DRAESEkE, Paltrist. Untersuch. p
2, MaNsi, t, X, p. 4114.
3. CPG, t. XVII, p. 874, pour l’Anonyin. in Iob. Huer, Origeniana L [ibia.], p. 1273.
Titos fut évêque de Bostra (+ 375*). Sa présence au. synode réuni à Antioche par Acace en 363, sous Jovien + (Socrat . 1, 25), donne lieu de croire qu'il était du « parti homéen. 11 mourut sous Valens. Jérôme (Vzr. int. 102) lui attribue de « fortes adversum anicha80 libros », et encore « nonnulla volumina alia ». Sozo- $ mène {v. 15) parle d’une lettre adressée à l’empereur « Julien : nous ne l'avons pas. Mais le traité en quatre M livres contre les Manichéens s'est conservé intégrale= g ment en syriaque; on en a les deux premiers He et Ê une partie du troisième en grec. Titos est souvent cité M dans les chaînes grecques, citations qui mériteraient + qu'on les étudiàt!. à ï 13
€ $ 3. — Les Apollinaristes.
Le nom d'Apollinariste est donné au parti d’ ApOles naire (‘ÆroMväouoç) de Laodicée, dont l'enseignement 4 sur l'union du Logos au corps et à l'âme du Christ 2 été le premier avant-coureur du nestorianisme. KR: Le père de notre Apollinaire S appelait aussi Apol-. ÿ linaire : il était alexandrin et enseigna la grammaire d'abord à Béryte, puis à Laodicée Fe Syrie, où il fut nn fait prètre?., Georges de Laodicée l'excommunia avee
- A4, DE LaGanDr, Titi B. contra Manichaeos lib. IV syriace se 4859). In. Titi B. quae ex op. contra Man. servata sunt gr. (Berlin 1859). CPG, t. XVI, p. 1069 (Y joindre PrrrA, Anal. sacra, t. 1, p. 50). — J'Ora=. tio in ramos palmarum (CPG, t. XVIII, p. 1263) est « très douteuse 15 (BARDENHEWER, P. 248). E. VENABLES, art. « Titus » du DCB.
2. Sozomène (V, 18) attribue à Apollinaire de L. un poème en vers hexa- | mètres sur «l'archéologie biblique », l’histoire sainte jusqu’à Saül, en vingt-quatre chants; il lui attribue aussi des « comédies à la manière de Ménandre », des tragédies à l’instar d’Euripide et des hymnes à l'instar de Pindere; il met ses compositions très au-dessus des modèles anti. ques! Ces compositions dateraient du temps où Julien prétendit inter- "
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D'ATHANASE À JUSTINIEN. Sos on
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son fils : on sait mal pourquoi (Sozom. vi, 25). Dès ce # moment, lattachement des deux Apollinaire àsaint Atha- nase et au parti nicéen paraît avoir été public (#brd.). __ En 362, le jeune Apollinaire, de lecteur était devenu - évêque de Laodicée. En 374, Jérôme vint étudier auprès de lui. C’est peu après, semble-t-il, que sa doc- trine commença d'inquiéter l’orthodoxie; la date reste …. cependant indécise. Condamné à Rome sous Damase - (377 et 382), à Antioche (378), à Constantinople (381), il dut mourir avant 392. Le souvenir d'Apollinaire est - resté celui d’un homme d’une culture hellénique con- sommée jointe à une forte dialectique (Epiph. Lxxvr, 24) : l'arien Philostorge (vur, 11) le met au-dessus de saint Basile et de saint Grégoire de Nazianze « pour la science sacrée ». Les historiens modernes en font un des théologiens les plus pénétrants de son temps. Jérôme {Vér. nl. 104) lui attribue « in Sanctas Scripturas innumerabilia volumina ». Et, de fait, on trouve de lui dans les chaînes nombre de fragments exégéliques sur les Proverbes, Ezéchiel, Isaïe, l'épitre aux Ro- … mains, d'une exégèse « sobre, intelligente et qui s’ab- » stient d’allégoriser » (Krüger.) Jérôme encore mentionne
fs
dire aux chrétiens les écoles et les auteurs helléniques. Socrates (111, 46) distingue entre les deux Apollinaire : le père aurait mis les « livres de Moïse » en vers hexamètres, et il aurait fait sur d’autres livres du Vieux Testament des poèmes en vers hexamètres, et des tragédies; quant au fils, il se serait contenté de mettre le Nouveau Testament en dialogues à la manière de Platon ; Socrates ajoute que ces compositions «sontcomme si elles n’existaient pas ». L'information de Socrates et de Sozomène . n’est pas, croyons-nous, de première main : ni l’un, ni l’autre n’a lu les : . poèmes des Apollinaire, poèmes dont rien ne subsiste.
