‹ Anciennes littératures chrétiennesChapitre 34 sur 63 · LES HISTORIOGRAPHES · texte numérisé non relu

LES HISTORIOGRAPHES

| quité chrétienne une forme de l'apologétique : ainsi l’a - entendue Eusèbe de Césarée, trop érudit, il est vrai, et trop honnête pour tirer des textes ou des faits une autre leçon que celle qu'ils donnaient, mais très manifestement préoccupé de mettre en valeur cette leçon ES Philippe de Side, avec infiniment moins de ressource et de jugement, continue ct énerve la méthode

£ Er Eusèbe. Avec les historiens ariens, l’histoire devient À

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… manière d'écrire l’histoire est près d’être trouvée : le contrôle et l’épuration des sources, le souci de la chro- nologie, la recherche de l’impartialité, tendent à s’im- - poser, mais sans y réussir. Sozomène et Théodoret re- … font l’histoire écrite par Socrates pour la mieux adapter » à l'esprit moyen du temps, à la défense de l’orthodoxie,

k à la réfutation des historiens païens : car il y a encore . des historiens païens et nombreux, et agressifs, témoin . Eunape, témoin Zosime!. Maisbientôtle concile d' Éphèse - et le concile de Chalcédoine provoquent de nouvelles * et violentes polémiques, et l’histoire ecclésiastique re-

| 4, Voyez le prologue conservé de l’histoire d’Eunape.

L'histoire ecclésiastique a été d'abord dans Panti-

un instrument de polémique. Avec Socrates, la vraie

devient un instrument de controverse : ce n’est que sur la fin du VI: siècle qu'Évagrios essaiera de reprendre la tradition de Socrates. Pour nous, du moins, ces his-

toriens ont le mérite d'avoir été tous des hommes de. documentation : d'Eusèbe à Evagrios, et sans oublier

les ariens ni les monophysites, nos historiens sont des compilateurs. L'étude de leurs sources est à cet égard des plus instructives. Ces sources elles-mêmes, on les retrouve pour une part dans les chroniques du temps et chez les hagiographes contemporains.

$ 4. — Eusèbe.

Eusèbe Pamphile {EvoëGoc Ilauuqgilov), évêque de Césarée de Palestine, né vers 265", mort en 340", s’il a

étudié à Antioche sous Dorothée, s'est formé à Césarée

auprès de Pamphile, dont par reconnaissance il joindra le nom au sien. Il a dù être fait évêque de Césarée peu

après 313. Evêque d'un siège métropolitain qui va de: pair avec celui d’Antioche, très avancé dans la faveur

de Constantin, Eusèbe qui a souscrit le symbole nicéen à Nicée, est du parti des Orientaux coalisés contre

Athanase et qui rejettent le consubstantiel, sans que

l’on puisse relever dans ses écrits de trace d’arianisme formel. Homme de lettres par ses qualités comme par

ses défauts (Newman), Eusèbe a droit à l'estime moins.

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pour son caractère que pour ses services. Sa prodi=

gieuse activité littéraire a mis la main à tout : dogmatiste, orateur, critique, exégète, topographe, apolo=

giste, chroniqueur, historien, il n'est pas moins que.

tout cela et de telle façon qu’à « aucun autre écrivain ancien la postérité n’a plus d'obligations qu'à lui » (Lightfoot). En toutes ces matières, il vaut par son éru=

- dition, par le choix des sujets qu’il traite, par les res-

sources exceptionnelles qu'il a pour les traiter : son œuvre, où la pensée est aussi négligeable que le talent, est un trésor !.

Ce qui subsiste de ce trésor est « comparativement inexploré », a pu écrire Lightfoot il y a plus de vingt ans, et combien reste-t-il encore à faire!

La Vie de Pamphile, en trois livres (Ver. énl. 81), n'existe plus. Eusèbe lui-même nous l’apprend {vr, 32,

- 3), y avait fait figurer une liste des œuvres d'Origène et

des autres écrivains collectionnés par Pamphile à Césarée : ce qui donne à penser que le catalogue hiéronymien des œuvres d’Origène est pris à cette biographie de Pamphile.

