GPG, L XXXI (édition des Mauristes
munis » ; un autre {lo0c Tv magbévor, signalé aussi par Gennadius, on a en latin ces deux derniers traités dans le Codex regularum de Benoit d'Aniane. Jérôme rapporte que Rufin avait traduit en latin, outre les livres Ld virginem et Ad monachos, des Sententiae ITeoi dra- Oelac (Epist. cxxxu7, 8), qui est le même que le Torxata LOVUYOY TQGYUÜTUY TÈ WTiu Que nous avons en grec. ces divers écrits ont été beaucoup lus chez les Grecs, mais l'origénisme reproché à Evagrios y marque peu !. Marc l’'Ermite (Mégzoç movay6g), vraisemblablement disciple de saint Jean Chrysostome, a dû être abbé d'un monastère à Ancyre et contemporain du concile d'Ephèse. Son opuscule Adversus nestorianos a du être - publiéen 430 ou 431 et estcurieux comme « variété théo-
connu de Marc huit opuscules ou -467or doxmrixot, en partie sous forme de dialogues, et un livre Tods Mesh
riaque?.
Le livre célèbre que l’on intitule Lloûc Audoor iorogie que l'on attribue à Palladios, le biographe de saint an Chrysostome, a dû être publié en 420. Il est dédié un Lausos, officier de la cour impériale. Pour une arge part, il dépend du pseudo-Timothée; mais n’a- » t-il pas encore d’autres sources et quelle est l'unité de #4 ensemble existant? Telle qu'elle est, l’Æéstoire lau- » siaque est une série de notices formant une suite de
4. CPG, t. XL, p. 124 (textes de CoTELtER, Paris 1686). O. ZOECKLER, Evagrius Ponticus seine Stellung in der altchr. Lit. und Dogmengeschichtes (Munich 1893). BARDENHEWER , D. 293. 2, CPG, &. LXV, p. 903 (d'après GazLanDi). — J, KuNZE, Marcus Eremila 4 (Leipzig 4895). Theol. Literaturz. t. XX (1895), p. 660.
descriptions animées et détaillées de la vie ascétique en. ses principaux foy ers, l'Égypte, la Palestine, la Méso- | potamie, la Syrie, sur la fin du IV° siècle. On en a le … texte grec, une version latine ancienne en trois versions,
une version copte !. Le.
$ 7. — Poésie.
Nous avons vu se produire au Il° siècle et au II des. essais de compositions lyriques chrétiennes, dont les psaumes gnostiques pourraient donner l'idée. Cette # poésie lyrique émigrera dans la littérature syriaque : les églises grecques, dans leur liturgie, s’en tiendront M au psautier davidique heenent du moins jusqu'à * Justinien. Un canon du concile de Laodicée (can. x), M
au IVe siècle , interdit de chanter à l'église des can. LS) Ÿ yakuoës, des « psalmi plebei, » ce que nous appelle- F; rions des cantiques. Seuls les Ariens et les Apollinaristes en ont, et ils ne nous sont point parvenus. Toute poésie chrétienne est ainsi condamnée à être un exercice de lettré, et rien de plus. Tel est bien le caractère des compositions poétiques des Apollinaires et de Gré- « goire de Nazianze : langue, métrique, manière, tout est empruntéaux classiques. L’imitation mème devient plus, ; stricte à mesure qu'on avance : Méthodios est bien plus M irrégulier que Grégoire de Nazianze, Apollinaire ren-«* chérit sur Grégoire, Synésios n’est plus qu'un illisible. :
1. CPG, t. XXXIX. E. AMÉLINEAU, De hisloria lausiaca (Paris 4887). On - 4 annonce de dom C. Burcer, Hisloria lausiaca, a critical discussion of the documents together with various notes on early monachism in Egypt. E (Cambridge...) — Pour le dialogue sur la vie de saint Jean Chrysostome, CPG, t. XLVIT, p. 5, tout est encore à faire, et l’on ne sait même pas si
le Palladios dont il porte le nom est le même que le Palladios del Histoire à lausiaque. BARDENHEWER, art. « Palladius » du XL. 4
pédant. La poésie chrétienne est prisonnière des formes métriques et littéraires de l’hellénisme classique et s’alanguit dans un alexandrinisme sénile et indigent, Dont Eudocie et Nonnos sont les purs produits ! É dani la révolution se prépare qui, en brisant ces formes mêmes, va donner naissance à une poésie nouvelle, la poésie rythmique des mélodes byzantins.