La paraphrase du psautier, en vers hexamètres, qui porte le nom d’Apollinaire (CPG, t. XXXIHII, p. 1313) est-elle d’Apollinaire? Nous ne croyons pas qu’on l'ait prouvé. Dräseke, qui en défend l'authenticité, atà tribue aussi à Apollinaire la paraphrase de l’évangile de $. Jean de Nonnos de Panopolis. Quant au Xo10T0$ HÉOY&y, centon du XI° siècle,
Dräseke est seul à l’attribuer à Apollinaire. [ÈS 16.
ses « Adyersus Porphyrium triginta libri, qui inter-
cetera opera eius vel maxime probantur » ; et Philostorge (vur, 14) les estime très supérieurs aux écrits d'Eusèbe et de Méthodios sur le mème sujet. Sozomène (v. 18) connaissait un “Yxrèo dhmbeiac, apologie
contre Julien et les philosophes grecs, où « il montrait
l'indécence de leurs erreurs sur Dieu sans tirer aucun témoignage des Saintes Écritures ». 1l écrivit encore, nous apprennent Jérôme (Vzr. intl. 120) et Philostorge (vu, 12), une réfutation de l’?4xokoynrixûc d'Eunomios. Jérôme a connu {Vér. int. 86) un écrit contre Marcel d'Ancyre. Tous ces ouvrages sont perdus. — Dräseke, il est vrai, a cru retrouver le ‘Yrèo dAnOeiac dans la Cohortatio ad gentiles du pseudo-Justin. et le traité contre Eunomios dans les livres IV et V du Xar Evroutov de saint Basile : mais ces identifications ne sont pas justifiées. Les ÆAdloyo neo tie dylag Toutdos du pseudo-Athanase, que Dräseke attribue aussi à Apollinaire, n’ont pas plus de chance d'être de lui.
Grégoire de Nysse, dans sontraité Contre Apollinaire, cite un certain nombre de fragments du livre d'Apollinaire ÆArodaliç negè Te Ueluc cagxwoewc, traité de l’in- ‘arnation, dont on a d’autres citations dans Théodoret, Euloge, Justinien, etc., et que Dräseke a essayé de res-
lituer. — Par l’auteur de l'opuscule Adypersus fraudes
apollinaristarum [CPG,{. LxxxviI, p. 1948) on savait que Apollinaristes et Monophysites avaient mis, pour en assurer la circulation, des écrits d'Apollinaire sous le non de Grégoire le Thaumaturge,d’Athanase, du pape Jules : le P.Lequiena.le premier, établi qu'Apollinaire était l'au-
teur du Kaurd uégos niotis, petit traité sur la Trinité et
lincarnation mis sous le nom de Grégoire, et qui à dù être composé soit en 390 (Caspari), soit vers 375 (Dräseke). Il faut en dire autant du Lleoù ougxwoeue attribué à
saint Athanase (CPG, t. xxvur, p. 25) et dont Dräseke ait un fragment d'une lettre d Apollinaire à l’empereur on: autant du Lesoi tic &r Xacti Ev6rproc atribué au pape Jules (CPL, t. var. p. 873); autant des ettres prétendues du pape Jules sur l'union de l’huma- … nité et de la divinité dans l'Incarnation (Jaffé, n° 190- » 194); autant du Zlooc Todc xurû Tc Osiug Toù 16yov ouoxwoewc aywombousrovc (CPL, t. vx, p. 876), attribué au = au pape Jules. — Mais l’Exbsoic meoù Tic 6060d6€ov w miotrews du pseudo-Justin, que Dräseke réclame pour Apollinaire , ne paraît pas lui appartenir !. On connait quelques disciples d'Apollinaire. Vitalis (Birdluoc) , prêtre puis évêque schismatique à Antioche du temps de Mélèce, avait encore des Es à Antioche au début du V® siècle (Sozom. vr, 25) : Dräseke éclame pour lui les ?4vubeuariouoi n neo niorecws repu- - Àcua 16° du pseudo-Grégoire le Thaumaturge, œuvre > d’ailleurs apollinariste. — L'auteur Adpersus fraudes apoll. cite un fragment d'un livre apollinariste
Tlods roc Léyorrag pacrew muûac ouooËcior TO cou TO . Oex, qu'il attribue à un certain Valentin (Ovwiertivos) dont Euloge (Photius, cod. 230) cite une proposition d'un ncoky sitisme violent. Il cite aussi un Polémon - (Iokéuwr), dont Euloge (£, c.) rapporte une proposition » analogue à celle de UE Timothée [évêque?] de Pbéiyie est mentionné aussi par l'Adpersus fraudes
. apoll. : il était auteur d'un livre, dédié à un Homonios
4. J. DRAESEKE, Apollinarios von L. sein Leben und seine Schriflen - (Leipzig 1892), reproduit en appendice les textes qu’il a eru pouvoir revendiquer pour A. : « Apollinarii quae supersunt dogmalica ». CASPARI Alle undneue Quellen, p.65, pour le Kat juéoos miotis. Mar, Nova PP; É bibl. t. VI, pour les fragments exégétiques. KRüEGER, art. « Apollinaris »
de la RZ.3 BARDENNEWER, p. 22%. Theol. Lileraturz. t. XVII (1892), f ps 646.
évêque, et dont l'Ado. fraudes fait quelques no : in même temps qu'il nous apprend que les Apollina=… ristes, soit à Antioche avec Vitalis, soit « en d’autres” villes », eurent leurs évèques à eux et leurs églises, So= 3 zomène (vi, 25) marque qu'ils adoptèrent des rites dif- | férents de ceux des catholiques, et notamment qu'ils eurent, au lieu des psaumes traditionnels, des cantiques de l'invention d’Apollinaire, assure-t-il. I n en. reste rien.
