KRUEGER, art. « Asterius » de RE
| ne.
Aétios a été médecin à Antioche avant d’y être fait Ë diacre vers 350; c’est un aristotélicien, l’intime du césar … Gallus, le maître d'Eunomios. Banni sous Constance, fait évêque sous Julien, il meurt à Constantinople vers. 367, déposé mais puissant encore. Pour Aétios comme pour Arius, il semble que ses partisans aient fait un recueil de ses lettres, recueil que saint Basile a connu {De Spiritu s. 4) et aussi Socrates (17, 35) . Épiphane a. inséré (LxxvI, 11) un ovyrayuarior d'Aétios, recueil de FONDS sept propositions portant en titre Ileoi dyev= : vnTov OEoÙ xaù yerrmrod. Épiphane lui attribue « trois. cents autres pareilles propositions ». L'opuscule con- .servé par Épiphane est de première importance pour l’histoire de la dialectique théologique. È Eunomios, originaire de Cappadoce, diacre à Antioche, secrétaire d'Aétios et son disciple, comme lui aristoté-” licien, a été fait évèque sous Julien, puis banni, il meurt oublié vers 395. Il est le porte-parole de l'ano= méisme : c’est lui que réfutent les controversistes. Pho=u lius (cod. 138) a possédé un recueil de quarante lettres de lui, dont parle aussi Philostorge (x, 6). Socrates (1v; 7 signale un commentaire de Pépiie aux Romains, en. sept rouoi, mentionné aussi par Suidas {s. v. Eéréuoc). Lettres et commentaire sont perdus. Nous avons une: ee aiorews d'Eunomios, celle dont parle Socrates . 10) comme ayant été soumise à Théodose en 383 ie existe en plusieurs mss. et a été publiée par Valois dans une note de son édition de Socrates. Nous avons mieux encore, l’’Æxoloynrixdc d'Eunomios, le traité dont + saint Basile à fait la réfutation, et que Photius (cod: È 137) a possédé : Fabricius en a publié le texte. À. la réfutation de saint Basile, Eunomios répondit par une °ÆAnoloyiu rio énokoylus postérieure à la mort.
de Basile (379), et dont on a des fragments dans LE 5%
FA
» réfutation qu'en a faite saint Grégoire de Nysse!.. » Acace |” Axéros) est le successeur d'Eusèbe sur le siège de Césarée (340*-366*). Jérôme (Vzr. inl. 98) lui - attribue un commentaire sur l'Ecclésiaste en dix-sept « volumina », plus six autres volumes ovuutaror,
- sujet non indiqué. Socrates (11, 4), qui a connu de nombreux livres d’Acace, mentionne une biographie composée par lui de son maître Eusèbe. Philostorge (1v, 12) lui attribue la plupart des écritures du synode de Consantinople de 360. Épiphane (Lxxir, 25) lui attribue le formulaire du concile de Séleucie (&. 359), dont il donne le texte, et il cite (Lxxir, 6-10) plusieurs passages d'un raité Tloûs Mogrslhor, savoir contre Marcel d'Ancyre. Tillemont pensait que le De fide adversus Sabellium, tribué à Eusèbe de Césarée, et que l’on a publié en atin seulement, étaitun ouvrage d'Acace : improbable Loofs). Jérôme (Æpist. oxix, 6), citant un passage d’Aace sur I Cor. xv, 5, emprunté au livre IV° des Séumur Eprpuere, met l’auteur au nombre des savants ‘xégètes, nommément Origène, Eusèbe, Théodore, Apollinaire ; et de fait on relève des fragments de lui dans les chaînes, que personne n'a encore pensé à réumir 2.
Théodore, évêque d'Héraclée en Thrace {+ 355”), un homéen, est présenté par Jérôme comme un écrivain élégant et net, «magis historicae intelligentiae » Vür. int. 90), c'est-à-dire un exégète littéral : il se ratche par là à la tradition de Lucien. Jérôme connaît de
1. CPG, t. XXX, p. 855, pour l’érod, FaBricius, t. IX, p. 210.
L 2, Le texte du De fide dans CPG, t. XXIV, p. 1047 (édit. de SIRMOND,
ris 4643). TILLEMONT, t. VII, p. 62. BARDENHEWER, p. 223, le réclame pour
Eusèbe d’Émése, Loofs, art. « Acacius » de RE, ÿ FA. }
saint Paul, et du psautier. L'œuvre exégétique de Théo- . dore est perdue, à l'exception des fragments qu'on en. trouve très nombreux dans les chaînes : on n'a pas … encore pensé à les étudier. Mai a publié une série de” fragments sur Isaïe, d'après une chaîne !.
