Chron. eccl,, U
4. Cf. AssÉMANi, B. 0., m, part. I, 14't; Thomas de Marga, Hislorîa monaslica, éd. BiiDcr:, U, Il (tiad., I, 70); Baumstark, op. rit., p. 21-2. M. Baumstark a publié des Iragmenls de VIsagogc d'après Jean Philoponus tires du ms. du Vatican u" 158.
251 LA PHILOSOPHIE ARISTOTELIENNE.
Abzoud, dans la seconde moitié du IX® siècle, écrivit une poésie en vers de sept syllabes sur les divisions philosophiques, qui est adressée à son ami Kourta; elle est conservée dans le ms. de Berlin, n° 92, fol. 120^» à 124a'.
Ebedjésu mentionne encore dans son Catalogue :
Un commentaire sur les Analytiques par le patriarche Henanjésu I, élu en 686, B. 0., III, part. I, 154.
Un commentaire sur toute la dialectique par Aba de Kaschkar iMar Aba II, élu patriarche en 741?), B. O., III, part. I, 154 et 157-'.
Une introduction à la logique par Jésudenah, évêque de Bassora vers la fin du VIII" siècle, B. 0., III, part. I, 1953.
Un commentaire sur la dialectique par Denha, appelé aussi Ibas, qui vivait vers 850, B. 0., III, part. I,
Un manuscrit du couvent de Notre-Dame des Semences, au nord de Mossoul, renferme Les dix catégories par Jésubùkt, métropolitain de Perse vers 800 ''.
Ce sont les Nestoriens qui transmirent aux Arabes la philosophie grecque avec les autres sciences. Au premier rang se placent les célèbres médecins qui vivaient à Bagdad sous les califes Abbasides du IX*" et du X^ siècle. Honein, son fils Ishak et son neveu Hobeisch, firent de nouvelles traductions syriaques et
\. Cf. ASSÉMAM, h. 0., III. part. I, p. 180; BArMSTARK, op. cit., p. 21-2.
2. Dans le premier de ces passages Mar Aba est designé sous le nom d'Aba de Kasclikar, et dans le second, sous relui d'Aba bar Berik-Sebyaiieli, comp. Wright. Syriac Uteratnrc, 2" éd., p. 187. Addai SciiEn, Revue de l'Orient chrétien, 1906, \>. 0, n° IX, place Aba de Kaschkar au VP siècle.
3. On ne peut conclure avec Assémani de la notice d'Ébedjésu concernant le patriarche Sourin, B. 0., III. part. I, 169, que ce patriarche ait écrit sur la logique d'Aristote, comp. Renan, De philos, peripat., p. 37.
4. Voir la Notice d'AonAi Scher dans le Journal asiatique, mai-juin 1!K)6, p. 499, cod. S2.
LA PHILOSOPHIE ARISTOTÉLIExXNE. 255
arabes qui comprenaient toute la philosophie péripatéticienne et ne se bornaient pas, comme les travaux des Syriens antérieurs, à VOrganon^ Zacharie de Merv, ou Abou Yahya al-Marwazi, écrivit sur la logique -.
C'est probablement vers le milieu du X*" siècle que fut écrit le volumineux Lwre des définitions de Bazoud, qui est conservé dans un ms. de Berlin. Ce Bazoud ne doit pas être confondu avec Abzoud, dont il a été parlé plus haut, comme M. Hoffmann était porté aie croire ; et il ne peut être identifié avec Mikael l'Interprète, sous le nom duquel le Li^'re des définitions est mis dans un ms. de l'India Office de Londres, comme M. Hoffmann l'a remarqué^. Le livre de Bazoud est par lui-même de mince valeur, mais il a de l'intérêt pour les ouvrages perdus qu'il nous a transmis en partie. C'est le jugement qu'en porte M. Baumstark, qui a publié, avec une traduction, des fragments de ce commentaire, une compilation formée d'extraits d'anciens commentaires de l'Isagogé. En éditant le texte, M. Baumstark a vérifié sur la version de l'Isagogé par Athanase de Balad, les passages que le commentaire a empruntés à cette version.
Denys bar Salibi écrivit en 1148 un commentaire sur l'Isagogé de Porphyre et sur les Catégories, le WeqI Içjifî^vf/aç et les Analytiques d'Aristote''.
1. Renan, De philos, peripat., p. G-2. Suivant Barhebnrus, Honein traduisit du grec en syriaque le livre de Nicolas sur la somme philosophique d'Aristote; Assémani, B. 0., Il, 270-27-2.
2. Kitâb al-Fihrist, éd. Fluegel, Leipzig, 1871, p. 203; Ibn Abi Ouseibia, éd. Mueller, K(fnigsberg, 1884, l, 234-235.
3. G. Hoffmann, Ile hermeneulicis cqmd Syros Aristoteleis, p. 151; Opuscula nestoriana, p. xxi et suiv. ; Baumstark, op. cit., p. 213. Le Livre desdvp.nitions de Mikael l'Interprète existe dans un ms. du couvent des Chaldéens de Notre-Dame dés Semences, voir la Notice d'Ao- DAi Sciier dans le Journal asiatique, mai-juin 1900, p. 490; et dans Revue de l'Or, clir., 1906, p. 10, où Mikael est mis à la lin du VI^ s.
4. Un ms. à Cambridge, Calal.de Wright et Cook, p. 1009, I; cf. As- SÉMANI, B. 0., II, p. 210.
256 LA PHILOSOPHIE ARISTOTELIENNE.
Le second livre des Dialogues de Jacques bar Schakako, qui devint évêque sous le nom de Sévère [■\- 1241), traite de la philosophie. Le premier dialogue est spécialement consacré à la logique qui est résumée dans cinquante-deux questions. Le second dialogue est divisé en cinq sections réparties de la manière suivante : lu les définitions et les divisions delà philosophie; 2" l'éthique; 3° la physique et la physiologie; 4° les mathématiques; 5'^ la métaphysique et la théologie ^ Jacques ou Sévère bar Schakako apparaît à la fin de la décadence scientifique et, comme Barhebrœus, cherche à maintenir dans les écoles chrétiennes la science du passé, au moyen de compilations. Sévère ne puise pas directement dans le commentaire de l'Isagogé fait par Etienne d'Alexandrie, mais il utilise un compendium syriaque qui s'était servi de ce commentaire-.
Barhebrœus clôt la série des Syriens jacobites qui écrivirent sur la philosophie d'Aristote. Utilisant les travaux des Arabes, il embrasse toute cette philosophie^. Son Livre des pupilles des yeux, iIoAâif i.i>co. comprend une introduction sur l'utilité de la logique et sept chapitres consacrés à Xlsagogé de Porphyre, AUX Catégories, aiUnsQi s.Quï]V£laç, aux Anal t/ticapriora, aux Topiques^ aux Analytica posteriora eta.uxSophisliques. Le Li\>re de l'entretien de la Sagesse, »qjc; |J>L3 ;j^9aa> est un abrégé de la dialectique, de la physique et de la métaphysique ou théologie. Le livre intitulé
\. Manuscrits au Musée britannique, à la Bodléienne, à Berlin et à Gœttingue.
2. CI. Baumstark, op. cit., p. 182 et suiv. M. Baumstark a publié et traduit plusieurs extraits des Dialogues, dont un du livre II, section 4, avait déjà été édité par Ruska, voir notre numéro suivant, § s, Les mathématiques. Ces extraits reproduisent les fragments du commentaire d'Etienne d'Alexandrie qui se trouvent dans \es Dialogues.