$ 4. — Les Cappadociens.
Depuis Nicée, l'Orient est en détresse, attardé à la à recherche d'une formule non consuRs et Constantinople foyer de l’arianisme officiel, Antioche paralysée par le schisme, Alexandrie engagée trop personnellement, sont impuissantes à promouvoir la re=… naissance catholique. C'est de la Cappadoce qu'elle va. venir. Ce succès que Théodose décide, que le concile œcuménique de 381 consacre, en refaisant l'unité après un demi-siècle de luttes, sera une œuvre de politique ù ecclésiastique, et aussi le fruit d'un esprit de modération théologique habile à concilier la tradition et l'ortho=« doxie à la culture hellénique et la science origénienne : politique et théologie caractéristiques de nos Cappa- Es dociens.
Basile (Baotasuog), fils d'un chrétien de Césarée si Cappadoce, né en 331*, mort en 379 (1° janv.), a a
M ri
sd
par les écoles de Césarée, de Constantinople, d’A= thènes : à Athènes (351-355) il s’est lié avec Grégoire de Nazianze et il a eu Julien pour condisciple. Retour
1. KRUEGER, {. ©. BARDENHEWER, /. €. Sur Vitalis, DRAESERE, Ft Untersuch. p. 78, et la diss. du P. LEQUIEN dans CPG, t. XCIV, p. 2
d'Athènes, il s'est fixé à Césarée pour y professer la hétorique. Puis épris d'ascétisme, il a visité l'Égypte, à Palestine, la Mésopotamie, et finalement il se retire dans la solitude, près de Néocésarée. Là Grégoire de - Näzianze vient faire de longs séjours : la Philocalre,
goire ensemble, atteste leurs études communes. Là Basile conquiert un ascendant exceptionnel sur tout ce - qu'il y a d’ascètes en Cappadoce et dans le Pont, tout un parti de fidèles nicéens. Là enfin (364) l’évêque de Césarée, Eusèbe, vient le prendre pour le ramener à Césarée et l’élever à la prètrise. Six ans plus tard (370), mais seulement après une élection laborieuse, Basile suceède à Eusèbe sur le siège de Césarée, grand siège - qui lui donne autorité métropolitaine sur la Cappadoce et sur le Pont, onze provinces. « Mais que d’entraves pour rallier à une exacte orthodoxie des esprits troublés par tant de luttes! C’est le schisme d’Antioche, … où la minorité se prévaut, contre Basile, de l'alliance . de Rome et d'Alexandrie. C'est l'opposition semiarienne, qui, délogée du terrain christologique propré- ment dit, se reforme pour attaquer la divinité du Saint- Esprit; c'est la corruption, l'indolence, la jalousie du : clergé, de l'épiscopat lui-même; c’est la froideur de = ses amis. Je ne parle pas de la persécution... Sa grande . amertume, c'est l’inutilité apparente de ses efforts. Ni 4 le schisme d’Antioche ne s'apaise, ni Rome ne croit à } Ja sincérité des alliés de l'évèque de Césarée. Damase . ne le comprend pas, et l'union des églises ne parvient pas à se faire. 11 meurt enfin, au milieu de ces luttes et de ces douleurs morales ! ». Théodose, Grégoire de
4. Ducuesxe, «L'église d'Orient de Dioclétienà Mahomet », extrait dela … Revue du monde cath. (Paris 1881), p. 16.
Nysse et Grégoire de Nazianze achèveront son œuvre.
Les Grecs ont fait de lui le seul des Pères à qui ils aient donné le surnom de « grand ». Peut-être faut-il voir là le bénéfice que Basile a tiré de l'exceptionnelle maîtrise de son style. Photius (codd. 141, 143, 191) le range parmi les écrivains de premier rang pour l'ordre et la netteté des pensées, pour la pureté et la propriété du langage, pour l'élégance et le naturel : Basile est pour lui l'écrivain classique. Les critiques modernes, moins sensibles à ces qualités de forme, se plaisent à admirer en lui l'équilibre de dons variés de spéculation, d'érudition, de rhétorique, et de gouvernement.
La théologie de Basile est à rechercher dans deux traités polémiques. L''4raroenrixts Toùd dnokoynrwxoù Evroutov, mentionné par Jérôme (Vér. int. 116), et antérieur à l’épiscopat de l’auteur, est pour les trois premiers livres une réfutation de l'Apologétique d'Eunomios, dont Basile produit le texte par citations qu'il réfute une à une, à la façon d'Origène contre Celse. On peut le dater approximativement de 363-4. Jérôme (Z ec.) parle d'un ouvrage sur le Saint-Esprit; nous Pavons encore, Lleoè Tov dyiov nreduaros, deux livres sur la consubstantialité de l'Esprit, dédiés à Amphilo= chios, évèque d'Iconium, et datant de 375.
