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pose à la réhabilitation de Jean Chrysostome dans les diptyques. À peine Nestorios porte-t-il à Constantinople la christologie antiochienne (429), Cyrille le dénonce, à la cour, à toute l'Église. On en appelle (430) au pape Célestin. « Cyrille, chargé d'exécuter la sentence du . pape, l'aggrave; ses formules {les douze anathématismes) - trop peu calculées épouvantent les Orientaux. Jean … d’Antioche et Théodoret, qui soutenaient la décision du pape, s’insurgent contre les anathématismes d'Alexan- drie….. Le concile d'Éphèse s'assemble (22 juin 431) pour juger le différend... L’ardent Cyrille n'attend pas que tous les évêques soient réunis ; il précipite la décision », Nestorios est déposé et les Orientaux se séparent avec éclat de la majorité. Mais Cyrille même va guérir le schisme qu'il a provoqué. « Le puissant patriarche est aussi un théologien consommé ;.… il explique les équivoques de ses premières formules-et rassure ceux qu'il . avait alarmés. Jean d'Antioche n'est pas moins conciliant (433). D'une main, Cyrille contient, aux dépens de sa popularité, l'immense armée monophysite qui se flattait de l'avoir pour chef; il tend l’autre à l'Orient syrien, rival traditionnel de l'Égypte. Dans cette attitude, Cyrille est au sommet de sa carrière et de sa gloire, le pharaon est devenu un saint » (Duchesne). Il mourut le 27 juin 444.
Retenons le mot de « pharaon » qui exprime bien et la puissance de l'évêque d'Alexandrie et le caractère impérieux et véhément propre à Cyrille, toute cette … énergie tempérée, il est vrai, par une grandeur chrétienne d'âme et dirigée par un « regard d’aigle ». Dans
l’histoire des dogmes, le rôle de Cyrille n'a de compa-
rable que celui de saint Athanase : dans l’histoire de . la théologie, saint Augustin est le seul qui légale pour l'autorité reconnue de la doctrine. Adversaire de l'ori-
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génisme, adversaire des Antiochiens, il représente bien mieux que les Cappadociens la théologie définitive. Mais c'en est fait de l’art des Cape eue : Photius (cod. 49) reprochait à Cyrille son style laborieux et affecté : ses écrits sont, au goût de Tillemont, « sans ornements, toujours embarrassés et obscurs ».
Dans l’œuvre écrite de Cyrille, œuvre volumineuse, une part est pour l’exégèse. D'abord des commentaires sur Isaïe et sur les petits Prophètes, que nous possédons dans leur intégrité. Les chaînes fournissent des fragments de commentaires perdus sur Jérémie, Baruch, Daniel, les Rois, les Psaumes, les Proverbes, le Cantique. Nous avons un commentaire très développé, encore qu'incomplet, sur lévangile selon saint Jean; des fragments de commentaires sur Mathieu, sur Lue, sur
les Actes, sur l'épitre aux Romains, sur les deux épîtres
aux Corinthiens, sur l’épitre aux Hébreux, sur les épitres catholiques. Du commentaire sur Luc on a une version syriaque. Les commentaires sur le N. T. sont postérieurs à 428 et à l'ouverture des controverses nestoriennes. Les commentaires sur l'Ancien sont plus anciens. — Le Leo Tic êv nretuarr xai dAnOeia ago0xvvyets xaù Auroelus, de l'adoration et du culte en esprit et en vérité, dix-sept livres, en forme de dialogues entre Cyrille et un interlocuteur du nom de Palladios, est un puissant essai d'explication mystique du mosaïsme, «n'y ayant presque rien dans les livres de Moyse qu'il n'explique d'une manière mystique et’spirituelle » (Til: lemont). — l'iapvou est le litre d'un autre ouvrage en treize livres, sur les « figures » de Jésus-Christ dans le Pentateuque. Toute cette exégèse fait dire à R. Simon que Cyrille s'applique plus à « écrire des leçons de théologie » qu'à « expliquer le sens littéral de son texte », et que, « remplie de raisonnements et même de
- dialectique », son œuvre a « quelque chose de celle des - théologiens scolastiques. »
— L'apologie contre Julien, Yrèo rc rûr yuonarür …. svuyoic Oonoxelac noûsTe Toù y GOeoic Lovuurod, dédiée à l’empereur Théodose II, est une réfutation du Contra - christianos de Julien : elle date au plus tôt de 433. C'était un ouvrage en trente livres, dont il reste le texte grec complet des dix premiers, et des fragments, soit grecs, soit syriaques, des dix suivants !.
