‹ Anciennes littératures chrétiennes (volume 2)Chapitre 110 sur 247 · Assémani, B. O., III, pars I, p · texte numérisé non relu

Assémani, B. O., III, pars I, p

4. Voir Ryssel, Georg's des Araberbischofs Gediehte und Briefe ans dem Syrischen uebersetzt , Leipzig, 1891, p. 137 et 227. Nous écrivons Iiexaméron pour nous conformer à l’usage, quoiqu’il soit plus logique de dire Hexaéméron.

5. Assémani, B. O., I, 4G1 et suiv.; Poiilmamx, Zeitschr. der dent, morgenl. Gesell. , XV, (548 et suiv.

<5. Das Buch von der Erkenntniss der Wahrlieit oder der Ursache

LA PHILOSOPHIE SYRIAQUE

était de beaucoup postérieure à Jacques et ne pouvait être placée avant le XIe ou même le XIIe siècle 1 . L’auteur, p. 8, se donne comme un évêque d'Édesse qui, après avoir occupé pendant trente ans le siège épiscopal, a renoncé au monde dont l’ont dégoûté les épreuves qu’il a subies de la part de son clergé. Il s’est retiré dans la solitude auprès de deux ou trois ascètes et y a composé son livre pour le bien de l’humanité. Si ces lignes visent le célèbre évêque d’Edesse, Jacques, elles avaient pour but de placer sous l’autorité de celui-ci, au moyen d'un mensonge, un livre qui avait la prétention de réaliser une utopie bien décevante.

Ce que l’auteur se proposait, en effet, c’était de réunir dans une seule communauté religieuse tous les hommes séparés par des dogmes différents, c'est-à-dire les Chrétiens, les Juifs et les Musulmans. Il traite de la divinité, de son essence et de ses attributs, mais il passe sous silence les articles de foi qui ne seraient pas acceptés de tous; il parle, il est vrai de la Trinité, mais en termes vagues et de manière à ne pas choquer les Juifs et les Musulmans. La Genèse est pour lui, comme pour les auteurs des Idexamérons, la base de ses dissertations sur l’univers. Ces dissertations portent sur le monde céleste et le monde terrestre, sur l’homme, les animaux, les végétaux et les minéraux, véritable encyclopédie des siences au moyen âge. En tête de l’ouvrage, une liste indique le sujet traité dans chaque chapitre des neuf livres qui le composaient. Mais, dans les manuscrits qui l’ont conservé, il s’arrête au milieu du second chapitre du livre sept. Cet auteur

aller Ursachen , Leipzig, 1 880. La traduction allemande de Kayser a été publiée, après la mort de celui-ci, par M. Siegfried, à Strasbourg, 1893, avec le même titre.

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