Mais l’action aussi bien que la théologie et le meilleur de saint Basile est à rechercher dans sa corres-
pondance. Elle compte dans l'édition des Mauristes
366 lettres groupées en trois classes : lettres anté-
1. Les livres IV-V traitent ex professo de la divinité du Fils de l'Esprit : ils étaient suspects aux Mauristes, et « très vraisemblablement ne sont pas des. Basile, mais d’un auteur plus récent, qui toutefois a puisé
dans les écrits de S. Basile » (BARDENNEWER). Dräseke les a, sans mo-
tif décisif, réclamés pour Apollinaire. Ils seraient plulôt de Didyme, selon Krüger.
it
VE
D'ATHANASE A JUSTINIEN. Dr
rieures à l’épiscopat, la plus ancienne remontant à 357: lettres de l’épiscopat, 370-378; enfin lettres qu'il n’est pas possible de dater et lettres apocryphes !. L'œuvre exégétique de saint Basile est réduite à vingt-deux homélies. En première ligne, les neuf cé- lèbres homélies Eic Tir E£umuesgor, commentaire de + l'œuvre des cinq premiers jours de la Genèse : ce sont …. des homélies prêchées à l'église au cours du caréme, + pour une part improvisées, populaires mème, Elles - datent de la prêtrise de Basile, on ignore l’année pré- » cise. Elles ont été imitées par saint Ambroise dans son. — propre /exaemeron (ca. 389), et mises en latin par Eus- - tathius (ca. 440). En second lieu, les treize homélies sur Ex les psaumes : elles datent de la prêtrise de Basile et ont : été prêchées en des solennités liturgiques. Improvisées aussiet populaires, elles représentent une faible part de la prédication de Basile rien que sur le seul psautier 2. | Des nombreuses homélies sur divers sujets attribuées à Basile par les mss., les Mauristes en ont retenu seulement ao encore doutent-ils de l’authenticité de la seconde homélie sur le jeûne et du panépou de saint Barlaam. — D'un passage de Théoppfoncs (ad ann. 502) on a voulu conclure, à tort, que Basile avait écrit contre l empereur Julien un pamphlet - Portant le titre de Touywdiæ 7yovv noognrela Ts vèr XUTUOTUOEUG, qui aurait été composé vers 362-3. Si nous joignons les écrits ascétiques, que nous avons
1, Lettres apocryphes : la soi-disant correspondance de Basile et de Libanios vingt-cinq pièces; les lettres de l’empereur Julien et de Basile __ quatre pièces. Par contre, la correspondance de Basile et d’Apollinaire, - quatre pièces, a été réhabilitée par Dräseke.
2, Les Mauristes comptent treize homélies authentiques sur les psaumes, et rejettent les hom. Z* ën ps. XIV; IE in ps. XXVIIT; in ps. = XXXVII; in ps. CXV; in ps. CXXXII. À discuter la valeur des fragments sur les psaumes publiés par Prrra, Analecla sacra, t. I.
étudiés ailleurs, la liste des ouvrages de Basile est … selôse !: “È Grégoire (Lony6ouoc), frère plus jeune de saint La £ sile, a été fait par lui évêque de Nysse (Cappadoce) en. 371. Formé par Basile mème, il fut rhéteur un té avant d'être par Basile et Grégoire de Nazianze conquis « : à l'ascétisme, puis au hotes Déposé par les Arieñs (375) sous Valens, rétabli à l'avènement de Théodose, il assiste au concile de Constantinople (381) où il tt le triomphe posthume de la politique ecclésiastique de Basile. C’est aussi le point culminant de sa vie, comme . du rôle des Cappadociens. On ne connait que quelques 3 incidents du reste de sa vie; il dut mourir peu après 394. Si Basile représente plutôt la politique ecclésia des Cappadociens, Grégoire de Nysse représentera da= » vantage leur œuvre théologique. Mais chez Grégoire le bel équilibre de Basile est rompu. Grégoire plie sous = le poids de son érudition hellénique ou origénienne. % Du Pin lui reproche de mêler la pHlose à la théologie, d'expliquer les mystères ou les. devoirs par «les principes des philosophes », ce qui fait que « ses livres sont plus semblables à ceux de Platon et d'A= « ristote qu'à ceux des autres chrétiens, et qu'ils sont tout ensemble moins clairs, moins agréables, moins solides et moins utiles. On peut lui reprocher tout autant 4 d'avoir pratiqué Origène avec trop peu de critique, aussi bien pour ses principes d'interprétation allégorique ; que pour tels ou tels développements théologiques. … à Par là, la conciliation cherchée par les Cappadociens de d
4. CPG, t. XXIX-XXXII (reproduit admirable édition des Mauristes, — dom GarNIER et dom Maran, Paris 1721-30). — Les deux homélies (De mt- . sericordia el tudicio et consolaloria ad aegrotum) reproduites (1bid.) d’après MarrTuaArt (Moscou 1774) ne sont pas authentiques. — TILLEMONT,
IX, p. 285. BARDENHEWER, p. 252 et SUIV. —RAMSAY, « Basil of. C. » dans l’Za>. | posilor, 1896, p. 49. | ; À
l'esprit du IT siècle et de l’orthodoxie traditionnelle est précaire et provoquera la réaction antiorigéniste et intransigeante dont Épiphane et Cyrille seront les chefs.