Le Ieoi roy &y uhootivy uagtrroncarur, récit des exécutions dont Eusèbe a été le témoin de 303 à 310 à Césarée, nous est parvenu sous deux formes. La première, qui est la plus courte, figure dans les mss. grecs de l'Histoire ecclésiastique intercalée après le livre VITIS ou à la suite du livre X°. La seconde est indépendante, mais elle n'existe qu'en syriaque. Cette seconde rédaction paraît avoir été la rédaction définitive d'Eusèbe, dont l’autre serait, non un abrégé publié par Eusèbe, mais une rédaction de premier jet qu'Eusèbe aura complétée ensuite. — Le recueil d'anciens actes de martyrs, 'Aoyaioy uagruolor ovræywyy, élait une collection de martyria antérieur à la persécution de Dioclétien. Eusèbe s’y réfère dans son Histoire ecclésiastique pour saint Polycarpe, saint Pothin, Apollonius, c’est-à-dire pour des martyria du IT° siècle. Ce recueil, en tant que

4. Les œuvres d’Eusèbé dans CPG, t. XIX-XXIV (divers). Sur Eusèbe, on consultera le magistral article de LiGnrFooT, « Eusebius of C. », dans le DCB et la notice de ACL, t. 1, p. 551. Nous suiyrons LIGHTFOOT prini-

palement.

recueil, n'existe plus. Le martyrologe syriaque de Wright, est pour les martyrs qu'il qualifie d’« an-

ciens » établi d'après la Ævyaywyn d'Eusèbe ".

Le Xoomx0v était divisé en deux parties : la première, intitulée Xo0voyoapiu, résumait l'histoire depuis la création jusqu'à l’an 325 de notre ère, suivant l’ordre ethnographique, d’après la Bible et les historiens

anciens, Bérose, Manéthon, Phlégon, etc.; la seconde,

intitulée Xoomxùç avr, élait une suite de tableaux synchroniques, suivant l’ordre des olympiades, des années d'Abraham, des années des empereurs romains. Il ne reste de la première que quelques fragments. De la seconde il reste les emprunts que lui ont faits les

chronographes postérieurs, Georges le Syncelle, Cé-

drénos, la Chronique pascale, etc., plus quelques

fragments grecs; il reste la version latine où adapta=

tion, avec une suite de 325 à 378, qu'en a publiée saint Jérôme (vers 379) et qu'il qualifie lui-même de «tumultuarii operis »; il reste deux versions ou remaniements syriaques, l’une du VII siècle très défectueuse, l’autre plus importante, œuvre du patriarche

d’Antioche Denys de Tellmahrè (818-845) ; il reste en-

fin une précieuse version arménienne. Lightfoot con-

jecture, pour expliquer les différences relevées entre les divers états du texte existant, qu'il a dù exister au

moins deux recensions originales de la chronique d'Eu= sèbe : l’une antérieure aux Æclogae propheticae d'Eu-

sèbe (a. 312*), l’autre datée de 3252.

4. Bibl. hag. gr. p. S6 et 99. ACL, t. 1, p. 55% Anal. bolland. t. XX (1896), p.430. J, Vireac, De Eus. C. duplict opusculo Ieot r. 8. x. HOT. (Paris 1893). B. Viocer, Die palästinischen Marlyrer des E. v. C. (Leipzig 1896).

2. A. SCUOENE, Eusebi Chronicorum lib. II (Berlin 1866-75). C. SIEGFRIED: et H, GELZER, Eusebii canonum epitome in Dionysii Telm. chronico (Leipzig 1884). ACL, t. 1, p.556. Cf. H. GELZER, Sextus Julius Afr. {. II, p. 23:

L C4 j , ÿ ee £. ACT és dou, Ne dés pi se cun LÉdR 2 t - «)e

- L'Exxinouotixm iorooia, en dix livres, dédiée à Pauin, évèque de Tyr, s'est conservée en grec en nombre de mss. : On en à une version ou Lotion en latin par Rufin (a. 401*), comprenant une suite de 325 à - 395; on en a une version syriaque (Ve siècle). On en a aussi une version arménienne. Le dixième livre de l'Histoire ecclésiastique a dû être terminé sur la fin de 324 ou dans les premiers mois de 325; mais les neuf premiers livres auront été rédigés peu après l’édit de

