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d6ëns, qu'on identifie à tort avec l'hymne que saint.
4. Licurroor, Clement of Rome, t.II, p. 405. KRUMBACONER, p. 660. ACL,
Basile (De spir. sancto, 73) attribue au martyr Athé- . nogènes {fin IT° siècle).
Nombreuses traces de chants dans les milieux héré-
tiques. Le fragment de Muratori attribue à Marcion un
« novum psalmorum librum ». Origène parle de yaœauoi de Valentin et d'œdai de Basilides, et l’on trouve
trace d’édai de Montan (ACL, t. x, p. 160 et 238).
Les Acta Thomae (6 et 7) donnent en grec le texte d'un psaume gnostique, « le cantique de la Sagesse »,
sans doute syriaque d’original. Les Acta lohannis . renferment aussi un cantique gnostique, grec d'ori- ginal, et d’une saisissante poésie toute d'enthousiasme
mystique : « Gloire à toi, Père; gloire à toi, Verbe; gloire à toi, Grâce; gloire à toi, Esprit... » ete. {[éd. Zahn, p. 220). Pareils cantiques dans la Pistis Sophia.! Les Philosophoumena (v, 6 et 10) citent quel-
ques fragments de psaumes anonymes des gnostiques
Naasséniens, et (vr, 37) un fragment de psaume de Valentin, d'une rare obscurité. Toutes ces pièces lyriques sont en prose parallélique plus ou moins rythmée. Citons en exemple le fragment de Valentin, sans prétendre à le traduire :
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4. Autant dans le Papyrus de Bruce : « Alors Jésus commença de chanter un hymne en rendant gloire à son père et en prononcçant ces
paroles : «Je te rends gloire... etc. » Et il fit répondre par trois fois à ses
disciples : Amen, amen, amen. Il leur dit en outre : Répondez après moi Amen à chaque glorification. 11 dit de nouveau : Je te chanterai un hymne de louanges, Ô Dieu, mon Père, car. etc. Alors par trois fois ils répondirent : O0 Dieu immuable. etc. Il reprit : Je te chanterai un hymne de louanges, Ô Dieu immuable, car... etc. lls disent de nouveau par trois fois : O Dieu. » etc. (éd. AMÉLINEAU, p. 160 el suiv.).
déoa ÔE ?E uidégos xçeeuaueror, ; bx dE Guv0où xœorrovs TE èx dE Gu0o xaprrovs peoouérov;,
> 14 ve / Là êx uyronz dE Boépos peooueror. :
$ 8. — L'épigraphie.
À son tour l'épigraphie enrichit le trésor bien pauvre de la poésie chrétienne primitive, mais de quels précieux joyaux! Nous ne citerons que pour mémoire les vestiges de compositions métriques, citations tronquées de pièces que les fidèles savaient sans doute par cœur : telle l’épitaphe romaine de Iulia, qui peut être de la fin du T° siècle ou du début du IE :
ere cesser CGQE &r 0@Ôe etre, LUN dE draxcrio0eïoc 7rrev uartr Xg:0T7où
? \ \ ed ponte das ….@yyeluxor xat oœuc la6ovoa PTT ES ets Baoukeicr
Ovpdr10r XeuoToù UETÈ TÜÔY &ytwr dreln upôn.
L'inscription romaine encore de Maritima (mème époque) est complète :
Magiriuc deuvy, yhuxeoor péos où xaréleupus, ’ \ \ 4 O4) . La ÈO yes 7xo JUET Ce oov [ici an poisson] TTœraOær «Toy XaTa TTÉVT&;
2 / n \ à Te , 1 evoeGelc yxe 07 TTAUYTOTE OE ToouYyEL .
L'inscription de Pectorios {onze vers), découverte à Autun en 1839 et publiée immédiatement par Pitra, doit remonter, selon de Rossi, à la première partie du
4. DE Rossi, Inscripliones chrislianae, t. TI, p. xxvI. et suiv. Toute l'introduction DE Rossi à son t. II est à lire pour l’histoire de la poésie épigraphique chrétienne. — Voyez dans Bock, Corpus inscript. gr. t. IV (Berlin 1877), d’autres incriptions métriques aux numéros 9696, 9745, 9727 (intéressante), 9852 (juive ?), toutes inscriptions de Rome et antérieures au IV® siècle.