L'œuvre de Grégoire est une façon de prolongement de l’œuvre de Basile. Elle comprend d’abord des écrits exégétiques. L’?4roloynnincc neoi Tic EEunuéoov est une suite à l’Æexaméron de Basile : Grégoire l'explique sur 4 plusieurs points où il a été mal compris et le complète … Sur d’autres qu'il avait négligés. Le Lsoù xuracxevic — rhgérov aborde l'œuvre de sixième jour que Basile . n'avait pas abordée. Les deux ouvrages datent de 379 et sont tous deux dédiés par Grégoire à son frère. Pierre, évèque de Sébaste. Le Second a été traduit en … latin par Denys le Petit (VI: siècle). Le Ileoù roù lou % Muioéo, ou de la perfection dans la vertu, un livre, - dédié à un Césaire inconnu, est de date imprécise, plu- . {tôt tardive. On en a trouvé des fragments grecs dans = des papyrus du Faioum. L'ouvrage en deux livres Eiç > ryv Emyqupyr Tor yaluwr où des titres des psaumes, - l'opuscule Leo Tic éyyacrouthov sur le traditionnel - sujet de la pythonisse d'Endor, une homélie indépendante sur le psaume VI, huit homélies sur l'Ecclésiaste Hi n'y a qu'une partie d'improvisée), quinze homélies sur le cantique dédiées à Olympiade de Constantino- . ple et que l’auteur n’a pas complétées, sont la contri- , bution de Grégoire à l'exégèse de l'A. T.— Sur le Nou- % veau, on a de lui cinq homélies sur l'oraison dominicale 4 {il en existe une version syriaque), huit sur les béati- » tudes, homélies de genre purement moral et dans « la - manière des orateurs qui abondent en paroles » (R. Si- Demon). Tel n’est pas le genre des homélies et des traités sur l'A. T. Grégoire est un admirateur de l'érudition et de la pénétration d'Origène, et son exégèse person: LITTÉRATURE GRECQUE, 17
CT CN Ep
nelle est toute dans la manière d'Origène : arriéré par là en un temps où l'on sentait davantage le prix du sens littéral et où l'on ne se faisait pas faute (lui-même nous
l'apprend, /n cant. proem.) de critiquer l'interprétation mystique, il allégorise pourtant et « jusqu’à ruiner k
lettre de l'histoire » (Tillemont, Bardenhewer). L'œuvre théologique de Grégoire a une autre portée que cette exégèse. Le 46yos xurnynrixds 0 uéyac; en quarante articles ou chapitres, est un exposé didactique de la doctrine catholique à l'usage des chrétiens qui ont à instruire les catéchumènes en répondant aux difficultés des païens, des juifs et des hérétiques sur la Trinité, la rédemption, les sacrements. — Le Zloûs Evréuor dvrioonrix0c, postérieur à la mort de Basile, est la réfu-
tation de la seconde apologie qu'Eunomios avait publiée
en réplique à lÆvurosnrixdc publié par Basile contre sa première apologie : ce traité en douze livres, dédié à Pierre de Sébaste date de 381* : défense de Basile contre les attaques d'Eunomios, défense de la consubstantialité contre l'arianisme, c'est l'ouvrage le plus con-
sidérable de Grégoire et le plus important de tous les :
écrits de controverse contre l’arianisme (Bardenhewer).
— Contre Apollinaire, Grégoire écrivit un ?Æyrigomri- |
x0ç noùç Tà Anolvagiov, un livre, antérieur à 383; et un Kara Arolwvagiov, un autre livre, celui-ci dédié à
Théophile d'Alexandrie. — Quatre opuscules sont con-
sacrés à la défense de la théologie de la Trinité, à un
point de vue plutôt apologétique et contre les païens :
le Llegè rod er sbvou tests Oeo%ç ; à Ablabios, ou qu'il n°y a pas trois dieux; le Jloûc Elimras neo Tor xow@r error; le Leo niorews, au tribun Simplikios, sur la divinité du Fils et de l'Esprit; enfin un leo ris Gyiue Touddoc, dédié à Eustathios de Sébaste, et dont on n’est pas d'accord pour savoir s'il est de Grégoire ou de
albescduss à dd à da ÉTÉ +
ra
- Basile. — Maï a retrouvé un Kuro AQEtov ai Za6ehkiov, et, contre les Macédoniens, un Zleoi roù dyiovnvetuuroc. — Le Tleoù puyis roi dvacréceus est un dialogue entre - Grégoire et sa sœur Makrina supposée à ses derniers moments, sur l'âme, la mort, la résurrection, la con- sommation finale. Le Ileoù siguaguéryns ou de la fatalité … est une apologie de la liberté humaine contre le fata- - lisme astrologique. Le ZlIeoù Toy rqriwr, où des enfants … qui meurent en bas âge, dédié à Hiérios préfet de - Cappadoce, est une apologie de la Providence : le jan- | : séniste Tillemont en est fort embarrassé.
Une série dopaseules ascétiques : un Zlsoi Toù ri to ‘ ATAMUANN dvouc 7 éxdyyekua, à Harmonios, traite de la “ vie chrétienne; un [soi Tehsw6rnrog, au moine Olym- - pios, de la perfection chrétienne; un Leo roù xura Oeûv - gxcrov, destiné à des moines, de la fin de l'homme. Le … Ilcoù rugberiug paraît être un livre de la jeunesse de Grégoire (ca. 371).
