‹ Anciennes littératures chrétiennesChapitre 80 sur 200 · Éditée par Assémani, B. 0., I · texte numérisé non relu

Éditée par Assémani, B. 0., I

4. As.sKMANi, B. 0., in, part. I, 104; cinq volumes, suivant la notice des Studia syrictca mentionnée ci-dessus, dans la note 1. Assémani en a donné une liste, B. 0., I, 4i6-4*)0: M. Ciiabot en a donné une autre liste plus complète avec l'énumération des ms. qui les renferment, De S. Isaaci Ninivitœ vita. scriptis et doctrina, Louvain, 1892, 27-53. M. Chabot a publié, à la lin de ce livre, trois discours d'Isaac de Ninive avec une traduction latine. Zingerle a édité deux autres discours dans Monumenta syriaca, Innsbruck, 1869, I, p. 97-101. La Chrestomathie intitulée Le petit livre des miettes, Ourmia, 1898, reproduit, p. 155-

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sion arabe de ces œuvres est divisée en quatre volumes; de cette version dérive la version éthiopienne.

Daniel bar Toubanita qui, selon Jésudenali, combattit la doctrine d'Isaac de Ninive, écrivit en effet un ouvrage intitulé Solution des questions sur le cinqitièine volume des œuvres d'Isaac de Ninive, ainsi qu'Ebedjésu nous l'apprend'. Ce Daniel était évêque de Tahal dans le Beit-Garmai ; l'époque où il vivait est peu certaine. Ébedjésu cite parmi les autres œuvres de Daniel bar Toubanita, des oraisons funèbres, des homélies métriques, des réponses sur des questions bibliques, des énigmes et un Livre de fleurs, qui semble être une anthologie poétique.

Aba Joseph Hazzaya, appelé aussi Ebedjésu. Joseph Hazzaya qui vivait au commencement du VIP siècle était persan d'origine. Il avait été fait prisonnier, sous le calife Omar, par les troupes envoyées contre la ville de Nemrod, et vendu comme esclave à un Arabe de Singar. Il passa ensuite aux mains d'un chrétien, nommé Cyriacus, qui l'affranchit après l'avoir converti. Il se fit moine et devint directeur du monastère de Mar Basima dans le pays de Kardou. puis du monastère de Rabban Boktjésu dans les environs de la ville de Zinai. « Il ne cessait, ajoute Jésudenah, de composer des livres. Il avait un frère germain qui s'appelait Ebedjésu. Celui-ci vint de la ville de Nemrod, reçut le baptême et se fit moine. Dès lors Joseph fit tous ses livres sous le nom de son frère Ebedjésu. Parce qu'il avait écrit dans ses ouvrages quatre traités qui ne furent pas approuvés par les docteurs de l'Eglise, Mar Timothée

107, SOUS le nom d'Isaac de Ninive, l'Iiomélie sur l'auiour de l'étude d'Isaac d'Antioche; et, p. 251, une liomélic sur la pénitence, difïél'ente de celle d'Isaac d'Antioche publiée par liictELL. i. AssÉMANi, B. 0., III, part. I, 174.

tint un synode et l'anathématisa l'an 170 du règne des fils de Hiscliam, Où Joseph Hazzaya avait-il puisé sa doctrine ? On peut l'apprendre de son histoire écrite par Mar Nestorius, évêque de Beit-Nouhadré. Je pense que le patriarche agit ainsi par jalousie; Dieu sait la vérité. » Cette notice de Jésudenah se rapporte au schisme que Ilannana d'Adiabène avait introduit dans l'Eglise nestorienne, en prêchant une nouvelle doctrine qui se rapprochait du catholicisme. Joseph Hazzaya s'était déclaré le partisan de Ilannana et il fut combattu par Mar Babai dans son traité De nnione et dans les lettres qu'il lui adressa'. Jésudenah semble rapporter au temps de Joseph le synode du patriarche Timothée qui eut lieu en 790 et qui condamna les partisans de Hannana. C'est par suite de cette confusion qu'il a placé Joseph Hazzaya après Isaac de Ninive. On attribue à Joseph Hazzaya de nombreux traités, tels que le Livre des f résors sur des questions abtruses ; des livres sur les malheurs et les châtiments, sur les Causes des principales fêtes de l'Eglise; Le Paradis des Orientaux (voir ci-dessus, p. 145); des commentaires sur le livre du Marchand (Isaïe du désert de Scété), sur pseudo-Denys l'Aréopagite, sur les Capita .sY7e«^/tT? d'Evagrius ; et des épîtres sur la vie monastique,

Mar Jean, qui fonda un monastère dans le pays de Kardou et habita dans la montagne de Beil-Dalyata ^.

