‹ Anciennes littératures chrétiennes (volume 2)Chapitre 208 sur 247 · Catal. Vat., III, 532; Assémani, D. O., I · texte numérisé non relu

Catal. Vat., III, 532; Assémani, D. O., I

3. Assémani, B. O., I, 4G5 et suiv.; Wright, Syriac lit., 2° éd., p. 160. Assémani plaçait George de Maipherkat vers 580; Wright le fait descendre un siècle plus bas.

Sur Daniel de Salaii, un commentateur de cette époque, voir ci-dessus, p. 78.

4. Dans deux ms., tous deux incomplets, l’un au Vatican, Cod. VcU., 145, et l’autre au Musée britannique, Add. 17187; voir Wright, Syriac lit., 2° éd., p. 161.

LES ECRIVAINS

§ 2. — Le VIII0 siècle.

Ce siècle brilla d’un éclat bien pâle autant chez les Syriens orientaux que chez les Syriens occidentaux; il marque le commencement du déclin de la littérature syriaque.

Parmi les écrivains nestoriens , nous citerons David de Beit-Rabban, auteur du Petit Paradis et d’un traité de géographie (voir ci-dessus, p. 158 et 283). David composa aussi un traité sur le dixième chapitre de la Genèse, dont un fragment, contenu dans le ms. Add. 14620 du Musée britannique a été imprimé par Paul de Lagarde (. Prætermissorum libri duo> p. 244). David avait été moine dans le couvent de Beit-Rabban ou de Zekajésu, puis dans le couvent Beit-Abé; il fut nommé plus tard évêque des Kurdes ] .

Babai bar Nesibnayé , c’est-à-dire fils des Nisibites, ainsi nommé parce que sa famille était de Nisibe, se consacra à la réforme de la musique dans l’Église nestorienne ; il fonda , en vue de l’enseignement de sa nouvelle méthode, plusieurs écoles dans les diocèses d’Adiabène et de Marga, notamment à Kephar-Ouzzel et à Baschousch. Il établit sa résidence à Kephar-Ouzzel : puis , sur la fin de sa vie , il alla terminer ses jours à Gebiita dans le diocèse de Tirhan, où il était né. Babai écrivit, outre une histoire monastique (ci-dessus, p. 233), des sermons et des homélies, des hymnes et des lettres 2.

Assémani place au temps du patriarche Péthion (731-

1. Histoire monastique de Thomas de Marga, II, cliap. xxiv. Cet auteur paraît avoir été parfois confondu avec David, (ils de Paul, qui vivait au XIIIe siècle., voir plus loin la notice consacrée à celui-ci.

2. Assémani, B. O., III, pars I, 117 et suiv. Quelques-unes de ses hymnes existent dans les bibliothèques de Londres, de Paris et de Munich, voir Wright, Syriac lit., 2e éd., p. 185.

DU VIIIe SIÈCLE.

740) Barsahclé cle la ville de Karka de Beit-Selok, auteur d'une histoire ecclésiastique 1 et d’un traité contre la religion deZoroastre.

Abraham bar Daschandad enseigna à l’école de Baschousch qui avait été fondée par Babai bar Nesibnayé, comme nous l’avons rappelé plus haut. Il était d’une nature chétive et on l'avait surnommé Le boiteux , mais, dès son enfance, Babai avait, dit-on, prédit à sa mère son brillant avenir2. Bar Bahloul, dans la préface de son lexique , le cite comme une de ses autorités. Le catalogue d’Ebedjésu énumère les ouvrages suivants qu’il composa 3 4 : un livre d’exhortations ; des homélies sur la pénitence (var. sur la cupidité) ; des lettres ; Le livre de la voie du Roi; une controverse avec les juifs; et un commentaire sur les discours du moine Marc.

Mar Aba II , ou simplement Aba , fut nommé patriarche des Nestoriens en 741 et mourut en 751. Il avait été auparavant évêque de Kaschkar, sa ville natale. Barhebræus lui attribue un commentaire des œuvres de Grégoire de Nazianze h Ébedjésu cite de cet auteur : des démonstrations ; des lettres ; un commentaire sur la Dialectique d’Aristote ; et Le livre des généraux [ou gouverneurs militaires ) s.

A cette époque appartient encore Siméon de Kaschkar ou Siméon bar Tabbabé (le fils des bouchers ), auquel Ébedjésu attribue une histoire ecclésiastique (ci-dessus , p. 214).

1. Comp. ci-dessus, p. 213. Ce Barsahdé semble différent de Sahdona qui. était aussi appelé Barsahdé, voir ci-dessus, p. 238.

2. Voir l’Histoire monastique de Thomas de Marga, livre III, chap. ni.

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