Les homélies et discours de Grégoire sont de médio- É cres compositions, pleines des défauts du temps, la : prolixité et le pathos (Bardenhewer) : c’est, selon Tille- À mont, avec beaucoup de raison que saint Sophrone de 4 Jérusalem l'appelle un fleuve de paroles! Signalons ses sermons contre ceux qui different le Éaptémes contre - les usuriers, sur la divinité du Fils et de l'Esprit (4. 383), : 4 sur sa propre ordination; des panégyriques de saint ; É tienne, de saint Théodore, des quarante martyrs de
Sébaste, de saint Ephrem; des éloges funèbres de Mé-
. Jèce d'Antioche (a. 381), de saint Ddsiles de la princesse
Pulchérie, fille de Théodose (a. 385), de l'impératrice
Flaccilla, sa femme {(&. 385). Une vie de saint Grégoire
de Néocésarée , une vie de Makrina. — Signalons enfin
un recueil de lettres, vingt-six seulement, d’un vif intérêt soit historique, soit moral, notamment deux let-
tres fameuses sur les fidèles qui vont en pèlerinage à Jérusalem !. 7% Amphilochios d'avocat est devenu évèque d'Iconium
(374-395*), le siège métropolitain de la Lycaonie. IL
était cousin germain de saint Grégoire de Nazianze. Il
est souvent cité dans la correspondance de saint Gré-
voire de Naz. et de saint Basile dont il fut l’ami : le De Spiritu sancto de ce dernier lui est dédié. Jérôme
{Vir. intl. 133), qui a pu rencontrer Amphilochios à.
Constantinople en 381, l’a entendu lire un traité « De Spiritu sancto, quod Deus et quod adorandus quodque
et omnipotens sit ». II ne reste rien de ce traité. Une.
au nom des évêques de Lycaonie (a. 377) aux évêques de Lycie (on en a le texte grec), a été rédigée par Amphilochios. — On a des citations de divers autres écrits
du même : de lettres sur des points de doctrine à Seleu-
cos, au diacre Pancharios de Side, aux fidèles de Syédra; de traités de controverse « Contre les Ariens », « Sur les écrits apocryphes dont font usage les héréti= ques », « Sur Isaïe », «Sur la génération selon la chair», « Sur le Fils-Verbe »; enfin de sermons sur divers textes christologiques de Mathieu, de Luc, de Jean. — Les « Tlambes à Seleucos » {ce Seleucos était un neveu de
épitre synodale sur la question macédonienne, adressée.
bi
1. CPG,t. XLIV-XLYI (collection très médiocre des textes publiés par.
FRONTON DU DUC, GRETSER, ZACAGNI, CARACCIOLO, KRABINGER, MAï). Pas encore
d'édition complète : tentatives de FORBESs, Gregorii nyssenti quae Supersunt, deux fascicules du premier volume seulement ont paru (1855,
1861) et de OELHER, S. Gregorii nysseni episcopt opera, rien que le tome.
premier (Halle 1865), cette dernière très insuffisante. Sur ces essais, :
comme sur les monographies récentes dont en Allemagne Grégoire a -
été le sujet, voir BARDENHEWER, P. 282.
Les quatre dialogues attribués à Césaire, frère de Grégoire de Nazianze (reproduits par CPG, t. XXXVIU, p. 851), sont pseudépigraphes (TILLEMONT, t.IX, p.701) : mais le Césaire (cf. Suidas, s. v.) et les dialogues seraient à étudier attentivement.
& régoire de Nains mais leur Siriaitions à A lochios est-elle mieux fondée ! ?
$ AE Diodore de Tarse et Théodore de Mopsueste.
= L'école d’Antioche, avec Lucien et les « Collucianistes », nous à présenté un premier groupe, « l'an- . cienne école », dont on peut reconnaître la tradition 4 ou l'influence chez les exégètes ariens. La « nouvelle école » va nous présenter un second groupe, celui-là orthodoxe de doctrine, plus fidèle que jamais à l'exégèse littérale. Le nicéen Eustathios (337*), avec son curieux traité sur la Pythonisse, en annonçait bien l'esprit : - Diodore de Tarse en est le maître incontesté : à son É école se forme Théodore de Mopsueste, l'exégète le plus . près du rationalisme que l'antiquité ait eu, et en même temps le théologien en qui Pélage et Nestorios ont pu trouver leur doctrine; à son école aussi se forme saint Jean Chrysostome, un exégèle encore, mais tout moraliste. L'allégorisme alexandrin a été ici . combattu par une critique érudite et grammaticale, # par un esprit positif où l'esprit demie se plait à - reconnaître un de ses procédés les plus chers, et que » trop de causes ont contribué à rendre stérile dans - l'antiquité.
