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spirituels , les évèques : chaque fois que plus tard Vannes eut à traiter avec les rois francs , ce fut Tévêque qui parla au nom du peuple ; il en fut de même à Rennes et à Nantes. Les trois cités gardèrent par là un lien commun ; et par là aussi elles furent entraînées dans le mouvement de gravitation autour de la monarchie mérovingienne, mouvement dans lequel s^engageaient peu à peu les diverses cités du nord et du nord-ouest des Gaules.
Le reste de la population armorico-romaine semble avoir suivi rimpulsion , mais dans une mesure de plus en plus faible , à mesure qu'elle s'enfonçait plus avant dans les forêts , les rochers et les landes de la péninsule , et qu'elle échappait ainsi à l'influence des cités. C'est ce qui nous paraît expliquer comment un comte de Poher prend les ordres du roi Childebert , dont nos chroniqueurs le tiennent pour lieutenant ; comment un chef du Léon , Witur , envoie plusieurs des apôtres de l'Àrmorique recevoir du roi de Paris l'investiture épiscopale. Mais ces liens ne se perpétuèrent que là où l'autorité de l'évêque les maintint , nouvelle preuve que les évèques ont bien réellement été les vrais fondateurs de la nationalité française.
Pendant ce temps , des Bretons débarquaient successivement en Armorique , et fondaient leurs plom , indépendants sous leurs chefs respectifs. Toutefois , en se rapprochant , les plom se soudèrent , et trois petits Etats , royaumes ou comtés , se formèrent de la sorte , savoir : la Domnonée au nord, la Cornouaille à .l'ouest, le Browerech ou Broërec au sud.
Dans ces colonies bretonnes les pouvoirs spirituels et temporels ne se confondirent pas dans une seule main,
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comme dans les cités armoricaines : dès le début , ils furent unis , mais distincts. Gradion-Mur recevait les ambassadeurs francs dans son conseil, composé de Gorentin, évêque de la cité nouvelle , et de Gwenolé , abbé de Lande vennec. Getle union constitua dès l'origine cette force surhumaine , virtm a Deo data , que proclamaient les étrangers devant le fondateur du royaume de Gomouaille (1). Elle se maintint à travers les siècles , rattachant au faisceau national les divers éléments qui se développèrent avec le temps dans cette société. Glergé, peuple et noblesse restèrent unis ; et c'est par la que ce petit peuple maintint son autonomie jusqu'à la fin du iv* siècle ; c'est par là que , au xvi* et au xvni®, il défendit contre des forces bien supérieures sa religion et sa nationalité , sa foi politique et sa foi religieuse (2). Aujourd'hui même, pour grouper les diverses données de son histoire , il nous suflBt de reconstituer le diocèse, l'abbaye et le fief.
Nous avons nommé les trois petits Etats d'origine incontestablement bretonne : la Gomouaille , la Domnonée et le Broërec. Là s'arrête toute certitude historique.
M. de La Borderie afiQrme hardiement que le Pou-Gaer ou Poher fut un rameau détaché de la Gomouaille (3] ; nous avouons ne pouvoir partager cette assurance. Outre que nous n'apercevons aucune preuve positive à l'appui de l'assertion du savant auteur du Précis des Origines bretonnes , il nous semble au moins douteux que la Gomouaille fût en
(1) Cart. Landev. ap. D. Mor. 1 , 178,
(2) Voir le T. II de cet ouvrage , et nos Etudes sur la Révolution en Bretagne.
(3) Annuaire 1802, p. 29.
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voie de démembrement, quand commença à paraître le Poher. De plus, la guerre perfide et acharnée que Comorre, « le grand chef » du Poher , fait aux Bretons , ne nous parait pas accuser une communauté d'origine : nous serions plutôt tentés d'y reconnaître la réaction de la race autochthone contre les colonies étrangères. Les solennelles malédictions du clergé breton qui se jette vigoureusement dans la mêlée, la haine populaire qui poursuivit si longtemps la mémoire de Comorre le Maudit, Comor-ar-Miliguel ^ n'est-ce pas là les symptômes de la lutte entre deux nationalités?
