Voir ci-dessus, p
DU VIIe SIÈCLE.
Jésuyab II, originaire de Gedala (près de Mossoul), avait professé à l’école de Nisibe ; il était évêque de Balad lorsqu’il fut élevé à la dignité patriarcale, en 628, après la mort de Chosroès II. En 630, Bohran, la fdle de Chosroès, le chargea d’une mission auprès de l'empereur Héraclius, auquel le patriarche remit le bois de la Croix, enlevé par les Perses après la prise de Jérusalem. Quand les Musulmans envahirent la Babylonie, Jésuyab fut assez habile pour obtenir d’eux un diplôme en faveur des chrétiens de sa province. Les écrits de ce patriarche se composent , d'après EbedjésuQ d’un commentaire sur les Psaumes (ci-dessus, p. 83), de lettres, d’histoires et d’homélies. On ne possède de ces écrits qu’une hymne insérée dans le Psautier nestorien, ms. Adcl. 14675 du Musée britannique.
Jésuyab de Gedala était accompagné dans son ambassade auprès d’Héraclius du fameux Sahdona2 et de Jésuyab d’Adiabène qui devient patriarche, sous le nom de Jésuyab 111, à la mort de Maremmeh en 644 et qui mourut en 647. Jésuyab III était né en Adiabène de parents fortunés; il fit ses études à Nisibe; avant de devenir patriarche , il avait été évêque de Mossoul et ensuite métropolitain d’Arbèle et de Mossoul. Pendant son épiscopat il eut à lutter contre les Jacobites qui voulaient construire une église à Mossoul et il fut l’un des adversaires de Sahdona. Elu patriarche, il rencontra une vive résistance dans le métropolitain de Rivardaschir, Siméon, qui refusait de lui prêter obéissance et avec lequel il entretint une longue correspondance. Ses œuvres, dans le catalogue d’Ebedjésu, comprennent : Une Réfutation des opinions [hérétiques) ; des traités de controverse ; des oraisons funèbres ; des