__ Diodore (Æddwgoc) est devenu évêque de Tarse en Cilicie en 378*, et a dû mourir avant 394. Il a étudié à Athènes vers le même temps que saint Basile, puis 4 (ca. 350) a été chargé à Antioche, sa ville natale, de on
Le: À Es
4. CPG, t. XXXIX (d’après GALLANDI). FABRICIUS, {. VII, p. 373. LIGUTFOOT art. « Amph. » du DCB. Loors, art. « Amph. » de la RES.
la direction des doxyrfoue, dont il fait le foyer de l'ésprit nicéen et de la résistance à l’arianisme à Antioche, et qui sont en même temps qu'une confrérie d’ascètes une école : c’est là que viendront se former. Jean Chrysostome et Théodore de Mopsueste. Diodore est lié avec saint Basile; il prend part comme évêque au concile de Constantinople de 381; de passage à Antioche en 386*, il entend son propre panégyrique prononcé par Jean Chrysostome. Son activité littéraire compte parmi les plus fécondes, son autorité est comparable aux plus grandes : mais, plus encore qu'Apollinaire qu'il a combattu, il pose les prémisses du nestorianisme, et son crédit avec son œuvre ne survivront pas au concile d'Éphèse.
Suidas (s. ».) a conservé un catalogue étendu, encore qu'incomplet, des écrits de Diodore : ce catalogue est tiré de l’Æistoire ecclésiastique de Théodore le Lecteur.
Le Jleoi siguaguerns où du destin était un ouvrage en huit livres, où Diodore traitait de la providence, de la liberté, du mal : Photius (cod. 223) en donne une analyse étendue et soignée qui permet de juger de la logique et de l'érudition de Diodore!.
Suidas cite encore : un Lleoù toù sig Oeûc êv Todd, sans doute une apologie contre les Grecs, mentionné par Ebedjesu; un traité contre les Melchisédéchiens (Kara Ms yioedexmTror); un autre contre les Juifs, mentionné par Ebedjesu; un traité sur la résurrection et un autre sur l'âme probablement contre Origène: des Tloôs louriuvcr xepühuæ, dont le sujet est inconnu; un
1. Suidas écrit : Kara doreoro uuwry xat &OTROÀO ywy ot eiQuaouéyms désignant par ces trois vocables le ZZeot siouaouérns ci-dessus. Les titres de Suidas sont sujets à tautologies. = Ebedjesu signale un livre « Adversus Contentiosum » et un livre « Politicorum », dont le sujet reste à deviner
traitéde laprovidence(Tlsoingovoiac); un Kurd Iéruwvoc
TEQi OEoù xaù Oswr, qui peut être l'ouvrage de Diodore
- auquel une lettre de Julien l’'Apostat fait allusion en r termes haineux (ap. Facund. 1v, 2); un Tegù quo xaù
Lyc. un livre par demandes et par réponses, dédié à un philosophe Euphronios; un Kar& ’Agororékouc xeoi Cuuaroc oùguriov…., sur le corps du ciel et que le ciel n'est pas un animal; un traité sur les sacrifices contre le païen Porphyre. Théodoret {Haer. fab. 11, 11) fait écrire
par Diodore contre Photin, Paul de Samosate, Sabel-
lios et Marcel d'Ancyre: Photius (cod. 85), lui attribue un traité en vingt-cinq livres contre les Manichéens. Photius (cod. 202) connait de lui un traité du Saint- Esprit; Léonce de B. un traité Tloôs Troc ovrovoœuuotüs, où contre l’Apollinarisme, mentionné par Ebedjesu, et dont on a plusieurs fragments en latin et en grec, l'œuvre théologique caractéristique de Diodore. Suidas encore mentionne un Xçox6v, dans lequel, dit-il, Diodore « corrige l'erreur d'Eusèbe Pamphile sur les temps ».
Voici enfin, toujours d’après Suidas, l'œuvre exégétique : des commentaires sur tout l'Ancien Testament, et nommément sur la Genèse, l'Exode et la suite, sur les Psaumes, sur les quatre livres des Roiïs, sur les
. Paralipomènes, les Proverbes, l'Ecclésiaste, le Canti-
que et les Pro ophètes. Puis sur les quatre É vangiles, les Actes, et l'épitre de Jean l'Évangéliste. ste y joint un traité sur un sujet familier aux Antiochiens : Tic dapoga Oewglac rai ahkmyootuc, de la différence du sens spirituel et du sens allégorique. On a tiré des chaînes une série de scolies de Diodore sur le Pentateuque, les Juges, les Rois, les Psaumesf.