Jusqu'à preuve du contraire , nous considérerons donc le noyau primitif du Poher comme un débris des Ossismiens, qui s'était maintenu autour des ruines de la cité , sur ce plateau presque inaccessible , où les Montagnes-Noires , les montagnes d'Arrez et la chaîne du Menez viennent se réunir, et d'où les indigènes pouvaient à leur gré faire irruption sur les versants du nord , de l'ouest et du midi. Mais nous ne pouvons y chercher , avec M. le D' Halleguen (1) , un évêque gallo-romain. Vorganium était depuis longtemps détruit, et l'Eglise de Cornouaille n'a jamais revendiqué de prélat antérieurement à saint Gorentin , dont l'origine bretonne n'est plus douteuse. A. la vérité , des chroniques relativement récentes ont employé l'expression de episcopum Occismorium , Occismorensem , Occismemem [2) ; mais c'est à des évoques de Léon qu'elles l'appliquent.
Ce que nous disons du Poher , nous paraît pouvoir s'ap-
(1) Mémoire sur les évéchës gallo-romains du v* siècle dans l'extrême Armoriqae ; Paris , 1862.
C-i) Chron. Brioc. — Chron. Nann. — Cod. cart. Vallis Dei. — Cod, Mont. S. Michael. ap. D, Mer. I, 23, 140, 284, 288.
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pliquer au Pou-tre-Coat , Pagus tram Sylvam. Sur ce territoire que M. de La Borderie a évalué à trente lieues en longueur, sur douze ou quinze de largeur, territoire occupé par les profonds massifs de la forêt de Brésilien , des débris de population armoricaine étaient, croyons-nous, dispersés. Ce fut longtemps une barrière infranchissable entre les Bretons du nord et ceux du midi ; plus tard , ce fut au contraire le trait d'union entre les deux versants.
Enfin, dans cette peuplade que gouvernait au nord de la péninsule le prince Witur, quand y débarqua saint Paul- Aurélien , et où avait précédemment commandé Romélius (nom peu breton , s'il en fut], ne faut-il pas voir un mélange de Gaulois et de colonie militaire romaine (1) ? La dépendance où ce chef vivait à l'égard du roi des Francs , l'investiture qu'il demandait à ce dernier pour saint Paul et saint Tugdual, le nom d'Occismor donné au diocèse de Léon par les anciens chroniqueurs , enfin le servage qui s'y conserva tandis qu'il semblait inconnu parmi les Bretons de race pure, sont pour nous autant d'indices qui signalent encore sur ce point des débris de la population armorico-romaine. Ce qui ne nous empêche pas d'ailleurs de reconnaître, avec M. de La Borderie, que, à la fin du VI'' siècle, le Léon acceptait la suzeraineté de la Domnonée.
Quelques historiens modernes veulent , dans l'étude de nos origines , ne tenir compte que de l'élément breton ; d'autres n'admettent que l'élément romain : nous croyons la vérité également éloignée de ces deux systèmes. Il existait
(1) Certes f nous ne nions pas qn*il y eût sur cette côte des colonies bretonnes , notamment celle que conduisait Tudoël ; et que la fusion s'opëra avec ces débris armorico- romains sans force do cohésion , beaucoup plus rite que dans les cités. Le goûi de Witur pour la paix et la science explique assez Taccueil qu'il fit à saint Paul et aux siens.
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indubitablement un peuple émigré et un peuple indigène : il faut se garder de les confondre. Nous avons assez insisté précédemment sur les considérations politiques et religieuses qui les séparaient, pour que le lecteur qui a bien voulu nous suivre jusqu'ici ne soit nullement surpris de la distinction qu'on faisait encore au concile de Tours, en 567, entre les Romains et les Bretons de TArmorique (1).
Quand, par la suite, la fusion s'opéra, ce fut, en grande partie, sur le terrain romain : le latin resta la langue publique, officielle; les divisions territoriales en civitoê, pagus, plebs, plebicultis, condita, centena (2), vicaria, tribus, villa (3) , se conservèrent dans le langage du v* au x* siècle ; seulement ces divisions avaient perdu leur ancienne régularité , et n'étaient plus que des souvenirs appliqués à telle ou telle partie du territoire. Les litres de dtix, princeps, cornes, consul (4), tyrannus , major^ centurio, pretoT (5) , scabini , vassi dominii ont un caractère qui n'est pas douteux (6). Gradlon sMntitulait roi; et non-seulement
(1) Concil. omn. Col. reg, XII , 585.
(^) La centma oa centaine, hundred, ne parait pas avoir différé de la vicaria. Le chef de Tane et de l'autre, soos le nom de tunginus, vicarixUt vigeriiu, centurion, vicaire ou viguier, semble avoir exercé les mômes fonotions et originairement commandé cent hommes d'armes. Quelquefois la centaine se divisait en dizaines (Voir THist. des Classes agricoles de M. Dureste de Chevanne , 189).