1. AssEMANi, B. 0., III, part. I, 95 et 97; Hoffmann, Auszûge aus syr. Akten, p. 416-117; Wright, Syriac lilerature, 2= éd., 124-129. La notice de Jésudenali ex|)lique comment le nom d'Ébedjésu (ut donné à Joseph Hazzaya, et supprime l'iiypothésc d'après laquelle celui-ci aurait été évêque.

2. Telle est la prononciation exacte de ce mot, dont le sens est la contrée des treilles, comme on le voit plus loin. Les Sludia syriaca de M. Uaiimam, chap. vni, n° 2, contiennent une notice un peu différente de celle qui suit. Celte notice parle de la visite que l'évêque Salomon

« Il était du pays de Beit-Nouhadré et il lut toutes les Ecritures dans les écoles. Il prit l'habit monastique dans le couvent de Mar Yozadak et s'attacha au bienheureux Etienne, disciple de Mar Jacques Hazzaya. Jean avait deux frères germains, Sergius et Théodore, qui se firent moines, eux aussi. Il quitta le couvent pour aller habiter dans la montagne de Beit-Dalyata où il se nourrissait de raisins de treilles au lieu de pain. II composa de nombreux ouvrages sur la vie monastique... Ses livres ne furent pas approuvés par le ca-' tholicos Timothée, qui réunit un synode et l'anathématisa pour avoir dit que l'humanité de Notre-Seigneur est unie à sa divinité... «

Avec Jean de Dalyata on a souvent confondu Jean Saba, qui avait été surnommé Saba [l'aîné) par distinction de son frère appelé aussi Jean et qui, comme Jean Saba, avait embrassé la vie monastique'. Jean Saba, qui vivait au \X^ siècle, habita le couvent de Dalyata, fondé par Jean de Dalyata, ce qui explique l'identification erronée que l'on fit des deux moines. Mais cette confusion cessa lorsque l'on sut, en 1899, par la publication du catalogue des ms. de Berlin, que Jean Saba était identique, non pas à Jean de Dalyata, mais à Jean bar Phenkayé, ainsi nommé parce que ses parents étaient originaires de la ville de Phének sur le Tigre supérieur, au nord de MossouP. Suivant le passage

de Haditha (700-780) fit à Jean de Dalyatha, dont l'époque est ainsi fixée à la seconde moitié du VHI" siècle, comme le remarque M. Ualimani, ibid., p. 6j, Adnotatio in cap. viii.

1. Cf. AssÉMANi, B. 0., I, p. 433 et suiv. Dans le ms. de Cambridge, Add. 1999, f. 131 b, p. 4G9 du catalogue Wright et Cook, on lit: « Fin du livre... de Jean de Dalyata (|ui l'ut surnommé Saba. »

2. Sachau, Verzeichnîss der syr. Handschri/'ten, Berlin, 1899, p. 5»isnn. L'extrait publié à cet endroit a été aussi imprimé en 190 i, d'après un autre ms. avec quelques variantes, par Ignatius Epiir.em II Raumani, Studia sijriaca, cliap. viii, n°3; cf. un autre extrait cliap. ix, n»!2, et adnotatio in cap. viu-ix, p. 63-06.

230 LA LITTÉRATURE ASCETIQUE.

publié par Sachau et Rahmani et mentionné dans la note précédente, les œuvres de Jean Saba ou Jean bar Phenkayé comprenaient : un livre sur la vie du moine, de Tanachorète et de l'ascète parfait, avec une préface du frère de Jean Saba * ; cinq tomes sur la vie religieuse; deux tomes de compléments; deux volumes contre les théories ; un volume sur le chant ^ ; un volume sur l'éducation des enfants; un volume de sept homélies sur le commerce (spirituel) ; un grand nombre d'homélies métriques et de lettres; un LU>re d'archéologie, (iiiio ui5; IjNd; un traité sur le relâchement iles des mœurs ; un autre sur la perfection de la vie divine des moines ^.

Sahdona, évêque de Mahozé d'Aréwan, dont le nom est Martyrius, et qui est aussi appelé Barsadhé.

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