‹ Anciennes littératures chrétiennesChapitre 51 sur 63 · CPL, t. XLVIII, p · texte numérisé non relu

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homélies du carème de 429; — la troisième de ces- homélies (Marius Mercator la dédouble, ce qui donne

une Æomil. IF et une Æomil. IVe à réunir) se retrouve en grec intégralement parmi les apocryphes de saint - Jean Chrysostome (CPG, t. Lxr, p. 683); — treize autres homélies ou fragments d'homélies prêchées par Nestorios en 429 et 430 ; deux lettres de Nestorios à Cyrille (430); un syllabus de propositions extraites par Cyrille des œuvres de Nestorios; les deu x anathématismes de Nestorios en réponse à ceux de Cyrille. En dehors de ces textes, Garnier croyait que nous pouvions avoir encore plusieurs des sermons de Nestorios parmi ceux qui sont attribués à Astérios, à Amphi- lochios, à Basile de Séleucie, surtout à saint Jean . Chrysostome. Il faudrait voir en particulier et sur l'indication de Garnier même si les quatre homélies … du pseudo-Athanase, sur Pâques, sur l'Ascension, sur … saint André (CPG, t. xxvin, p. 1073 et suiv.) ne se- raient pas de Nestorios. Il y a trace de lettres et d'au- | tres écrits dans Évagrios !.

4 Euthérios de’ Trent est avec Jean d'Antioche le - meneur du parti nestorien au concile d’ Éphèse : déposé par le concile, il refuse de se soumettre au moment

Le où Jean d'Antioche se soumet; il est banni à Scythopolis, puis à Tyr, où il meurt {ca. 435). On à dans les œuvres pseudépigraphes de saint Athanase un traité que les éditeurs ont intitulé « Confutationes quarumdum propositionum », dix-sept courts articles précédés - d'une épître dédicatoire à un Eustathios : c'est une réfutation des Scholia de Cyrille sur l’incarnation,

réfutation de peu postérieure au concile d’ Éphèse que

4. Voyez la notice de Garnier « De hacresi et libris Nestorii » dans son édition de Marius Mercator (Paris 1673), CPL, t. XLVIII, p. 1089. TILLEMONT,

ft. XIV, p. 642.

flétrit l’épitre à Eustathios. Photius (cod. 46) a connu ce traité, mais en vingt-sept articles, sous le titre de Aôyor xÿ" noûc duupôgovs Oéve, et sous le nom de Théodoret. Le P. Garnier, sur l'autorité de Marius Mercator, les restitue à Euthérios !. On a d'Euthérios quelques épitres.

A ce cycle des polémiques contre Cyrille et le concile d'Éphèse appartient encore la lettre d'Ibas à Maris de Hardaschir, lettre qui date de 433 et dont sortira un jour la question dite des Trois Chapitres. Joignons-y la réfutation par André, évèque de Samosate, des anathématismes de Cyrille, réfutation qui est connue seulement par les citations qu'en fait Cyrille. Enfin quelques lettres de Jean d’'Antioche (+ 441) ?,

Gennadios, évèque de Constantinople (458-471), est présenté par Gennadius de Marseille (Vér. inl. 90) comme « vir lingua nitidus et ingenio acer » et « dives ex lectione antiquorum ». Facundus (11, 4) a connu de lui etdatantsans doute de 431 ou432un traité contre saint Cyrille, dont il cite deux passages d'une violence extrême.

Gennadius de Marseille lui attribue encore ({, €.) un «

commentaire sur Daniel et de nombreuses homélies : il n’en est rien resté. Mais les chaînes grecques ont fourni un certain nombre de citations qui lui sont attribuées : sur la Genèse, l'Exode, les Psaumes, l'épitre aux Romains, les deux épîtres aux Corinthiens, l’épitre aux Galates et l'épitre aux Hébreux. On a une épiître

1. CPG, & XXVIH, p. 1337 (texte de Montfaucon). TILLEMONT, t. XIV, p. 508 eL 591.

2. Mansi, t. VII, p. 241. CPG , t. LXXVIL, p. 1449 et t. LXXXV, p. 1611. Gennadius (Vèr. inf. 94) parle d’un Jean d’Antioche « ex grammatico presbyter », auteur d’un livre perdu Adversum eos qui în una lantum substantia adorandum adserunt Christum : auteur est un antimonophysite déclaré et défend saint Cyrille contre les tenants de Timothée Aelouros. Il vivait encore du temps de Gennadius (4, c.).

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