(3) Nous trouverons à la On du ix* siècle les vicaria de Pleueneur, de Demelt'Caerwenheli, d*Eneur-Caerbullauc ; cette môme vicaria paraît encore à la fin du siècle suivant. Il en est de même des tribus de Lan-Saneti-Winvreti, de Tref-Julit, etc. Quant aux tn'Ito , on en trouve partout (D. Mor. I, 338, 347. etc.).
(4) Le titre de consul, donné au comte de Rennes en 936 , se conserva dans le comté de Comouaille : nous le trouvons encore employé au milieu du zi* siècle, dans le cart. de l'église de Quimper (D. Mor. I, 276, 344).
(5) Pretor de Sesson (S'-Mart. Lamb. 10).
6' Ad. S. Wingwa!., Virginis Ninnocc, Beati Gildasi, S. Pauli Àur.,
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rex Britannie , mais il ajoutait nec non ex magna parte Francorum , sans doute à cause des quatorze villes mises sous sa recommandation au territoire des Francs [i].
A côté de cette inftuence armorico-romaine, il faut reconnaître pourtant que les divers groupes bretons , désignés par les dénominations de lan, ker, tref, conservèrent l'organisation simple qu'ils avaient apportée de ce côté de la Manche. Nous avons montré (2) ce qu'était le plou dans la Bretagne insulaire : c'est dans cette institution autochthone, et non dans le municipe romain , qu'il faut chercher l'origine de la commune bretonne.
Jusqu'au xi* siècle , à la vérité , nous n'avons aucun document certain sur l'organisation intérieure du plou dans la péninsule. Mais deux choses frappent dans nos plus anciennes chartes : d'abord la place considérable qu'occupe la hiérarchie ecclésiastique dans cette première société , dont tous les actes sont rédigés dans l'église , devant ou auprès , et sont revêtus de la sanction de l'évêque ou de son délégué. En second lieu, un assez grand nombre de ces actes portent cette indication : présente populo ; l'élément populaire était donc compté pour quelque chose. Ceci est confirmé par un texte que rapporte M. de Gourson dans son Histoire des Peuples bretons (3} •
s, Machuii, S. Leonor, S, Samson. — Pr. de THist. de Bret. I, 177, 178, 180, 182, 186, 188, 190. 191, 193, 194, 263, 268, etc. — Il est on Utreou da moins «ne dëDomination qai semble un tjtre, celai de BeUtonnut y qne nous ne poavons nous expliquer. Une charte de Redon est ainsi datée : c In tempore Karoli régis, Salomone dux in Britannia, Patchweten beUtonno ». Le stabulariut régis , chargé de la surveillance des écuries et étables , ainsi que plusieurs autres sortes d*officiers, sont bien connus (D. Mor. I, 305).
(1) n Et vota voverunt illi quatuordecim civitates in terra Francorum, et hoc illi juraverunt jussione régis» (Cart. Landev. 1, 178).
(2) T. I, 129et suir.
(3) 1 , 137. — « Rustiei pérorant » , y est il dit.
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Quand la Bretagne se releva des ruines du x^ siècle , elle ne se reconstitua pas de toutes pièces ; car telle n'est pas la loi des sociétés : chacune est la suite plus ou moins modifiée de celles qui précèdent ; il n'y a pas de solution de continuité dans la chaine des faits humains. De sorte que , en voyant , au commencement du xi' siècle , tous les citoyens , grands et petits , otnnes tara majorer quant minores , réunis dans l'église S'-Pierre de Rennes , sous la présidence de l'évêque et du comte , voler une sorte d'octroi au profit du chapitre , mesure qui reçoit la double sanction de l'autorité spirituelle et de l'autorité temporelle (1) , nous pouvons en conclure que ce système politique n'était pas bien éloigné de celui des siècles précédents.
Veut-on un autre exemple à l'appui de notre assertion ? Le duc Alain donnait à Marmoutiers les coutumes de la paroisse du Vieux- Bourg , parochia Veteris-Vici , vers i 034 ou 1 035 ; les habitants nommés ici indigène par opposition aux aubains ou étrangers, albini, qui s'étaient fixés dans cette paroisse, traitent avec le duc pour modifier sa donation. Il reste convenu que les habitants abandonneront aux moines deux parts de la dime, les oblations de Noël, de Pâques et des Rogations (ce qui indique qu'ils étaient les maîtres de leur église] , tout le bannum de la paroisse , un emplacement de moulin super Cosnioni fin-vium , et le droit perçu sur les nouveaux habitants de la paroisse, galorium omnium albanorum. Pour eux, ils se réservèrent d'acquitter envers le duc le droit de past , et ils laissèrent les corvées aux aubains (2).