IT: siècle ; mais les six premiers vers sont d'un mètre et d’un style trop différents des cinq derniers pour ne pas être estimés indépendants et plus anciens. Ils for- ment acrostiche sur le mot IXOYS.
Tyôvos ovourtou Oetor 7é705 ro o[eu]ro Xon0e, A«6w[r nyyn]r &u6çoror ày Beoréois Oeoneoiwy vO[row}r, ryr or qe OdAxeo pvyrr “Ydaouw devdouz xlovrodorov oopiys.
5 Zowrmooc[0d"] éytwr, uelmdéu Atu6[œ}r[e Bewou]
EoQe rr[éw|r, y0dr Éyor ral us.
« O race divine de l'IXOYE céleste, reçois avec un cœur plein de respect la vie immortelle parmi les mortels; rajeunis ton âme, mon très cher, dans les eaux divines, par les flots éternels de la Sophie qui donne les trésors. Reçois l'aliment doux comme le miel du Sauveur des saints; mange à ta faim et bois à ta soif, tu tiens l'IXOYE dans les paumes de tes mains » (Renan) !.
L'inscription de Flavia a été découverte à Rome en 1858 au troisième mille de la voie latine : c’est une inscription gnostique, probablement valentinienne, du III: siècle (De Rossi). Elle est opisthographe et les six vers de face forment acrostiche sur le nom D 44BEIA :
LA LA # @ Po; xmaroux0r 7ro0éov0a, OVIaUUE, OVIEUVE Copy jov, La La Aovreos yoaucauéry X(ouvro)ù voor &pÜiror, &yror, 1 L2 2 La Aivror ÉOTEVOCS dOeyoa Oetu Toocwmra,
Bovlys Ts ueyalms uéyar &yyelor, viov &n07,
4. DE Rossi, t. Il, p. xix. RENAN, Origines, t. VII, p. 297. Nous n'avons à apprendre à aucun de nos lecteurs, espérons-le, que le poisson est le symbole du Christ /nooù; Xguoros Qeoù Yios Zwrye : parce que le mot IXOYZ est pris comme abréviation de ce symbole, attesté par Clément A. Origène et Tertullien, etsûrement antérieur au HI siècle. Voyez PirR4, Spicil. sol. t. INT, p. 499. J. Wicperr, Principienfrage (Freiburg 1889), p. 37.
22 22 LA 3 4 D [Es rJuvupore uolovoa xat eès [+0 ous avogovoa|:] CAèroy TrarouxoÙs After rer Db Oux Écyer sow0v Biorov Télos 50e Oarovoa, LA 4 =? “ ce = r » LA 1e xaTOave at Lwer xat O0 paos &pôiToy 0YTw:
Coer aèr Cwotor, Oarer dE Oarodouw dp0ws.
= ; , » ; 3 16 à 10 yat, ré Oavuateis vexvos yéros, 7 Tepobnow;
- « Désireuse de voir la lumière du Père, compagne
de mon sang, de mon lit, Ü-ma sage, parfumée, au bain. sacré, de la myrrhe incorruptible et pure de Christos,
tu t’es hâtée d'aller contempler les divins visages des éons, le grand Ange du grand conseil, le Fils véritable, pressée que tu étais dete coucher dansunlitnuptial, dans le Sein paternel des Éons.. Cette morte-ci n’eut pas le sort commun des humains. Elle est morte, et elle vit et voit réellement la lumière incorruptible. Aux yeux des vivants, elle est vivante : ceux qui la croient morte sont les vrais morts. Terre, que veut dire ton étonnement devant cette nouvelle espèce de manes? Que veut dire ta crainte? » (Renan)!.
L'inscription d'Aberkios (468egx0c) est une épitaphe métrique de vingt-deux vers, dont on avait le texte grec dans la vie grecque de saint Aberkios, évêque de Hiéropolis en Phrygie, vie attribuée à Métaphraste et sans valeur intrinsèque. Ramsay, en 1882, découvrit à Kéleudres en Phrygie une inscription métrique chrétienne, épitaphe d’un chrétien du nom d'Alexandre fils d'Antonios, datée de l'an 216 et entièrement imitée de l’é-
pitaphe que donnait la vie grecque de saint Aberkios :
cette dernière devenait un texte authentique et remontant pour le moins au début du IT siècle. Depuis, à Hiéropolis, Ramsay a retrouvé deux fragments (ils sont