Sur ce personnage, voir ci-dessus, p. 222 et
LES ECRIVAINS
discours ou homélies; des hymnes1; une exhortation aux novices; plusieurs compositions liturgiques; des lettres ; et l’histoire de Jésusabran publiée par M. Chabot (voir ci-dessus, p. 147). Jésuvab travailla aussi à une révision du Hondra ou Bréviaire nestorien2. Ses lettres qui sont conservées en grande partie, sont riches en renseignements sur l’histoire de son époque ; quelques-unes d’elles ont été publiées par Assémani, B. O., I, 127 et suiv., et réimprimées avec d’autres par M. Budge dans son édition de Y Histoire monastique de Thomas de Marga; M. l’Abbé Chabot en a annoncé une édition complète3.
Jésuyab d’Adiabène avait eu pour condisciples à l'École de Nisibe Enanjésu et le frère de celui-ci, nommé aussi Jésuyab. qui étaient également originaires de l’Adiabène. Les deux frères se firent moines et entrèrent au Grand couvent du mont Izla; puis Enanjésu, désirant visiter les Lieux saints , se rendit à Jérusalem et
de là au désert de Scété en Egypte, le grand centre de la vie ascétique et monastique. A son retour en Mésopotamie, le pieux moine se retira au couvent de Beit- Abé où il travailla avec Jésuyab III à la révision du Bréviaire. Plus tard il entreprit, à la demande du patriarche George, la version syriaque de Y Histoire lausiaque de Palladius. Il est aussi l’auteur d'un livre de
1. La poésie mise sous son nom dans le Liber thesauri du P. Cardaih, p. 124-125, est d’une époque beaucoup plus basse, comme le remarque Wright, Syriac liter., 2® éd., p. 173, note 7; comp. ci-dessus, p. 24, note 1.
2. Une édition du Bréviaire nestorien , retravaillé pour les Chaldéens catholiques a été publiée par le P. Bedjan, à Paris, 188G-1887, Breviarium Chaldaicum , I-III.
3. Journal asiatique, juillet-août 1896, p. 89. Consulter sur Jésuyab d’Adiabène : Assémani, B. O., III, pars I, 113-143; Wrigiit, Syriac lit., 2e éd., p. 171-174; Budge, The hystory of Thomas bishop of Marga, Introd. et passim; Chabot, Journal asiatique , juillet-août 1896, p. 87-90.
DU VIIe SIECLE.
philosophie et de traités de lexicographie ; nous avons parlé plus haut de ses ouvrages, p. 156, 250, 300 et
Jean de Beit-Garmai, ou Jean l'ancien, fut abhé du couvent de Beit-Abé , mais il quitta ce couvent pour se retirer sur une colline près de Dakouka dans la province de Beit-Garmai. 11 termina ses jours dans le mo-
nastère qu’Ezéchiel construisit à cet endroit. Ebedjésu1 lui attribue, outre la chronique et les vies de moines que nous avons citées précédemment (p. 214 et 223) , un recueil de dissertations scientifiques et de maximes, et des règles pour les novices.
George, le successeur de Jésuyab III sur le siège patriarcal de Séleucie (661-680) , était né de parents riches à Kaphra dans le Beit-Garmai. Il entra comme moine au couvent de Beit-Abé et fut nommé métropolitain de l’Adiabène par Jésuyab III2. On possède de lui des canons synodaux et une lettre dogmatique (ci-dessus, p. 176) ; il composa aussi des homélies, des hymnes et des prières.
Un contemporain de ce George était George de Nisibe, nommé métropolitain de Perat de Maisan (ou Bassora) par le patriarche Jésuyab. Il est l’auteur d’une hymne pour la dédicace de l’Eglise3.
Elias , évêque de Merv , qui prit part à l’élection du patriarche George , écrivit , outre des commentaires et une histoire ecclésiastique (ci-dessus, p. 83 et 214), des lettres qui sont perdues comme ses autres œuvres.
Henanjésu 1 fut nommé patriarche en 686 et vécut jusqu’en 701 4. L’évêque de Nisibe, Jean de Dasen, sur-