Eusèbe, évêque d'Émèse en Phénicie (+ 359), un. macédonien, est qualifié par Jérôme (Vir. él, 91), de rhéteur élégant apprécié de ceux « qui declamare volunt », lui aussi « magis historiam secutus ». Lui aussi se Piiache à la ue de Lucien. Épiphane (LXVI, à 21) le cite parmi les auteurs qui ont écrit contre les Mac à nichéens. Au rapport de Jérôme (7. c.), il avait éerit d’in- N nombrables livres, dont les principaux étaient un Ad-… versus tudaeos (mentionné aussi par Ebedjesu), un. Adversus gentes, un Adpersus novatianos, un com- î mentaire en dix livres sur lépitre aux Galates, une série de petites homélies sur les Évangiles. Ebedjesu Fi des Quaestiones in Vetus Teste mena Rien n'en subsiste plus, à l'exception de fragments tirés des chaînes ? 34 Lee évèque de Laodicée (+ post 360), un macé= donien, était l’auteur d’une biographie d'Eusèbe d'Emèse, que Socrates (11, 9)a résumée en une trentaine de lignes. Epiphane (£xvr, 21) le cite parmi les écrivains qui ont polémisé contre les Manichéens. Autant en fait Héra=" klianos, cité par Photius (cod. 85). Dräseke croit re trouver ce traité dans une partie de celui de Titos de Bostra sur le mème sujet. Athanase (De synod. 17) et %
EE
4. CPG, t. XVIII, p. 1807 (texte de Mai, et t. XXIX, p. cov (diss. du P. M GARNIER). S
2. CP&, &. LXXXVI, p. 510 (textes suspects). J. Aucusrr, In Euseb. d Em. annotationes (Elberfeld 1829), est réimprimé ibid. p. 463, — On sait que les nombreuses homélies latines qui portent le nom d’Eusèbe d’E. à appartiennentà la littérature gallicane (Faustus de Riez, Césaire Are à etc.) BARDENHEWER, P. 222.
ozomene (1v, 13) ont connu des lettres de Georges # Basile, évêque d’Ancyre (+ post. 360), encore un macédonien, avait écrit contre Marcel d'Ancyre et aussi un De virginitate. Jérôme {Vér. int. 89) ajoute : « et nonnulla ba ». Athanase {De synod. 41) lui attribue un Jleoi micrewsc.
Lucius (Æ4oëoçs), clerc alexandrin passé à l’aria- … nisme, à été intrus évêque d'Alexandrie en 361 et s’y : maintient jusqu'en 378 où il est expulsé : réfugié à Cons- * tantinople, il en est chassé en 380 et l’on perd sa trace, » Jérôme {Vér. énl. 118) a connu de lui des lettres festales, - « solemnes de pascha epistulae », et « pauci variarum n Rppotheseon libelli ». Un fragment d’un ic T0 nüoyu - est cité de Lucius dans les actes du concile de Latran | de 649, fragment de quelque lettre festale ?.
On de enlatin, mais s traduit du gr se un commen-
Bent strips à On gène Pie a fait Éerver sn ce - commentaire était une œuvre arienne ; ilresterait à cher- > cher si c'est l’auteur grec ou le traducteur latin qui a - arianisé, et à leur assigner à tous deux une date. — Il . existe un autre commentaire sur Job, en grec, et dont + l’auteur anticonsubstantialiste déclaré, semble se ratta- - cher à l’école de Lucien : le texte grec est inédit, il n'y a d'imprimé qu'une traduction latine moderne. — Lecommentaire sur saint Mathieu attribué à Chrysostome, Opusimperfectum in Matihaeum,estune œuvre arienne et latine, qui ne paraît pas postérieure au milieu du Ve siècle et peut avoir pour auteur l’évêque africain arien Maximinus *.