‹ Anciennes littératures chrétiennesChapitre 48 sur 63 · CPG, & XL (GIACOMELLI, Rome 1772). BARDENHEWER, p · texte numérisé non relu

CPG, & XL (GIACOMELLI, Rome 1772). BARDENHEWER, p

. violentes pour sa charité! Mais, en 430, il est engagé par l’évêque Jean d'Antioche dans la lutte contre Cyrille d'Alexandrie sur la question nestorienne, lutte passionnée où Théodoret, fidèle à la christologi ie de

| D chienne. ne hétire A larme en com-

> battant l'union hypostatique des Alexandrins : il ne

- pose les armes qu’en 435, malgré lui. Dès 438, il les

. reprend lorsque Cyrille ouvre la campagne contre la

théologie de Diodore de Tarse et de Théodore de Mopsueste, nouvelle et violente polémique à laquelle la mort de Cyrille met seule un terme (444). À son tour, le successeur de Cyrille, Dioscore, la rouvre : Théo- doret est condamné conjointement avec Notons par le Brigandage d'Éphèse (449) ; le concile de Chalcédoine EE loblige à de oui Nestorios et ne le réhabilite qu'à cette condition (451). Le concile de Constantinople de 553 lui sera plus sévère.

« Je gémis sur le malheur de F D) glise, et je ne veux plus que le silence, écrivait-il en 449 au pape saint Léon. Vingt-six ans j'ai gouverné l’église qui m'était 4 confiée sans encourir un reproche des évêques d’Ank. tioche; j'ai ramené plus de mille âmes des erreurs du > Marcionisme ou de l'Arianisme; j'ai purgé mon diocèse

de tout vestige d'hérésies. Et Dieu sait ce que j'ai reçu

de pierres des mains des hérétiques et ce que j'ai com-

- battu de combats contre eux et contre les païens et contre les juifs. Et après tant de sueurs et de peines, on me condamne sans m'entendre. »

Son œuvre d'écrivain a trait premièrement à l’exé- gèse. Des commentaires d'abord : sur le Cantique des

Cantiques, le premier en date de ses commentaires (a. 425), puis sur les Psaumes (a. 433-445), sur Îles grands et les petits Prophètes (Daniel est de 426), sur les

épitres paulines (431-4). Puis des traités didactiques par questions et réponses (Eic ra ärogu Tic Oeiuc oups #07 &xhoyyr) sur l'Octateuque, sur les quatre livres des Rois etsur les Paralipomènes : ils datent des dernières années de l’auteur (453-7). « Théodoret est donné souvent pour le plus grand exégète de l'antiquité greeque; en fait, ses commentaires sont excellents de fond et de forme, de concision et de clarté; il est fidèle à la méthode des Antiochiens, sans être systématique et exclusif comme Théodore de Mopsueste; mais il n'a aucune originalité, n'étant de son aveu mème qu'un compilateur » (Bardenhewer). Lightfoota pu écrire de son commentaire sur saint Paul: « Qui a lu Chrysostome et Théodore de Mopsueste trouvera difficilement chez Théodoret quelque chose qu'il n'ait pas lu déjà ».

Nous avons dû porter un jugement pareil sur son Histoire ecclésiastique, composée en 450. En 444, il publie, sous le titre de iXdbeoc iorogia 7 Goxntixn xod- Tela, une histoire des moines, recueil de mirabilia d'un caractère très populaire. L'opuscule Lleoi tic Oetac ai dyiauc œyarnnc, Où de la charité, est une composition qui peut dater de 449. Postérieurement au concile de Chalcédoine, il donne un gere xuxouvbiac Emrour, précis en quatre livres de l'histoire des hérésies de Simon le Magicien à Nestorios : il est vrai que la notice de Nestorios est tenue par certains pour inauthentique. Un cinquième livre donne l'exposé de la foi catholique. L'ouvrage doit dater de 453.

Théodoret est l'auteur d'une apologie du christianisme intitulée Elmmxor Osgarevrixn naû@r, « De la guérison des maladies des païens ou connaissance de la vérité évangélique par la philosophie des grecs ». Elle doit dater de 437* (Tillemont) ou de 427* (Garnier).

