‹ Anciennes littératures chrétiennesChapitre 36 sur 63 · KRUEGER, p.245. ACL, t. I, p · texte numérisé non relu

KRUEGER, p.245. ACL, t. I, p

. 2, Nous avons résumé DUCHESNE, Org, du culte chr. p. 272-9.

rologe d'Orient », lequel a été constitué entre 363 (date des saints les plus récents qui y figurent) et 412 (date du ms.). Ce martyrologe d'Orient a comme source la Svruywyn d'Eusèbe pour les temps antérieurs à Dioclétien, son Lleoi Tor êv-[ukmotiry uuot. pour les martyrs palestiniens du temps de Dioclétien, d’autres passions aussi qu'il y aurait intérêt à identifier, et enfin des calendriers locaux (Antioche, Alexandrie). Le texte syriaque et le texte du Martyrologe hiéronymien permettent de reconstituer le martyrologe d'Orient d'original grec, lequel semble avoir été compilé à Nicomédie et par une main arienne!.

Après les passions authentiques, les légendes : une littérature touffue où se confondent les remaniements tardifs de passions anciennes, les récits de miracles, les fictions pieuses, les compositions érudites : le tout constituant au X° siècle, la collection dite de Syméon Métaphrastes, dont l'étude critique est encore à faire. Pour les hagiographes du IV° et du V° siècles, on peut indiquer des groupes et des auteurs. Des groupes : nous avons cru pouvoir distinguer une hagiographie arienne dont la biographie de Parthénios de Lampsaque par Crispinos d'Héraclée est un spécimen : catholique et plus important serait le groupe des martyrs de Perse dont les passions se rattachent plus ou moins au Livre des martyrs syriaque de Maruthas de Maiperkat composé dans les premières années du V° siècle. Des au-. teurs : on a une très précieuse biographie de Por-

1. Le texte grec du « Martyrologe d'Orient » est reconstitué par De Rossi et DUCHESNE dans leur édition du Mart. hier. (Acta ss. novembr. t. II. Bruxelles 1894) : les deux éditeurs ont publié parallèlement le syriaque et le latin et dans une troisième colonne restitué par conjecture le grec. HARNACK, indépendamment, avait signalé la relation du texte syriaque et du Mart. hier. et conclu à la préexistence d’un martyrologe grec. formé à Nicomédie entre 363 et 381, Theol, Lileratwrz. t. XIII (1887), p. 350.

phyrios qui fut évêque de Gaza par son diacre Mare, et une biographie du moine Hypatios (+ 446) de Chalcédoine par Callinikos, son disciple. Mais le plus beau temps de l'hagiographie sera le VI® siècle, avec Cyrille de Scythopolis, et encore Paul (de Betelia) Théodore de Pétra!.

= 4. La Biblioth. hag. gr. des Bollandistes (Bruxelles 1893) est un inven- . taire des passionsetdes vies grecques imprimées. Les Bollandistes travaillent à un Catalogus codd. hagiograph. gr., dont le premier volume, inventoriant les mss. hag. gr. de la Bibliothèque Nationale (Bruxelles 1896), a paru. KRUMBACHER, p. 176. P. BATIFFOL, « Étude d’hagiographie arienne, Parthénios de Lampsaque » dans la Rôm.Quartalschrift, t. VI (1892), p. 35. A. EuruarD, Die Legendensammlung des Symeon M. und ihr ursprünglicher Bestand (Freiburg 1897). Marci diaconi de vita Porphyrit episcopi — Gazensis (Leipzig 1895), Callinici de vila sancli Hypatit liber (Leipzig 4895), deux études publiées sous la direction d'UsENER. Les Analecta bol- : landiana donnent en chacun de leurs numéros un bulletin des publi- = cations hagiographiques.

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