Voir Baumstauk, o^j. cit., p.J
3. Édité par Baumstark, op. cit., texte, p. 9; trad., p. 148.
4. Édité par G. Hoffmann, De hernieneuticis apud Syros Arisloleleis, p. 6-2, trad. latine, p. 90. Ibid., p. 2-2-G2, Hoffmann a t'dité la traduction syriaque du neçil è^utpeîaç a\ec un fragment de la tiaduction arabe.
o. Édité avec une traduction française par A. van Hoonackep., Le traité du philosophe syritn Probus sur les Premiers analytiques d'Aristote dans le Journal asiatique, juillet-août 1000, p. 70.
248 LA PHILOSOPHIE ARISTOTÉLIENNE.
d'une réputation égale chez les Syriens occidentaux et chez les Syriens orientaux ^ , Ce qui nous reste de ses œuvres philosophiques se trouve presque entièrement dans le ms. Add. 14658 du Musée britannique, du VIP siècle. Ce manuscrit renferme la traduction de VJsagogé de Porphyre avec la soi-disant Table de Porphyre-, des Catégories d'Aristote^, du Hbqï y.ôof^iov TiQoç "Alé'iuvÔQov, et d'un traité sur l'âme, divisé en cinq sections et complètement différent du TIsqI ipv/^ç. Il renferme aussi un traité original de Sergius sur la logique, comprenant sept livres (incomplets) et adressé à Théodore de Merv; un traité sur la négation et l'affirmation; un autre sur les Causes de l'univers selon les principes d'Aristote; un quatrième sur le genre, l'espèce et l'individu'*. Le ms. Add. 14660 du même Musée contient une scolie de Sergius sur le mot o/rjfia: le ms. de Berlin n° 88, fol, 83 è-104 a, un traité de Sergius sur les Catégories, adressé à Philothée ''.
1. Ébedjésu le classe dans son catalogue parmi les auteurs nestoriens et meniionne ses commentaires sur la logique et la dialectique, Assé- MANi, B. O., in, part. I. 87.
2. Cette table existe aussi dans le ras. de Berlin n" 90 {Sachau IIG); elle a été reproduite par M. Gottiieil dans Hebraica, IV, p. 207.
3. Dans le ms. syr. du Vatican 158, remarque Wiiigut, Syriac literalure, 2« éd., p. 01, note 2, cette versidu est attribuée à tort à Jacques d'Édesse, qui n'aurait guère été qu'un enfant à l'époque où le ms. du Musée britannique a été écrit: en outre ce n'est pas le style de cet auteur. Le ms. de Paris n" 248 réjiète la même erreur. Dans le catalogue des ms. de la Laurentienne, Évode Assémaui indique à tort Honein comme l'auteur de cette traduction, Renan, De plulosophia per/patetica apud Syros, Paris, 1852, p. 3i. note 3. La traduction syriaque des Catégoi les a été publiée d'après le ms. de Paris et le ms. de Berlin {Sachau 220) par Salomon Schuf.ler, Die Vebersetzung der Categorien des Aristoteles von Jacob von Edessa, Berlin, 1897 (l'cdileur donne encore Jacques d'Édesse comme le traducteur syriaque); et par Gottueu, The syriac versions of the Catégories of Arislolle dans Hebraica, IX, p. 166.
4. Renan, l. c, p. 25-28; Wright, Syr. literature, 2» éd.. p. 90-92.
3 Le môme ms., loi. 80 a, 83 b, a une scolie du i)liilosophe Eusébe d'Alexandrie sur les Catégories. Cf. Balmstark, op. cit., p. 137-138, sur les ms. syriaques contenant des traités de la philosophie Aristotélienne ; p. 172-173, en particulier, sur le ms. syr. 158 du Vatican.
LA PHILOSOPHIE ARISTOTELIENNE.' 249
La version du UsqI xôof.cov ^ a été publiée par Paul de Lag-arde dans ses Analecta syriaca, p. 134 et suiv. M. Victor Ryssel lui a consacré une étude approfondie, dans laquelle il a réuni toutes les variantes que présente cette version, comparée avec le texte grec-. La traduction de Sergius, dit M. Ryssel, appartient à la catégorie des traductions syriaques, peu nombreuses, qui sont littérales et cependant expriment fidèlement la pensée de l'auteur. Elle doit être considérée comme le chef-d'œuvre de l'art du traducteur, car Sergius a su rendre le sens et le contenu de l'original grec dans une version aussi claire qu'exacte, serrant de près le texte. Elle est bien supérieure à la version latine d'Apulée de Madaura qui s'est permis toutes sortes de libertés. La comparaison avec les différents manuscrits grecs permet de conclure que le syriaque ne représente pas le texte d'un manuscrit déterminé, mais qu'il reproduit les leçons tantôt d'un manuscrit, tantôt 4'un autre. On peut supposer que Sergius, comme Apulée, avait sous les yeux un original qui différait de celui des manuscrits grecs connus et qui était plus ancien.
Théodore, évêque de Merv, auquel Sergius dédia un certain nombre de ses traités, s'adonna aussi à l'étude de la philosophie péripatéticienne. Parmi ses ouvrages, Ebedjésu mentionne des Solutions à dix questions de Sergius^.
Le ms. 14660 du Musée britannique, qui contient la scolie de Sergius sur le mot a/rj/,ia, nous a conservé
1. Ce traite a été attribué à Aristote, mais il a été composé vraisem' blablement par un philosophe postérieur.
2. Ueber den texlkrilischcn Werth der syr. Lebersetzungen griechischer Klassiker, Leipzig, Impartie, 1880; 2° partie, 1881.
3. AssÉMANi, B. 0., III, part. I, 147; Rknan, De philosophia peripatelica, p. 29.
250 LA PHILOSOPHIE ARISTOTELIENNE.
le traité sur la logique de Paul le Perse adressé au roi Chosroès Anoschirwan. Paul le Perse vivait au milieu du VP siècle^. « Il brilla, ditBarhebrœus-, autant dans les sciences ecclésiastiques que dans la philosophie profane, et il composa une admirable introduction à la logique. Il avait espéré devenir métropolitain de la Perse, mais, n'ayant pas réuni les suffrages de ses concitoyens, il se convertit, dit-on, à la religion des mages. » Son livre est intitulé Traité sur la logique d'Aristote le philosophe, adressé au roi Chosroès. Il a été publié avec une traduction latine et des notes par M. Land^.
C'est sans doute aussi de la philosophie d'Aristote que traitait le Livre des questions grecques que composa vers la même époque le périodeute Boud, plus connu chez nous pour sa traduction des contes de Kalila et Dimna. Ce livre portait le singulier titre à'Aleph Migin '*.
Ahoudemmeh, métropolitain jacobite de Tagrit (559), composa plusieurs ouvrages philosopliiques : le Livre des définitions de tous les sujets de la logique; un traité sur le libre arbitre, sur Fàme et sur l'homme
■1. cf. Labol'ht, Le chrislianismo dans l'empire perse, Paris, 1904, p. 166. Paul le Perse est sans doute aussi l'auteur des Instituta reqularia divinx legis édito's par Knix, voir Labolkt, ibid., p. 167. Un ms. syr. en la possession de M. Bedjan renferme un commentaire sur le TTs^l sQ/UTjrEÎaç composé par Paul le Perse et traduit du perse en syriaque par Sévère Sehokt, cvêque de Kennesrin, voir A. van Hoonacker dans le Journal asiatique, juillet-août 1900, p. 73, 4".