature aramécnne, Mossoul, 1901, t. II, p. 110. M. NoF.LDKKE, Gôttiiig. Gelehrle Anzeigen, 1886, n» 11, a montre que le deuxième texte syriaque est l'original de la légende. Cette légende a été traduite en allemand par V. Ryssel, Archiv f. das sludium der neuereu Sprachen und LUI., XCIII, 241 ; XCIV, 3G(».