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VÉTREN NO De Ce PPS EN

C'est pour une large part une compilation de Clément d'A. et d'Eusèbe.

Les dix discours sur la Providence, Iso noovotaç, pa-

raissent être des sermons prêchés par Théodoret à Antioche, en 430. Ils sont très admirés. On n’a pas

d'autre spécimen authentique de l’éloquence de Théo-

doret. Mais on a des lettres de lui, cent quatre-vingtcinq, auxquelles s'en sont ajoutées récemment quarante-huit autres : l'histoire des institutions et des

controverses du temps a beaucoup à y prendre, et le

caractère de Théodoret s'y révèle au mieux.

Venons enfin à ses écrits de controverse. Au début de 431, il publie son *4varoon, réfutation, des douze fameux anathématismes de Cyrille; il la publie à la requête de Jean d'Antioche; le nom de Cyrille n'est pas prononcé. L'ouvrage s'est conservé conjointement avec la réfutation dont l’a accompagné saint Cyrille (CPG, t. LxxvI, p. 392). — L'Eoanormc. « le mendiant ou

le versatile », est une série de trois dialogues entre un

orthodoxe et un eutychien, la réfutation du monophy sisme qui va animer contre l’auteur la passion de Dioscore et des Alexandrins : il date de 447. Théodoret y établit que la nature divine est immuable, secondement unie à l’humaine sans mélange en Jésus-Christ, troisièmement impassible : il récapitule en forme toute la discussion en un quatrième livre (Demonstratio per syllogismos quod immutabilis sit Deus Verbum). — 1 faut attribuer à Théodoret le Llsoi Tç Toù xvoiov érarbowrrogcc, ou de l'incarnation, et le Zlsoù Ty dyiucg xaù Éworotov roddos où de la Trinité, deux écrits qui figurent au nombre de ceux de Cyrille d'Alexandrie : ils datent de 431-435.

I s’en faut que nous ayons là toute l’œuvre de Théodoret. Théodoret lui-même signale : une Bi60c uvo-

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mx (Epist. 1xxxn) en douze livres (Haer. fab. v, 18), quelque œuvre apologétique ou catéchétique; — un.

Leoù Oeokoyiag ra ris Oeluc Evurdownmoeus (Epist. cxui); — « plus de trente livres contre Arius et Eunomios, contre Marcion, contre Macédone, contre les Gentils, contre les Juifs » (Æpist. exvi), et contre les Mages de Perse (Epist. cxur). Garnier a voulu identifier les écrits contre Arius, Eumonios et Marcion avec les cinq dialogues Sur la Trinité qui sont parmi les pseudépigraphes de saint Athanase. Marius Mercator a conservé en latin des fragments d'un Pentalogus, où de l'incarnation contre saint Cyrille, et l’on en a des fragments étendus en grec. Photius {cod. 273) parle de cinq discours sur saint Jean Chrysostome; les actes du V° concile, de discours prononcés contre Cyrille".

? 1. — Saint Cyrille d'Alexandrie.

Cyrille (Kégioc) est neveu de Théophile et son successeur sur le siège d'Alexandrie (18 oct. 412). En 403, il a assisté, aux côtés de son oncle, au concile Ad quercum qui a déposé saint Jean Chrysostome. Les débuts de son épiscopat sont marqués par des émeutes sanglantes à Alexandrie, violences dont on lui fait porter pour une part la responsabilité. Longtemps (417) il s’op-

4. CPG, t. LXXX-LXXXIV (reproduitl'édition de Scauzze, Halle 4769-1774): — Les dissertations du P. Garnier, dans son Auctariwm Theodoreti, Paris 1684 (CPG, t. LXXXIV), sont toujours à consulter. — C. Roos, De Theodoreto Clementis et Eusebii compilatore (Halle 1883). À. Enrmarp, Die Cyrillvon A. zugeschriebene Schrift Ieoir.r. K. ëvar6o. ein Wertk Theodorels (Tübingen 1888). J. SarkELION, Osodwgyrov xuorolui (Athè-

nes 1885). Bull. crit. t. VI (1885), p. 128. J. Asmus, « Theodorets Thera-

peutik » dans la Bysant. Z., L. 1 (1894), p. 116. Theol. Literalurz. t. XX (1890), p. 502.

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