‹ Anciennes littératures chrétiennesChapitre 81 sur 200 · Lire lV^)î) qui est la leçon du ms. de Berlin · texte numérisé non relu

Lire lV^)î) qui est la leçon du ms. de Berlin

3. Suivant le Catalogue d'Ebedjésu dans Asskmam, TS. 0., III, part. I, p. 103, les traites sur la vie monastique formaient deux volumes. La plupart des ouvrages énoncés ci-dessus se trouvent dans des ms. syriaques en Europe et en Orient; les uns sont mis sous le nom de Jean Saba, les autres sous le nom de Jean bar Phenkayé.

Pour Jean Saba, voir Assémam, B. 0., I, p. 433 et suiv.; AVnir.iiT, Catalogue des ms. syr. du Musée britannique, General index sous John ,S'a6rt,-WniGHT et CooK, Catalogue des ms. syr. de Cambridge, p. 445; Catalogue Zotenberg, n" 20-2, ms. carschouni. Zingerle a publié un extrait d'une homélie de Jean Saba dans Monumenta syrinca. I, 102.

Sous le nom de Jean bar Phenkayé sont mis : quelques livres ou

poésies ascétiques, et surtout Le livre à' archéologie, ^^^^^ ^»'î M"^) dont le titre complet est Livre d'archéologie ou Histoire du monde passager. Il est divisé en deux tomes comprenant, l'un neuf chapitres et l'autre six chapitres. Il s'arrête à l'an 080 de notre ère. Cf. Assémani, B. 0., III, part. I, p. 189 ; Addai Scheu, Notice sur les ms. syr. du couvent de Notre- Dame des Semences, dans le Journal asiatique, mai-juin 1906 ; la chrestoniathie intitulée Le petit livre des miettes, Ourmia, 1898, qui donne un extrait, p. 204; Gismondi, Linguae syr. Grammatica, 2"= éd., Beyrouth, 1900, qui donne un autre extrait dans la chrestomathie, p. 148; Baim- STAUK, Rômische Quartalschrift, t. XV, et Actes du XII" congrès des Orientalistes, Rome, 1899, III, l-<= partie, p. 117. Une poésie de Jean bar Phenkayé se trouve dans le Directorium spiriluale d'ELiAs Millos, Rome, Ï868; un entrait d'une autre poésie dans le Liber Thesauri du du P. Cardahi, p. 3,}. Addai Scueh, Revue de l'Orient chrétien, 1900, p. 23, se référant à l'an 086, place à cette date Jean bar Phenkayé.

La notice étendue que Jésudenah consacre à cet évêque, devenu célèbre par sa conversion au catholicisme, contient quelques informations nouvelles. Salidona, nous apprend cette notice, fut nommé, après sa conversion, évèque d'Edesse sur l'ordre d'Héraclius, mais il ne demeura que peu de temps dans cette ville, dont l'empereur le fit bientôt chasser. C'est à Édesse que Gabriel Taureta, abbé du couvent de Beit-Abé, alla discuter avec le renégat : « Après que Sahdona fut chassé de l'Eglise, dit cet abbé, moi Gabriel, enflammé d'un zèle ardent, je me rendis près de lui à Édesse, je disputai avec lui et je le confondis '. » Outre la biographie et l'oraison funèbre de Rabban Jacques (voir cidessus, p. 213), Sahdona écrivit un traité sur l'ascétisme que M. Bedjan a publié d'après un manuscrit du VII* ou VHP siècle^. Le traité est divisé en deux parties : la première comprenait vingt-deux chapitres, mais il n'en reste plus que six, par suite de la suppression des seize premiers que Jésuyab d'Adiabène arracha du volume pour en empêcher la publication, parce qu'il renferme la profession de foi catholique de l'auteur concernant le dogme de l'Incarnation; la seconde partie a quatorze chapitres. A la suite de ce traité viennent cinq épîtres adressées par Sahdona à des moines et de courtes sentences religieuses.

A ces notices du Livre de la chasteté, il convient d'ajouter :

t. Comp. Heinhich Gousse.n, Martyrius-Sahdona's Leben und Werke, Leipzig, 1897. Dans cet opuscule, M. GorssEX a tMalili que le nom de Sahdona, écrit fautivement Mar Touris, devait être lu Marlyrins, et que cet évêciue s'était converti, non pas au monopliysisme, mais au caiihoUcisme. Martyr i us est la traduction du syriaque bar sahdr, « (ils des martyrs » ; comparer abbé Chabot, Revue critique, 18 juillet 1898. p. 43.

•2. Pallls Bedjan, S.Marlyrii, qui et Sahdona. quœ supersunt omnia, Paris et Leipzig, 190-2.

Dadjésu de Katar (fin du VIF siècle) qui, suivant le catalogue d'Ébedjésu, traduisit le Paz-at/Zs des moines occidentaux (ci-dessus, p. 143) et le Li^>rc d'haïe l'ascèle, écrivit un livre sur la vie monastique, des traités sur la sanctification de la cellule, des oraisons funèbres, des lettres et des questions sur la paix du corps et de l'esprit '.

Siméon de-Taibouteh qui, outre des règles monastiques (voir ci-dessus, p. 171), composa une Exposition des mijstères de la cellule (Catal. d'Ébedjésu, AssÉ- MAM, B. 0., III, part. I, p. 181). C'est probablement l'ouvrage que Barhebrœus attribue à Siméon sur l'institution monastique et qui valut à son auteur, dit-il, l'épithète de Taibouteh, « sa grâce >> [Chron. eccL, II, p. 139).

Beréhjésu ou Berikjésu, moine du couvent de Kamoul et contemporain du patriarche Timothée (fin du VHP s.), qui composa un livre sur la vie monastique -.

Un manuscrit du couvent de Notre-Dame des Semences contient, sous le titre de « Avertissements aux moines », cinquante-cinq traités ou lettres sur des sujets ascétiques d'Abdmeschiha, un auteur qui paraît être postérieur au X'' siècle, voir Addai Schep., Notice sur les ms. syr.du couvent de Notre-Dame des Semences dans le Journal asiatique, juill.-aoùt 1906.

Barhebrœus a écrit à Maraga, en 1279, le Livre des éthiques, ^a^c^/. i^to, divisé en quatre parties et qui traite des exercices spirituels et corporels de Thomme

\. AssÉMANi, B. 0., ni, part. I, p. 99. Le commentaire sur Isaie de Scété est cité dans le Livre de l'Abeille, éd. Budge, ciiap. xliii. C'est la seule œuvre de Dadjésu de Katar qui nous soit parvenue ; elle existe divisée en quinze traités dans un ms. de Séert, voir Addai Scher, Notice sicr la vie et les œuvres de Dadischo Qatraya, dans le Journal asiatique, ']aïiy.-(é\T. 190G, p. 103; et Revue de l'Orient chrétien, 1900, p. 2';.

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