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Syrisch-arabisclie Glossen, Iviel

3. M. Gottheil travaille à une nouvelle édition du lexique de Bar Ali, mais cette édition n’a pas encore paru.

LA LEXICOGRAPHIE

de sa compilation, le juge dans sa préface très exact et l’appelle le complément d’Honein.

La plus volumineuse compilation de cette sorte est le lexique de Bar Bahloul*, espèce d’encyclopédie dans laquelle Fauteur a réuni les différentes œuvres de lexicographie avec de nombreuses notices tirées des écrits syriaques sur les sciences naturelles, la philosophie, la théologie et l’exégèse biblique. Le principal mérite de Bar Bahloul est de citer exactement ses autorités. Son ouvrage nous est parvenu, il est vrai, considérablement interpolé, et il n’est pas rare d’y trouver cités des auteurs d’une époque postérieure, comme Barhebræus, \ par exemple, qui est du XIIIe siècle. Bar Bahloul, en arabe Abou’l-Iiassan ibn al-Bahloul1 2 était originaire d’Awânâ, dans le diocèse de Tirhan3 4. Il vivait vers le milieu du Xe siècle; en 963, il agit en faveur de l’élection d’Ebedjésu I, patriarche des Nestoriens b Suivant une clausule dans quelques manuscrits, cet auteur composa son lexique à Bagdad, où il enseignait dans les écoles5; on lui donne l'épithète Üliabile docteur , \\oJd j

igayAo.

1. Édite par R. Duval, Lexicon syriacum, auctore Ilassano Bar Bahlule, Paris, 1888-1896.

2. Le nom d’Isa ou Jésu qu’on lui donne par erreur, Assémaîsi, B. O., III, pars I, 237, vient de la confusion qui s’est faite entre les noms de Bar Bahloul et de Bar Ali dans les ms. où les lexiques de ces deux auteurs sont mélangés; mais Bar Bahloul n’a pas le nom de Jésu dans les ms. d’Oxford et de Cambridge, comme le dit Gesenius, Sacra Pentecostalici, Leipzig, 1834, p. 26, note 46. Le nom de Bahloul qui signifie bouffon, n’est pas rare chez les Arabes; ainsi s’appelait notamment le bouffon d’Haroun al-Raschid. De nos jours il désigne dans les contes populaires du Kurdistan une espèce d’Asmodée, capable du bien et du mal.

3. Voir Ibn Abi Ouseibia, éd. A. Mueller, Kœnisberg, 1884, t. I, p. 109, où il faut lire al-Tirhâni au lieu de al-Tabrehâni.

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