Wright, Syriac literature, 2° éd., p
2. Voir le manuscrit du Vatican 194 et le manuscrit du Musée britannique, Add. 25876. Merx a analysé cet ouvrage et en a publie des extraits dans son Historia artis grcimm ., p. 111 et suiv. Sévère bar Schakako tenait en médiocre estime le talent de versificateur de Bar Malkon, voir Abbé Martin, De la métrique chez les Syriens, Leipzig, 1879, Appendice, p. 68-71; Merx, op. cit., p. 46, 1. 15 du texte.
3. Assémam, B. O., III, pars I, p. 189; Merx, Historia artis gramm., p. 136. Bar Pinkayé est aussi l’auteur de poésies; des extraits d’une de ces poésies sont imprimés dans le Liber Thesauri , du P. Cardaiii,p. 35 ; une autre a été publiée par Élias Millos à Rome en 1868 dans le Directorium spirituale.
LA GRAMMAIRE
Thamanon, également auteur d’une grammaire, qui ne s’est pas conservée A
Elias de Tirhan qui devint patriarche des Nestoriens en 1028 et qui mourut en 1049, introduisit, le premier, la méthode arabe dans la grammaire syriaque. Il écrivit pendant sa jeunesse et avant d’être nommé évêque de Tirhan, une grammaire dans laquelle il appliqua la nouvelle méthode, mais sans y réussir d’une manière satisfaisante 2 ; il ne sut pas cependant se détacher complètement du système syriaque , de sorte qu’il composa, ditMerx3, un ouvrage imparfait et confus. Cet Elias est encore l’auteur d’un traité sur les accents que Bar Zoubi a inséré dans sa grande grammaire4.
Jean bar Zoubi, un moine et docteur nestorien , qui vivait à la lin du XIIe siècle et au commencement du
XIIIe, n’entra pas dans la voie inaugurée par Elias de Tirhan, mais il s’en tint dans ses deux grammaires au système syriaque. Dans sa grande grammaire il a recueilli une partie des œuvres de ses devanciers , et il y a mêlé des notions de la logique grecque tirées des commentaires de Sévère Sebokt et de Rabban Denha3.
4. Assémani, ibid., p. 236, place cet auteur au XIIe siècle; plus loin, p. 708, il se corrige et il en fait le contemporain d’Honein. Ce Jean bar Khamis ne doit pas être confondu avec Khamis bar Kardahé, l’auteur de poésies fort goûtées des Syriens.
2. Cette grammaire a été publiée d’après un ms. de Berlin, avec une traduction allemande, par Baethgen, Syrische Grammcitik des Elias von Tirhan , Leipzig, 1880.