‹ Anciennes littératures chrétiennesChapitre 94 sur 200 · Hermès, 1870, t. IV, p · texte numérisé non relu

Hermès, 1870, t. IV, p

ception d'une seule, dans les écrits grecs publiés sous le nom de Théano.

Cette collection est suivie, dans l'édition de M. Sachau, des Sentences des philosophes sur l'unie^ ; des Conseils des philosophes et de la Vie du philosophe Secundus. La vie de Secundus est incomplète dans la version syriaque ; elle s'arrête après la définition de la mort; c'est une recension différente du texte grec connu.

j\I"^ Lewis a publié dans Studia Sinaitica, n" 1, Londres, 1894 : Les discours des philosophes s/ir l'âme, p. 19-26, et Les sentences des philosophes, p. 26-38, qui proviennent du Xoyoç nsçi xpvxrjç de Grégoire le Thaumaturge [Patrol gr., X, 1140), ainsi que V. Ryssel Ta reconnu-.

Un manuscrit de la bibliothèque de New-College d'Oxford contient aussi des maximes de Psellus, Théocrite, Anaxagoras, Protagoras, Théano et Timachus, dont quelques-unes se trouvent dans les Sentences sur l'a me^. Un manuscrit de la bibliothèque de Dublin a des sentences de plusieurs philosophes grecs ''.

Les sentences de Ménandre sont conservées dans deux ms. du Musée britannique, l'un est le fameux ms. Add. 14658, du VlT-siècle, qui renferme une grande partie de la logique et de la philosophie syriaque ; l'autre est le ms. Add. 14614, du V'IIP siècle. Le pre-

1. Comp. Hermcs, 18C9, t. IV, p. 72et78. Ces sentences ontété traduites en anglais parCowpF.n, Syriac MisceUnnies, p. -43 et suiv., et en allemand par Ryssel, Rheinisches Muséum f. Philologie, neue Folge,\S9ti, LI, p. 53-2; cf. Max Ihm, ibid., U). p. 143.

•2. Rheinisches Muséum f. Philoloc/ie, neue Folge, LI, p. 318; Theol. Litteraturzeitung, 189G, p. 60. Ryssel en a donné une traduction allemande, Rheinisches Muséum, LI, p. 4 et p. .'>32.

3. Publiées par Sacuau, //îed/7a sî/r., p. v-vii, et traduites en allemand par Ryssel, Rheinischef! Muséum f. Philologie, n. Folge, LI, p. 549.

4. Wright. The book of Kalilah and Dimnah, 0\(ord, 1884, Préface,

p. IX.

mier rapporte cent cinquante-trois sentences, qui ont été publiées par M. Land, avec une traduction latine et des notes critiques '. Le second n'a que dix-huit numéros qui, sauf les deux premiers, se retrouvent dans la première collection; ce petit recueil a été publié par M. Sachau, Inedita syriaca, p. 80. M. Baumstark, qui a étudié les deux recueils publiés par Land et Sachau et qui a traduit en allemand le texte syriaque", estime que le recueil Land a été interpolé et augmenté par un auteur maladroit, qui était antérieur au compilateur du ms. Add. 14658. Les interpolations proviendraient du document qui a fourni le recueil Sachau. Les premiers critiques qui se sontoccupés de cette collection croyaient qu'elle nous avait conservé des extraits des comédies de Ménandre qui sont presque entièrement perdues. M. Baumstark admet qu'il circulait, déjà au milieu du IV^ siècle, deux florilèges des sentences de Ménandre ; il laisse indécise la question si ces florilèges ont été traduits d'originaux grecs ou s'ils ont été tirés des fables d'une nouvelle comédie de Ménandre traduite intégralement en syriaque (I). Mais M. Frankenberg qui a repris l'étude de ces sentences dans la Zeitschr. fur die alttest. Wissenschaft, 1895, XV, p. 226, y voit un produit de la littérature juive. Sa thèse est fondée sur la comparaison d'un certain nombre de ces sentences avec celles que l'on trouve dans le livre de Sirach et dans le livre des Proverbes.