= Contre les Ariens et les Monde sont dirigés deux grands ouvrages : la Bi62oç Tor Onouvou » en trentecinq cles ou FT et le Leoù dyiug te roi Cuoovotov roüdos en sept dialogues où l'interlocuteur de Cyrille est un vieillard du nom de Hermias : deux compositions antérieures à 428. Le dialogue Llsoi tic évaydgwnnoeuws toù Osoù Àoyov, semble faire suite aux sept dialogues de Cyrille et d'Hermias: le dialogue "On sig € Xouorde plus sûrement que le précédent postérieur au concile - d'Éphèse, est une nouvelle suite aux dialogues avec À Hermias.
Contre Nestorios et sur la question nestorienne, on a … le texte des douze anathématismes de Cyrille et le commentaire qu'il en a lui-mème donné lExiavois roy 16 » xepouiwr); la défense des mêmes anathématismes con- - tre les difficultés des Orientaux (Ænoioynrixdc dnèo Tür 16" xep.); une seconde défense contre Théodoret (oo » Evonrior): une autre défense dédiée à Théodose I (/lo0c - Gsodoouor). — Les Scholia de incarnatione Unigeniti, qui peuvent être un des premiers écrits de Cyrille contre Nestorios (429), sesont conservées en latin dans la traduction de Marius Mercator. Photius (cod. 169) en a possédé le texte grec complet, qu'il intitule ZyCue meoù Tic Eva 4. K. J. NEUMANN, Lulianti imp. librorum contra Chrislianos quae supersunt (Leipzig 1880).
Se | Oowrmoewc Toù Movoyevoëc. On en a quelques MOrceaux seulement. Appartiennent à la polémique contre : Nestorios les trois mémoires Tloocpoynriro neo The Gobs niorewçs, le premier adressé à Théodose IT, les autres aux sœurs et à la femme de l'empereur : ils datent de 430. — Contre Nestorios même, en 430, en réponse à = la publication d'un recueil d'homélies de lui, Cyrille … compose sa Kara Toy Neocrogiov dvogmuuor merré61610c drtigenouc, en cinq livres, «peculiari intentione adversus … Nestorem compositus, qui adtitulatur”Æ2eyyoc, in quo « omnia Nestoris occulta panduntur et prodita confu- … tantur, » dit Gennadius (Vér. int. 58).
« Le Kara Toy drôgwrouogguror, réponses à diverses n questions dogmatiques faites à Cyrille par un diacre du nom de Tibérios, est d’une authenticité sujette à caution, exception faite pour la lettre de Cyrille à Calosyras qui se lit en tête.
Nous possédons un recueil de lettres de Cyrille ou à Cyrille, 88 au total, la plupart postérieures au concile » d'Éphèse et relatives aux pourparlers de réconciliation É de la majorité et de la minorité du concile. %
Si l'on en croit Gennadius (Vér. int. 58), Cyrille € homilias composuit plurimas, quae ad declamandum a Graeciae episcopis memoriae commendantur ». Nous possédons 29 homélies ou lettres festales (a. 414-443) et une série de huit homélies prononcées à Éphèse au. moment du concile. Les autres homélies attribuées à Cyrille sont à discuter !. |
Contre les critiques qui se plaisent à croire que