É Milan (313). Les dix livres exposent l’histoire du chris-

tianisme , depuis la naissance du Christ jusqu'à la vietoire de Constantin sur Licinius (323). C'est l'œuvre capitale d'Eusèbe. On est effrayé du peu que sans elle nous saurions des trois premiers siècles chrétiens. Il y a des lacunes énormes dans l’érudition de l’auteur, il ignore les sources latines notamment : mais il a disposé de la bibliothèque de Césarée, de l'archive de Jéru- salem, d’une incomparable collection de livres et de pièces destinées à périr peu après : personne avant lui n'avait entrepris semblable histoire, personne après lui ne la pourra refaire. L'idée directrice de l'œuvre est sûrement une idée apologétique, et l’auteur est crédule et de peu de discernement; mais il est honnête, et le soupçon (Gibbon) d’avoir falsifié l'histoire ancienne, au moins par prétérition, ne se soutient pas!.

La biographie de Constantin, Eis Kowvoruvrivoy Tûv uéyar Bacièéu, en quatre livres, est une œuvre postérieure à la mort de Constantin {mai 337), et peut-être

1. CPG reproduit l'excellente édilion de H, de VaLois (Paris 1659). F. H£INICuEN, Eusebii Pamph.scripta hislorica, 1. I (Leipzig 1868), convenable édition critique. W. Dixnorr (Leipzig 1871) a donné une édition manuelle dans la collection Teubner. Les versions syriaque et arménienne n’ont pas encore été publiées, on travaille à ‘la première préparée par feu Wright.

‘une œuvre publiée après lamort d'Eusèbepar Acace, son

successeur. Elle n’est ni la continuation de l'Histoire ecclésiastique, ni proprement un récit du règne de Constantin, mais un éloge de la religion et de la politique religieuse de ce prince. Ici le panégyriste a passé la mesure de la louange et il a eu des prétéritions peu honorables ; toutefois, le récit, par les pièces originales et les informations propres à Eusèbe qu'il contient, est une source capitale pour l'histoire du règne de Constantin et des débuts du nouveau régime politique de l'Eglise!.

Le Contra Hieroclem, un livre, [oûc Todc dnèo "Ano1- Lwviov Toù Tvuveuws ‘Isgoxlsovs Loyouc.est une réfutation non pas tant du Duulrôns de Hiérocles {sous Dioclétien), que de la partie de ce livre consacrée à comparer Jésus à Apollonios de Tyane, qui était la partie originale du livre, le reste étant renouvelé de Celse ?. — Le traité en vingt-cinq livres contre Porphyre, mentionné par Jérôme (Æpist. 1xx, 3; Vir. inl. 81), par Socrates (111, 23), par Philostorge (vur, 14), est entièrement perdu. — Photius (cod. 11 et 12) a connu d'Eusèbe une ’ExxAmoraotTixn noonuouoxevy et une ’ExxAnouuotixn anodaEis. toutes deux perdues. Il à connu également (cod. 13) un”ÆExesyyoç xai Gxohoyiæ, en deux livres, où Eusèbe répondait point par point aux objec-

1. CPG donne le texte de VaLois. Texte critique dans HEINICHEN, 0. €. t. IN, (Leipzig 1869). — P. Meyer, De V. C. eusebiana (Bonn 1882). B. SCHULTZE, « Quellenuntersuchungen zur V. C. des E. » dans la Zeitschriftf. Kirchengesch. t. XIV (1893-4), p.503. ACL, t. I, p. 360. J. HEIKEL, « Ueber die Handschriften von Eus. Vita Const. Laus Const. und Const. oratio ad sanctum coctum », dans les Nachrichten de la société des sciences de Gültingen, 1895, p. 434.

2. CPG texte de VIGer (Paris 1628). Nouvelle édition (Leipzig 4867) par W. DiNporr dans la coll. Teubner. — ACL, t. I,p. 565. M. FAULHABER, Die griechischen Apologeten der Kklassischen Väterzeit, I, Eusebius (Würzburg 1896).