Les sentences mises sous le nom du pape Sixte ne sont autres que les sentences du philosophe Sextus, dont l'original grec a été retrouvé et publié en 1892 par

i. Anecdola syriaca, t. I, texte, p. 64; traduction, p. 158: notes, p. 198.

-2. Lucubrationes syrq-grœcx, Leipzig, 189i, dans le Supplément X.\I des Annales philosophiques, p. 257- 524.

A. Elter. Elles ont été traduites en syriaque dans deux versions, qui sont réunies dans un seul recueil et qui forment deux collections auxquelles a été ajoutée une troisième collection de sentences. Ce recueil, intitulé Paroles choisies de Mar Xystus, évêque de Rome, a été publié par Paul de Lagarde [Analecta syriaca, p. 2-31) et traduit en allemand par Gildemeister et Ryssel ' .

Romanus, un médecin et un moine du couvent de Ivartemin, qui devint patriarche en 887, sous le nom de Théodose, estlauteur d'une collection de cent douze maximes pythagoriciennes, qu'il traduisit, en grande partie, du grec en syriaque, et auxquelles il ajouta de courtes explications en syriaque et en arabe. M. Zotenberg en a donné une savante édition, avec une traductionfrançaise, dans le Journal asiatique, 1876, septième série,t. Vlll,p. 425 etsuiv. « Quelques-uns des .^i;/<^oPw« TIvOayooiyM qui nous ont été transmis par les auteurs grecs, remarque l'éditeur, se retrouvent, littéralement traduits, dans notre texte syriaque. Un certain nombre de ces sentences ont passé du syriaque en arabe et se retrouvent dans les recueils publiés par Scaliger, Erpenius et Freytag, et aussi dans r/Z/stoi/'er/e^r médecins d'Ibn Abi Ouseibia- ».

Une petite collection de sentences attribuées aux philosophes grecs est conservée dans le ms. syr. 135 du Vatican. Elle porte le titre de « Discours des philosophes pour celui qui veut posséder en lui une bonne patience^ ».

i. Gildemeister, Sexti sententiarum recensiones latinam, grascam, ayriacam conjitnctim exhibuil..., Bonn, 1873; V. Ryssel, Zeitschr. fur icissenschaft. Théologie, 1895-'I80"; Rhein. Muséum fur Philologie, neue Folge, LI, 1893. Les travaux antérieurs publiés sur ce sujet, sont cités dans les articles de Ryssel.

•2. ZOTENDERG, op. Cit., p. 433-434.

3. Elle a été éditée par Gumi, Rendiconti délia R. Accademiadei Lin

L'apologue appartient, en quelque sens, à la littérature gnomique. Nous mentionnerons à cette place la version syriaque d'une recension des fables d'Esope, que Wright place entre les 1X° et XI^ siècles ^ Landsberger a édité un texte de cette version retouché par un auteur juif, sous le titre de Die Fabeln des Sophos, syrisches Original der griechischen Fabeln des Syntipas, Posen, 1859. L'éditeur croyait retrouver dans ce texte un original syriaque, mais Geiger a établi que le mot Sophos était une altération d'Esophos, Esope -. D'autres manuscrits portent Josiphos, « Joseph », qui est une autre corruption du même nom. Une seconde et meilleure édition a été publiée par Samson Hochfeld avec une introduction critique: Beitràge zur syrischen Fabellittei^atur, Halle, 1893. Hochfeld place au YIP siècle la recension éditée par Landsberger 3.

Du même genre sont les huit fables que Rœdiger a publiées dans sa Chreslomathia syriaca, 2« éd., Halle, 1868, p. 97, d'après un ms. de Berlin où elles sont insérées dans L'histoire de Joseph et du roi Nabuchodonozor; et les trois fables imprimées par Wright^.

Nous citerons encore Le livre des contes amusants, |i^"4>^ \sjavi (i-La de Barhebrseus, quoique cet ouvrage ne dérive pas du grec et n'ait aucune prétention au titre de livre philosophique. Les premiers chapitres

cei, juin 1886, p. 554-356. Cf. Le ms. Add. 2012 de Cambridge, Catal. Wright et Cook, p. 536, n" IX.

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