D’ŒUVRES PROFANES
des Séleueides correspondant à l’année 628-629 de J. -CO
Ces deux légendes forment le canevas d’un petit poème sur Alexandre le Grand, composé très probablement par Jacques de Saroug-. Les manuscrits qui le contiennent U attribuent à ce prolifique écrivain1 2 3, et on n’a aucune raison de contester cette attribution. C’est, il est vrai, une des moins bonnes compositions poétiques de Jacques, mais l’auteur était âgé quand il l’écrivit. 11 parle de l'invasion des Huns comme d’un événement récent; cette invasion est lieu en 514-515, date fournie par la légende en prose; Jacques avait alors soixante-trois ans. Ce poème a du reste été retravaillé comme les diverses homélies métriques de l’évêque de Saroug, et les retouches sont loin de l’avoir amélioré. L’auteur devait avoir entre les mains un texte des légendes très voisin de celui publié par M. Budge, mais qui ne contenait pas encore le passage relatif aux Arabes et à Mahomet.
Paul de Lagarde a édité (. Analecta syriaca , p. 205- 208) la version syriaque d’une courte biographie d’Alexandre, tirée de Pseudo-Callisthène. Le roman grec a aussi fourni la lettre d’Alexandre à Aristote dont nous avons parlé plus haut, p. 279.
1. Noeldeke, Beitrage zur Geschichte des Alexander rom an s , pense qu’il ne s’agit pas des Arabes musulmans, mais des Arabes antérieurs qui combattaient dans les armées des Perses ou des Romains; l’année 940 aurait été devinée par l’auteur. C’est peu vraisemblable.
2. Publié d’après un ms. de Paris par Knos dans sa Chrestomathia syr., Gœttingue, 1807, p. 66. Une meilleure édition, quoique encore imparfaite, a été donnée par Budge, d’après le ms. de Paris et un ms. de Londres, dans la Zeitschr. für Assyriologie , VI, 359-404; traduction anglaise par Budge dans The history of Alexander the Great, Cambridge, 1889 : traduction allemande par A. Weber, Des Mar Yakûb Gedicht über den gldubigen Kônig A lexandrûs: Berlin , 1852; et par Zingerle , Ein altes syrisclies Alexanderlied , Brünn, 1882.