D’ATHANASE A J USTINIEN. r 209

lions des Grecs contre le christianisme : perdu. — Les - deux ouvrages, qui portent respectivement pour titre = Iloonaguoxeur euyyelurn et Hèuyyeluun dnodaic | Prépa- - ration et Démonstration évangéliques], tous deux dé- - diés à Théodotos, évêque de Laodicée de Syrie, sont deux parts d'un même grand travail, qui dut être entrepris par Eusèbe avant l’édit de Milan (313), mais terminé longtemps après. Nous avons la Préparation complète en quinze livres : des vingt livres qu'a … comptés la Démonstration il ne reste que les dix pre- ; miers, plus un extrait du quinzième. La Prépara- 1 tion est une critique de la mythologie et de la philosophie helléniques et une apologie des prophètes; la Démonstration une apologie du christianisme surtout par les prophètes !.— Jérôme (Vér. int. 81) mentionne ; d'Eusèbe une Oesoparau en cinq livres, dont on n'avait … en grec que des fragments tirés des chaînes par Mai, lorsqu'une version syriaque intégrale en a été donnée d'après le ms. de l’an 411 (Add. 12150) cité plus haut. La Osoqpuraa est un traité apologétique de la divinité de Jésus-Christ, dans une forme plus brève et plus populaire que celle de la Démonstration. L'auteur y remploie mot à mot des développements de la Démonstration, et aussi du De laud. Const. (a. 335-6) : > ce doit être une de ses dernières œuvres (336*-340*) : Lightfoot pense même qu'il mourut sans l'avoir ter- minée ?.

, Nous avons vu Jérôme noter qu’en Palestine les égli- - ses « codices legunt quos ab Origene elaboratos Eusebius Pamphilus vulgaverunt? » On a une lettre de

4. Le Contra Hieroclem dans CPG (texte d’Olearios, Leipzig 1709). Nouvelle édition dans les Philostrati opera, t. 1 (Leipzig 1870), de KAYSER. 2. CPG reproduit le grec de Mar. Pour le syriaque, $. LEE, Eusebius

on the Theophania (Cambrige 1843).

" prre * = Fée a TEST "ne hé MIE

Constantin (Vita Çonstant. 1v, 36-37) écrivant à Eusèbe, pour M demander cinquante exemplaires des saintes Écritures pour l'usage des églises de Constantinople, ordre qu'Eusèbe dit avoir exécuté aux frais de l'empereur. En tête de nombre de mss. grecs des Évangiles on trouve dix tables ou canons de concordance correspondant à des numéros de sectionnement du texte

évangélique : on a ainsi le canon 1° des passages com-

muns aux quatre évangiles, 2° des passages à Mt., Mc., Le., ainsi de suite jusqu'au canon 10 des passages sans , J O parallèles. Ce travail, canons et sectionnement, imité d'un travail analogue d'Ammonios d'Alexandrie (ca. O

220), est l’œuvre d'Eusèbe : en tête des canons figure , te] <

une lettre d'Eusèbe à Carpianos, préface explicative. Lettres et canons ont passé en latin (dès avant Jérôme), en syriaque (Peshito), etc. !

Sur l'instance de Paulin de Tyr, Eusèbe entreprit : à) un lexique des noms hébraïques des peuples qui se rencontrent dans la Bible, b) une chorographie de l’ancienne Judée par tribus, e) un plan de Jérusalem et du Temple, d) un lexique des noms de lieux de la Bible.

Ce dernier opuscule, seul conservé (les trois autres y

sont mentionnés dans la PRÉSo ls porte en titre Lleoi TOY TomxüY OvouaTwy Tor &v Tr Oeil your. Jérôme l’a traduit et remanié en latin, De situ et nominibus locorum hebraicorum. Eusèbe transcrit les noms d'après

l'hébreu, dans l'ordre alphabétique, identifie chacun

avec une localité existante, qu'il décrit brièvement : la connaissance personnelle qu'Eusèbe avait de la Palestine de son temps fait tout le prix de ce traité ?.

