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HARNACK, art. « Antiochenische Schule » de la RE

Pate

des trois successeurs de Paul, Domnos, Timée, Cyrille, ce dernier mort vers 302. Lucien fut martyrisé à Nico-

z médie (7 janvier 312). Philostorge (11, 14) énumèere

quelques-uns de ses disciples : Eusèbe de Nicomédie, Maris de Chalcédoine, Théognis de Nicée, Léonce d’Antioche, c'est-à-dire tous les leaders du parti d'Arius; et encore Ménophante, Néoménios, Antonios de Tarse, Astérios de Cappadoce. Arius et ses amis affecteront de s'appeler Æovuanotat (Epiph. Ancorat. 33). Ces disciples suffiraient à trahir l’enseignement de Lucien, sa méthode d’empirisme biblique et de syllogistique, sa théologie subordinatienne, tout l’arianisme.

Jérôme {Vir. inl. 77) attribue à Lucien des « breves ad nonnullos epistulae ». Suidas les mentionne aussi. Les actes de Métaphraste parlent « du plus cher de ses disciples, Antonios, qui dans sa captivité à Nicomédie lui sert de secrétaire pour la rédaction de ses lettres, ainsi qu'en témoigne l’une d’entre elles ». Ces lettres étaient adressées à ceux de ses disciples qui n’étaient point alors à Nicomédie, et aussi des femmes comme Dorothéa, Sévéra, Eustolium [la même qui fut plustard concubine de Léonce d'Antioche). La Chronique pascale cite un fragment d'une lettre de Lucien « aux Antiochiens » (CPG, t. xcrr, p. 689). Jérôme (7. c.) mentionne encore des « de fide libelli ». Déjà Eusebe (1x, 6) disait que Lucien comparut devant l'empereur Maximin et présenta pour sa défense une apologie du christianisme : Rufin, traduisant ce passage d'Eusèbe, y insère une harangue apologétique, dont Harnack soutient l'authenticité essentielle. Par contre le symbole de foi que, au témoignage de Sozomène {rnr, 5), les évêques du synode d'Antioche de 341 attribuaient à

Lucien et que nous possédons en grec et en latin

dr <= | LITTÉRATURE GRECQUE.

(Mansi, t. 11, p. 1340), est tenu par Harnack pour

supposé. Si quelque chose s'est conservée de Lucien,

c'est parmi les écrits pseudépigraphes qu'il le faudra

chercher.

Comme Origène, comme Hésychios, Lucien fit de la

critique tele Nous avons vu que l'Égypte et #

Alexandrie au temps de saint Jérôme se servaient des Septante d'Hésychios, la Palestine de ceux d'Origène, et que « Constantinopolis usque Antiochiam Luciani

martyris exemplaria probat ». Suidas, dépendant toujours des Acta Luciani aviens, rapporte que Lucien, « trouvant les saints livres fortement altérés par la faute

du temps qui y avait corrompu maintes choses, par le fait . des traductions perpétuelles d’une langue en une autre, par la malice enfin des hommes, des Grecs, qui en avaient voulu changer l'esprit en introduisant des élé- …

ments étrangers », Lucien reprit les Septante, et, sur l’hébreu « qu'il savait à la perfection, entreprit de les corriger, y consacrant un travail énorme ». Un mot de Jérôme donne à entendre que le N. T. avait été de la part de Lucien l’objet des mêmes soins : « Praetermitto eos codices, quos a Luciano et Hesychio nuncupatos

paucorum hominum asserit perversa contentio » (Praef. in Evo. ad Damas.). Le catalogue gélasien reprendra

ce mot de Jérôme, quand il condamnera les « evangelia quae falsavit Lucianus apocrypha, evangelia quae fal-

savit Isicius apocrypha ». On ne sait rien de positif

sur le N. T. de Lucien; sa recension des Septante n'est pas encore retrouvée!, Un autre prêtre d'Antioche est signalé par Eusèbe

(vnr, 32, 2) : il avait été fait prètre du temps de l’évèque

1. ACL, p. 526. P. BATIFFOL, « La passion de saint Lucien d’A. », dansle c. r. du Congrès sc. int. des catholiques, f. II paie 1891), p. 181. F. KAT- TENBUSCH, Das ap. Symbol, p. 252.

__ D'HIPPOLYTE DE ROME A EUCIEN D’ANTIOCHE. 191 D Cyrille, et était tenu pour un homme au courant de la culture hellénique en même temps que versé dans les lettres hébraïques. Eusèbe ne dit pas qu’il ait rien écrit. Jérôme n'en parle pas. Il s'appelait Dorothée, et Eusèbe se félicite de lavoir entendu interpréter les Écritures à l’église !.

$10.— Le dialogue « De recta in Deum fide ».

Il existe un ouvrage en cinq livres en tête duquel = onlit : *Ædauavrriov déhoyos rep Tic els Oedr 6007c miotewc. On en a un ms. (Marcianus 496, XII° 5.) dont - les autres (de la Renaissance) sont dérivés. On en a une

version latine, œuvre de Rufin, en un ms. (Schlestadt. 96, XII°s.). C’est un dialogue contre les hérétiques

- dont les personnages sont Adamantios {c'est-à-dire Origène), qui représente la foi orthodoxe, deux marcio-

= nites, Mégéthios et Markos, un disciple de Bardesanes, Marinos, deux valentiniens, Drosérios et Valens, enfin un païen, Eutropios, qui est pris pour juge de la discussion. On croit que la réfutation des Marcionites dé- pend d'une source utilisée par Irénée et par Tertullien + (Harnack), peut-être le traité de Théophile d'Antioche contre Marcion (Zahn). Sürement l’auteur a connu les traités de Méthodios (+ 311*) sur le libre arbitre et sur la résurrection. « Ce dialogue est d'une grande

4. ACL, t. I, p. 532. — Il est question d’un Dorothée, évêque de Tyr, con-

fesseur sous Dioclétien, martyrisé sousJulien! Le nom de ce personnage

a été donné à un catalogue des apôtres et des LXX disciples et à une

soi-disant histoire de l’église de Constantinople. Ce Dorothée, évêque

de Tyr, « n’a jamais existé », el à ses prétendus écrits « la littérature

. byzantine n’offre aucune référence antérieure au neuvième siècle »

(Duchesne). TILLEMONT, t. V, p. 657. Bibl, hagiog. gr. p. 11. Voyez toute. « fois KRUMBACHER, p. 391:

Fe de est | probablement antérieur à tin, ou tout au moins au concile de Nicée: autant © peut le voir, il provient du pays syrien, et cont des détails curieux sur les diverses formes de la chri tologie docète, si longtemps populaire parmi iles Orien- * taux » (Duchesne). On a attribué de bonne heure | dialogue à Origène, la Philocalie en est le premi témoignage : mais Origène est un personnage du di logue, non l’auteur (ca. 300), qui reste inconnu.

4, Le texte grec dans CPG, t. XF, p.744. Le latin dans Caspart, Kirchen- É historische Anekdota (Christiania 1883).— ACL, t. I, p.478. Bull. erit, t. (14884),p. 343. Honr, art. « Adamantios » du DCB.

Cid

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