LES TEXTES SYRIAQUES
travaux sur cette question, de Blau, de Praetorius et de Mordtmann, ont paru dans la Zeitschr. der deut. morgenl. Gesellsch., t. XXIII, 560; XXIV, 624; XXV, 260; XXXI, 60 (comp. Nœldeke, Tabari, 185, note 1 ; Guidi, La lettera di Simeone). M. Halévy, dans la Reçue des Études juives, t. XVIII, 16-42 et 161-178, a étudié à nouveau cette lettre et les documents qui s'y rattachent; il conclut en s'appuyant sur des arguments assez probants, que la lettre de Siméon est apocryphe et qu'elle a été composée à la fin du règne de Justinien. En outre M. Halévy cherche à disculper les Juifs de l'accusation d'être les auteurs de la persécution qu'il impute à des Ariens. M. Duchesne [Reçue des Etudes juives, t. XX, p. 220) ne l'ait pas d'objection à la thèse de M. Halévy en ce qui concerne le caractère apocryphe de la lettre, mais il accepte comme véridique la tradition relative au massacre des chrétiens de Nedjran par les Juifs; comp. Halévy, ibid., t. XXI, p. 73 et suiv. '.
Il existe deux autres documents syriaques sur les persécutions des chrétiens himyarites. Le premier est une lettre de condoléance adressée à ces chrétiens par Jacques de Saroug et qui a été publiée par M. Schrœter -. Jacques étant mort en 521, l'éditeur plaçait la composition de la lettre en 520, quelques années avant le martyre d'Arétas. Mais M. Guidi fait remarquer avec justesse que, en 520, un roi chrétien régnait à Nedjran; la lettre de Jacques se rapporte à la première persécution de Dhou-Nowas, qui prit fin en 519, après la fuite de celui-ci.
1. Voir aussi: Fell, Zeitschr. der deut. morg. GeseU.,t. XXXV, p. 1 et suiv.; EsTEVES Pereira, //iS/o>m dos Martyres de Nagran, Lisbonne i899; Halévy, Revue sémitique, janv. 19(J0, p. 88.
2. Zeitschr. der deut. morg. Gesell., t. XXXI, ]>. 360 et suiv.