4. ACL, t. I, p. 573. GREGORY, Prolegomena, p.14. 2. ACL, 1.1, p.574. DE LAGARDE, Onomastica sacra, 2 éd. (Gollingen 1887). Le Tlegt r7s roù Bibliov Tür reopyrûr Grouactas attribué à Eusèbe est

D'ATHANASE A JUSTINIEN. or

A œuvre proprement exégétique d'Eusèbe s’est en - grande partie perdue. On a le signalement de com- mentaires sur les Proverbes, le Cantique, Daniel, Ma- . thieu, Luc, la première aux Corinthiens, l'épitre aux - Hébreux... . Au témoignage de Jérôme (Vrr. int. 81), - ilexistait d'Eusèbe « in CL psalmos eruditissimi com- . mentarii » : ceux que Montfaucon a publiés sous son nom ne sont pas d'une authenticité établie (Harnack). Le commentaire sur Isaïe, ‘Yrouvmuara sis "Houiav, publié aussi par Montfaucon, paraït être dûment d'Eu- » sèbe : il n'est pas antérieur à 325. Jérôme, qui pour son propre Îsaïe lui a beaucoup emprunté, parle des « XV volumina » d'Eusèbe sur Isaïe, et lui reproche de sacrifier souvent le sens littéral aux allégorismes : « .… historicam interpretationem titulo repromittens, … interdum obliviscitur propositi et in Origenis scita con- . cedit » (7 /s. praef. lib. v). On a tiré des chaînes grec- - ques des fragments sur les Proverbes, le Cantique, - Daniel, Luc, la première aux Corinthiens, l'épitre aux Hébreux !.

Jérôme a connu {Vir. énl. 81) un ouvrage sur les con- . tradictions des évangiles, [eo diuporiug sèuyyehlor : c'était un ouvrage en trois livres, deux sur la généalo- gie(à Étienne), un troisième sur la passion (à À Marinos): . Mai a publié un recueil d'extraits du Zloôc Zrégpuvor et - du Tloôc Magivoy d'après un ms. unique [Vat. pa- 4 latin. 220, X° siècle), et quelques fragments indépen- » dants, soit grecs, soit syriaques ; l'ouvrage lui-même est | perdu. Les fragments existants permettent de consta- 1 ter que Jérôme, Ambroise, Isidore de Péluse... ont lar-

d’une authenticité très suspecte. ACL, t. I, p. 575. Le Ilegt 773 tar alor érdoor molvreædlas (Praep. ev. VIT, 8) est perdu. 4. ACL, p. 5756.

œement exploité Eusèbe, et Eusèbe Jules l'Africaint..

Une étude en quatre livres sur les prophéties de VA. T. concernant la personne du Christ est le sujet des Ilçopyrixaui êxhoyui, ouvrage composé, semble-t-il, avant 313 : il a été publié pour la première fois par

Gaisford. Ces extraits prophétiques formaient les li= …

vres vi-ix d’un ouvrage perdu intitulé ‘4H x«bokov oTouyawons siouywyr, introduction générale et élémentaire à l'Évangile; Mai a retrouvé quelques fragments des livres 1, rv et x?.

Le Kara Mugreliov, en deux livres, est une défense de la décision du concile semi-arien (Constantinople 336), qui avait condamné Marcel d’Ancyre pour sabellianisme : Eustbe rapporte les erreurs de Marcel. Dans les Lleopù Tics éxxamoruotixis Osokoyius noùs Magxélhor &eyyor, en trois livres, il les réfute. Ces deux ouvrages contre Marcel d'Ancyre sont conservés.

D'un IIsoù Toù nacyæ, composé à la demande de Constantin {Vita Const. 1v, 35), il subsiste un fragment retrouvé par Mai‘.

On connaît quelques discours d’apparat prononcés par Eusèbe : celui de la dédicace de la basilique édifiée par Paulin à Tyr (315*) inséré dans l’Aist. eccl. (x, 4); celui de l'ouverture du concile de Nicée (325), perdu; celui de la dédicace de la basilique de l'Anastasie à Jérusalem (335), perdu. Nous possédons intégralement le discours composé (335 ou 336) pour les tricennalia de Constantin, Æ6yoçg Touuxorrustmouxos, plus connu sous le titre de De laudibus Constantini; et en syriaque,

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