‹ Anciennes littératures chrétiennesChapitre 50 sur 63 · ARTE · texte numérisé non relu

ARTE

4. CPG, t. LXVIT-LXXVII (reproduit l'édition du chanoine AUPERT, 4 Paris 1638, plus les textes retrouvés depuis par Mai). Prrra, Analecl@ " sacr@, L. 1, p.38. On doit à Ph. Pusey la réédition des principaux écrits 4 de Cyrille (Oxford 1868-77). PAYNE Smirn à publié (Oxford 4858) les restes à syriaques du Comm. sur Luc. — Sur Cyrille en général, TILLEMONT, 4 & XIV, p. 267. Bricur art. « Cyrillus » du DCB. .

les partis orthodoxes dans l'Église ont constamment travaillé à la perte des écrits des dissidents, il n'est pus inutile d'observer que leur stricte cHhod na pas assuré la conservation de plusieurs œuvres de saint Cyrille. Nous avons un fragment grec du De synagogae defectu mentionné par Gennadius; des fragments syriaques du Kara ouyovouuorür signalé par Ephrem d’Antioche (ap. Phot. cod. 229). oo Dore 10) parle d’écrits de Cyrille « adversus Diodo- rumet Theodorum », dont on a des morceaux en syria-- - que et en grec. Ephrem {Z. c.) parle d’Æynigomuixot, . dontonaun fragment grec.

2 8. — Catholiques et monophysites.

Makarios Magnes est le nom de l'auteur d’une apon logie en cinq livres, qui longtemps n’a été connue que par la mention qu’en faisait Nicéphore, patriarche de D timopte (806-815), encore que des mss. en eussent été signalés au XVI° siècle. On en a retrouvé le texte . mutilé, il est vrai, dans un ms. à Athènes, publié par Blondel. Makarios y défend le christianisme contre les FL objections d'un philosophe païen, objections prises | pour la plupart à Porphyre : c’est moins un dialogue » comme ceux de Méthodios, qu'une dyrioopmoi à la façon de saint Basile ou de Théodoret. La teneur des objec- tions porphyriennes et des explications de l'apologiste : ne laisse pas d’ être fort intéressante. Le titre original était Movoyevÿc ? 7 anoxoirirôs mo Ehlmrac. L'auteur est postérieur au temps de l’empereur Julien, et on incline … à l'identifier avec le Makarios qui figure au concile Ad quercum en 403 comme évêque de Magnésie, en

jhagars ba pt tonte ENT ÉOES

Carie, sinon en Lydie : son œuvre daterait des premières années du V° siècle !.

Isidore, un alexandrin de naissance, a été moine à Péluse : du fond de sa retraite, il semble avoir joui d'une influence grande sur les affaires théologiques de son temps. Il dut mourir en 450 et son action s’étendit

sur toute cette première moitié du siècle. On le voit,

en 418*, travaillant auprès de Cyrille d'A. à réhabiliter en Égypte la mémoire de saint Jean Chrysostome, et y réussissant. En 431. très déterminé contre le nestorianisme, il semble, à la façon de Théodoret, redouter en Cyrille l’apollinarisme. Sur la fin, il prend nettement parti contre Dioscore. Avec Isidore, Péluse paraît à mi-chemin d'Alexandrie et d'Antioche et cet

homme sage a la rare fortune d'assagir tous ceux qui «

l’approchent. Ses lettres furent recueillies au nombre de deux mille, au témoignage de Facundus {rr, 4), et ce

recueilestsans doute celui-là même que nous possédons, -

soit 2012 lettres distribuées en cinq livres. L’élégance en est très admirée. Elles témoignent d’une culture exégélique antiochienne de méthode, mais tempérée, et, à la façon de Jean Chrysostome, « tout appliquée à former les mœurs » (Tillemont). L'histoire des controverses et des institutions a beaucoup à y prendre. I dit (Æpist. x, 137 et 228) avoir écrit un Ilooc

la À Er TA \ = \ D c ’ % &lmras, et encore un Lleoù Toù un etre siguagueérmr

(Epist. 11, 253), qui ne sont point conservés ?.