1. CPG, t. XXXUII, p. 4559 (fragments recueillis par Maï). PrrrA, Spicil.
Théodore de Mopsueste est né à Antioche (ca. 350), « où, compagnon d'études de Jean Chrysostome, il a été formé par Libanios à la rhétorique, ensuite par Diodore à la théologie : il a été fait prêtre d’Antioche (a. 383*),. puis (ca. 386), au moment où Jean Chrysostome entre dans tout son éclat, il se retire à Tarse auprès de Diodore jusqu’au jour (392) où il est fait évêque de Mopsueste, en Cilicie. Il y résidera trente-trois ans. En 394*, l'empereur Théodose désire l'entendre prècher à Constantinople; on a une lettre adressée à Diodore par Jean Chrysostome exilé à Cucuse (404-7), qui témoigne de la fidélité de leur mutuel attachement; en 418, Julien d'Éclane et ses amis, les chefs condamnés du parti pélagien, se réfugient près de lui; en 428; Nestorios, allant prendre possession du siège de Constantinople, le vient visiter. Théodore meurt sur la fin de 428, à la veille de la condamnation de Nestorios, « nullam alicubi detractionem ab orthodoxis in vita suscipiens », pourra écrire Facundus. Mais, comme pour Diodore, son crédit et son œuvre sombrent avee le nestorianisme, encore que le concile d'Éphèse n'ait pas voulu prononcer le nom de Théodore. Poursuivi par les catholiques et par les monophysites, il sera au VIe siècle condamné par Justinien et par le Ve concile. |
Photius (cod. 38) possédait encore le premier livre en sept tomes d'une “Épuyretu Tiç xrioews commentaire de la Genèse, où Théodore « fuyait l'allégorie et interprétait selon l'histoire », dit Photius : on en a des fragments grecs, latins, syriaques. On a des fragments grecs sur le reste du Pentateuque, et sur Josué, les
solesm. t.T, p. 269. Kinx, « Ueber Oewgix und «llyyogéa » dans la Theol. Qu. t. LXIT (1880), p. 531. BARDENHEWER, p. 299.
Juges, Ruth, Samuel et les Rois. Ebedjesu parle d’un tome sur Samuel, et aussi d’un commentaire de Job . dédié à saint Cyrille d’AL : curieux fragments en grec et en sy riaque. D'un commentaire de psaumes on a
de nombreux extraits en grec, en latin et en syriaque : un abrégé latin du commentaire mème vient d’être retrouvé dans un ms. de l'Ambrosienne par Mercati. Rien ne subsiste du commentaire sur l'Ecclésiaste si- . gnalé par Ebedjesu. Rien de sûr du commentaire du Cantique, qui, «s'il a existé, aura été supprimé sous l'influence de Théodoret » (Swete). Ebedjesu a connu un > commentaire sur les grands prophètes, dont il ne subsiste rien. Mais le commentaire sur les petits prophètes s’est intégralement conservé en grec.
Ebedjesu Sade de commentaires sur Mathieu, Pr - et Jean. Le dernier existe encore en syriaque et doit 4 être incessamment publié. On a quelques fragments - sur Marc, qui supposent peut-être un commentaire é complet sur le second évangile. Ebedjesu mentionne - un commentaire sur toutes les épîtres paulines, y com-
pris l’épitre aux Hébreux : on en a des fragments nombreux en grec, et l’on a, en une ancienne version latine (VI° s.), un commentaire suivi sur les petites épitres (Gal. Eph. Phil. Eph. Col. ret ir Thess.r et 11 Tim. Tit. Phile.) retrouvé par Pitra et dont Swete a donné une édition critique.
Ebedjesu mentionne encore un écrit « sur le langage ; obseur », sans doute sur l'interprétation en général; - un autre « sur le don de la loi »; un autre enfin, de = titre plus caractéristique, « contre les allégoristes », - sans doute le De allegoria et historia contra Origenem : signalé par Facundus (nr, 6). 11 n’en reste rien que le passage cité par Facundus. Aucun exégète ancien n’a
traité la Bible, mais surtout l'Ancien Testament, avec É 17.
un tel parti pris d’en chasser l’allégorisme mystique que les Alexandrins prétendaient y reconnaitre, et de n'y voir que le réalisme de la lettre.
Des fragments subsistent en grec, en latin, en syriaque, du grand traité en quinze livres Lleoi Tic évav- Ooœnnoews, qué Théodore composa « adversum Apollinaristas et Anomoeos,.… libros XV... in quibus ratione purissimaet testimoniis Scripturarum ostendit dominum lesum sicut plenitudinem deitatis, ita plenitudinem humanitatis habuisse.. », dit Gennadius (Vér. int. 12), qui ne connaît ou ne veut connaitre que cet ouvrage de Théodore. Facundus (x, 1) cite un fragment d'un De Apollinario et eius haeresi, où Théodore dit avoir écrit trente ans plus tôt sur l’incarnation : « De incarnalione domini codicem usque ad xv millia versuum pertingentem...,in quo Arii et Eunomii.. necnon Apol- Hinarii... vanam praesumptionem examinavimus ». Ebedjesu parle d'un livre « De assumente et assumpto », dont le titre à lui seul semble bien dirigé contre Apollinaire, et qui est probablement le Contra Apollinarem eité par Facundus {rrr, 2). On a en grec et en latin nombre de fragments où, en effet, Théodore réfute Apollinaire. Photius (cod. 4 et 177) parle d’un long ouvrage (vingt-cinq où vingt-huit livres), où Théodore défendait saint Basile mort contre la réplique d'Eunomios. Ebedjesu, de deux tomes sur le Saint-Esprit, sans doute un ouvrage contre Macédone. Nicéen eonvaincu, Théodore, comme Apollinaire, cherche à résoudre la question christologique, l'union du logos personnel et de l'humanité de Jésus qu'il croit personnelle aussi, et il pense trouver la solution dans une union morale : c'est proprement la solution nestorienne, avant Nestorios.
Photius (cod. 81) connaît un Llegù tic uayixç, apolo-