Synésios (Zuréouo), originaire de Cyrène (ca. 375), est un bel esprit formé à Alexandrie dans le milieu platonicien où régna Hypatie. En 397, les cités de la - Pentapole l'ont chargé de porter en leur nom une eouronne à Arcadius; en 409 les chrétiens de Ptolémaïs . lui ont demandé d’être leur évêque; passé 416 tout indice biographique disparaît de lui. Un patricien infatué - de descendre sinon d'Hercule, du moins d’Aristhène - qui amena les Doriens à Sparte: un pédant qui se pique d’imiter toutes sortes d'auteurs et d'écrire tous les dialectes, y compris le dorien; un sophiste romanesque qui qualifie Hypatie d'âme divine, tel est l’homme dont les fidèles de Ptolémaïs ont fait leur évêque par . estime de ses facultés de gouvernement, et que les - humanistes ont exalté pour ses exercices de rhétorique. + — On distingue dans son œuvre écrite les pièces où l'on ne trouve aucune trace de christianisme et que l'on attribue sur ce critérium à la période séculière de la vie de Synésios : un discours à Arcadius sur la royauté (a. 397*), un discours sur un astrolabe (a. 399), : des « discours égyptiens » ou sur la Providence (a. 400*), un éloge de la calvitie, en souvenir de l'éloge de la À dure de Dion Chrysostome, un traité des songes, un autopanégyrique intitulé Dion (a. 404*), par allu- sion à Dion Chrysostome. A l’épiscopat appartien- draient deux fragments de déclamations décorées du titre baroque de Karaordoei, l’une se rapportant à une
irruption de barbares en Pentapole (a. 412*); l'autre contenant l'éloge du préfet de Pentapole, Anysios (411*). … : Aux deux périodes appartiennent les épitres (399-413), au nombre de cent cinquante-six, « d’une grâce et . suavité de style, et d'une vigueur et densité de pensée » que Photius (cod. 26) admirait trop : on y peut glaner nombre de détails intéressant la vie en Pentapole au. Ve siècle. Synésios parle de compositions poétiques de sa façon, des tragédies, des comédies, des poèmes | sur la chasse : rien ne s'en est conservé. Mais nous | avons dix hymnes; les quatre premières seraient an » térieures à l’épiscopat; les autres sont d'un caractère indécis entre le christianisme et le paganisme. Synésios \ a si peu pensé à faire des hymnes populaires qu’ il Œ 3 a écrites en dialecte dorien !! :
Évagrios, en son /ist. eccl. (1, 19) mentionne deux poètes chrétiens contemporains de Théodose IT (408. 450), l'un Kaavdiar6ç, l'autre Kdgoc Le premier ne serait … autre que le poète latin Claudius Claudianus, sous le nom de qui, en effet, on a des épigrammes grecques et … deux fragments d’une Gigantomachie?. Le second, dont … évagrios (2. ce.) fait un préfet du prétoire et aussi le commandant des milices d'Occident au moment de la prise de Carthage par les Vandales (a. 439), est … le même que Suidas {s. ».) présente comme un préfet du prétoire, poète estimé de l’impératrice Eudocie. À la disgrâce de celle-ci, le poète fut relégué à Kotyæ on en Phrygie dont il fut élu évêque. Il était originaire .
CPG, t. LXVI (reproduit lédit. du P. Peru, celle de Paris 4633).
. DRuox, Œuvres de Synésius traduites en français (Paris 4878). Nom= | 4
He travaux sur Syn. rapportés par BARDENHEWER, P. 334 T. HALCOMRB pi « Synésius » du DCB.
2. CPL, t. LIN, p. 789. Mieux dans l'édition de Claudien des Monumenta
Gr maniae, par Birr (Leipzig 1892). Be
DATI HANASE 7 | JUSTINIEN.
de D nopolis en Égypte. La Chronique pascale (CPG, xcn1, p. 809) le fait évêque de Smyrne et rapporte = sur lui une fable ridicule empruntée à l'historien Priskos le Thrace. Rien ne s'est conservé de ses CORPOSHOE poétiques.
L'impératrice Eudocie, la femme de Théodose II, n'a pas seulement laissé le souvenir de la plus romanesque des destinées : elle fut par surcroît un bel esprit, ainsi qu'il convenait à la fille d’un sophiste athélien. Socrates (vir, 22) mentionne les poèmes épiques w’elle fit sur les campagnes de son mari; Zonaras lui attribue des « centons homériques »; Évagrios nous la montre prononçant un discours à Antioche. Photius (cod. 183) a connu d'elle une Merapouoic Ty Oxrareëyov, qui était une mise en vers épiques des huit premiers ivres de la Bible, travail jugé par Photius un pénible chef-d'œuvre de mot à mot. D'après Photius (cod. 184), Eudocie avait mis semblablement en vers les prophètes Zacharie et Daniel, et avait composé un poème épique en trois livres sur saint Cyprien et sainte Justine 1... Nonnos (Nérroc), de Panopolis en Égypte, est mieux encore que Synésios un représentant du dernier - alexandrinisme! On le date du commencement du Ve siècle. Il est l’auteur d'un poème épique sur Dio- É. nysos, ÆAovvoraxd, et, croit-on, d’une traduction en vers hexamètres de l’évangile selon saint Jean, que nous à possédons ?. è
Pendant que les lettrés s'épuisent dans ces exercices * D ue la poésie nouvelle apparaît. Le"Yuroc À éomequroc et le Mois napbéyovs de saint Grégoire de
4. CPG, t. LXXXY, p. 832. À. Lunwicu, Eudociae Aug. carminum reliquiae (Künigsberg 1893).
2. CPG, t. XL, p. 749 (texte de Hernsivs, Leyde 1627). BARDENHEWER, art « N. aus P.» du KL. ;
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Nazianze sont les premiers spécimens de cette poésie :
fondée sur l'accent tonique et non plus sur la quantité. Ces deux pièces « se composent de longues lignes de quatorze à seize syllabes, qui se partagent en deux demi-lignes d'un nombre différent de syllabes; la quantité et la cadence sont absolument négligées, mais la syllabe pénultième de la seconde demi-ligne doit être une syllabe accentuée. Nul doute que ces deux pièces appartiennent à la poésie rythmique » (Krum-