4. C. BLoNDEL, Macarii Magnetis quae supersunt (Paris 4876). L. Du- QUESNE, De Macario Magnete et scriplis eius(Paris 1877). Prrra, Analecta sacra, &. 1, p. 31. Quelques fragments exégétiques sous le nom du même Makarios, ap. DUCHESNE €t PITRA, 0. C. A. SAUER, « Des Mac. Magnes Homiliae in Genesim » dans la Festschrift d. Jubil.d. deustchen Campo-santo in Rom (Freiburg 1897), p. 291. S

2. CPG, t. LXXVIIT (édition Morel, Paris 1638). E. Bouvy, De S, Isidoro pelusiola (Nîmes 1885).

À la date de l'an 407, Théophanes mentionne un Hésychios (Hoëysoç), dont il fait un prêtre de Jéru- salem « florissant dans les didascalies »: et il place sa mort en 425 (CPG,t. cvur, p. 228 et 244). Cyrille de Scythopolis, dans la vie d'Euthymios, fait d'Hésychios un prêtre considérable de l'entourage du patriarche Juvénal (CPG, t. exiv. p. 629). Photius (cod. 275) cite . de lui un fragment de sermon sur saint Jacques le Mid neur, et (cod. 269) un autre fragment d’un sermon sur

saint André : mais il se pourrait que ces deux frag-

. ments soient postérieurs au V° siècle. On a en latin un commentaire sur le Lévitique, dont la question de savoir s’il est latin d'origine ou traduit du grec n’a pas encore été tirée au clair : c’est dire que son attribution à Hésychios reste problématique. On a tiré des chaînes grecques des fragments sur les Psaumes, sur les petits - prophètes, sur Isaïe, Ézéchiel. Daniel, les Actes, l'épître 4 de saint Jacques, celle de Jude et la Prima Petri. On à - des questions choisies tirées d'une Evayyeluxn ovupuwviæ. La Chronique pascale (CPG, t. xcr, p. 948) cite - Hésychios, dans la compagnie de Socrates et de Sozo- » mène comme un historien qui aurait fortement chargé - Théodore de Mopsueste. Et en effet on trouve cité dans les Actes du concile de Constantinople de 553 un fragment d’une soi-disant « Histoire ecclésiastique » ou Hésychios s'exprime sur Théodore dans les termes les

» plus acariâtres (Mansi, t. 1x, p. 248). Si l’on joint à ces données le texte d’une Vie de saint Longin inauthentique et quelques sermons très suspects, on voit que l’histoire littéraire d'Hésychios est encore peu positive !. Antipater, évèque de Bostra en Arabie, et posté- - rieur au concile de Chalcédoine (on le date de 460),

fe. |

HECPO 1 XCD, p: 787

était auteur d'une réfutation (Æyriopmoic) de l’apo-

logie pour Origène de Pamphile : ouvrage perdu dont on retrouve des passages cités dans les actes du second

concile de Nicée et dans les Parallèles de Jean Da-

mascène. On a aussi un fragment d'un traité contre les Apollinaristes !.

Marius Mercator clôt ainsi son dossier du nestorianisme et de l’eutychianisme : « Necessarium profecto credidimus utramque pravitatem sua per plurimos igno-

rantia serpentem, beatissimi patris Ioannis Tomitanae

urbis episcopi, provinciae Scythiae, sermonibus pre

dere. » Ces sermons ne nous sont point parvenus ?. Nestorios est présenté par Gennadius (Vér. inl, 54)

comme un prêtre antiochien « insignis in docendo ex

tempore declamator », et comme ayant composé « dis

versarum Jéoswr infinitos tractatus ». Élevé pour son. éloquence au siège de Constantinople (428), déposé pour sa doctrine par le concile d'Éphèse, exilé d’abord. près d'Antioche, puis en Égypte, il meurt passé 439. Un édit de Théodose IT, dès 435 (Cod. theod. xvx, 5; 66) enjoint de brûler, et interdit de citer, de lire, de copier ou de détenir les « impios libros nefandi sacrilegi Nestorit adversus venerabilem orthodoxorum sectam decrelaque sanctissimi coetus antistitum Ephesi habiti ». Le V® concile (Constantinople 553).

ge * ê

reproduira ces mesures en joignant au nom de Nes- &

torios ceux de Théodore de Mopsueste et de Diodore

de Tarse. Les actes du concile d'Éphèse, les écrits de M

saint Cyrille, ont conservé par citations des fragments

de Nestorios. Marius Mercator a traduit en latin et l'on à ainsi de Nestorios : deux lettres au pape Célestin (429) ; une lettre au Pélagien Celestius (430); trois

4. CPG, t. LXXXV, p. 1764. — MEYER art. « Antipater von B. » de la RE3.

Page 1