Historia artis gramm ., p
4. Ce traité a été analysé par Philipps dans l’appendice III, p. 83, de son opuscule, A letter of Mar Jacob , bisliop of Edessa, on syriac orthography. Il est imprimé, p. 19, 1. 13 et suiv., dans l’édition du traité de Bar Zoubi, faite par l’Abbé Martin d’après le ms. Add. 23876 du Musée britannique et le ms. 430 du Vatican, Traité sur l'accentuation chez les Syriens orientaux , Paris, 1877.
3. Merx, Historia artis gramm ., p. 467; p. 438 et suiv. Merx a donné une analyse de ces deux grammaires. L’Abbé Martin a publié la partie relative aux accents, voir la note précédente.
LA GRAMMAIRE
Sa petite grammaire , en vers de sept syllabes , est un épitomé destiné aux jeunes élèves. Ces deux ouvrages étaient très estimés des Syriens.
David, fils de Paul (XIIIe s.), est l’auteur d’un ouvrage grammatical dont plusieurs fragments sont conservés dans le ms. syr. 9 de l’India Office, à Londres. Ces fragments ont été publiés avec une traduction anglaise par M. Gottheil dans les Proceedings ofthe American Or. Society, mai 1891, p. cxi-cxvm.
Le premier livre des Dialogues de Jacques ou Sévère Bar Schakako, le disciple de Bar Zoubi, traite en premier lieu de la grammaire ; suit une dissertation sur les accents d’après le système de Jacques d’Edesse. Cette seconde partie a été éditée par M. Merx dans son Historia artis grammaticæ apud Syros d’après des ms. d’Oxford , de Gœttingue, de Berlin et de Londres 4 . Jacques Bar Schakako composa aussi une grammaire métrique en vers de douze syllabes avec le titre A Harmonie, pJAào »/. Merx a publié de cet ouvrage, à la suite du dialogue sur la grammaire, les fragments relatifs à des questions qui n’étaient pas traitées dans le dialogue1 2. Selon le savant éditeur3, ce grammairien mit à contribution les livres des philosophes grecs et des maîtres d’école syriens, mais il ne suit pas son maître Bar Zoubi, dont il ne prononce même pas le nom.
Nous terminons par Barhebræus cet aperçu historique de la grammaire syriaque. Dans son œuvre grammaticale, Barhebræus s’est montré le vulgarisateur érudit et critique qu’il fut dans la plupart de ses autres
1. L’Abbé Martin en avait donné quelques passages dans le Journal asiatique , avril-mai 1872.
2. Un extrait répondant à l’édition Merx, p. 45, 1. 15, avait été publié avec une traduction française par l’Abbé Martin en appendice à son opuscule De la métrique chez les Syriens, Leipzig, 1870, p. 08-71.