Au reste , nous pourrions multiplier sans fin les citations
(1) D. Mor. I, 357.
(2) Ibid. 373.
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qui montrent le peuple intervenant dans la vie politique au commencement de la féodalité. Ainsi , en 1050 , le comte , les clercs et le peuple de Nantes appellent de leur évêque au S -Siège. A quelques vingt ans de là , le pape Grégoire VII adresse un bref aux barons, au clergé et au peuple de Dol (1). En 1165, une querelle entre les moines de S'-Jacut et leurs serviteurs se vide devant le comte, les barons et bourgeois du Poudouvre (2).
Ces habitants du bourg ou du castrum, burgenses cmtri, figurent partout , avec leurs libertés et franchises , auprès des barones ou optimales , comme dans l'acte de fondation de S'-Florent-sous-Dol (3). Partout les trois éléments sont réunis pour former le plebs ou plou ; et ils restent ainsi groupés autour de Téglise jusqu'à la fin du xiv* siècle pour quelques villes importantes , jusqu'à la fin de la Ligue pour les autres, et jusqu'au xviii'' siècle dans les paroisses rurales. A ces diverses époques et sous des influences différentes, la communauté civile s'est détachée de la paroisse , comme un fruit mûr se détache de la tige ; mais nulle part en Bretagne on ne trouverait de ces communes insurrectionnelles , comme on en a signalé dans d'autres provinces de la France.
On n'y chercherait pas moins vainement un régime municipal proprement dit, jusqu'au jour où la séparation se fit. Jusque-là, comme nous l'avons montré pour S*-Brieuc (4), les paroissiens assemblés à la messe dominicale confiaient à un élu un mandat déterminé , qui prenait fin dès que la mission était remplie.
(1) D. Mor. I, 397, 444, 620.
(î) Charte IV de celte abbaye.
(3) D. Mor. 1,433; 434.
(4) T. I, 255; T. II, 77 et suiv.
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Les faits que nous avons cités , ceux qui nous restent à constater , viennent donc attester l'assertion d'Augustin Thierry « qui a dit avec raison : a Les traditions de droit romain et de gouvernement municipal , conservées dans toutes les provinces de la Gaule . ne subsistèrent pas dans TArmorique ; ce pays reçut un nouvel esprit et de nouvelles formes sociales de l'émigration d'outre-mer qui lui fit donner le nom de Bretagne. Deux de ses villes , Nantes et Rennes, ont pu seules retenir quelque chose de la municipalité gallo-romaine. Pour les autres et surtout pour les simples bourgs , la municipalité traditionnelle fut un régime à la fois ecclésiastique et civil , où l'église paroissiale était le centre de l'administration , et où le conseil de fabrique remplissait l'office de conseil municipal » (1). Il est impossible de résumer d'une façon plus nette et plus concise l'histoire municipale de la Bretagne.
Pour le prouver, pénétrons au cœur de la question, et prenons -la quand parait la Renaissance du xi'' siècle. A ce moment, les six grandes divisions que nous avons signalées au vi* siècle avaient disparu ou s'étaient profondément modifiées. La Bretagne se partageait en fiefs , dont le plus grand nombre peut-être devaient leur origine à la conquête d'Alain Barbe-Torte.
Au milieu de cette organisation toute féodale, on aperçoit bien encore quelques vestiges de pagvs , tribm , vicaria ; mais , en réalité , la paroisse seule , l'antique plou , reste debout , toujours exprimé dans les chartes par le plebs. Seulement le mactiern a disparu {2} : à sa place , on voit
(1) Documents inédits sur Thist. do France , Tiers-Etat , Il , préface, p. 38.
(3) D. Morice a cru retrouver un titre de mactiern de ce temps. Le texte
de la charte qu*il cite (I, 416) porte : c Miles quidam nomine Daniel, filius
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figurer les prefectm , vicarinSj vigerius (1) , senescatlnsy et pins souvent le prepositm. Une charte du commencement du XI® siècle nous permet d'examiner dans son mécanisme le côté civil de la paroisse à cette époque (2) :
Gaultier , en recevant de Tabbesse de S'- Georges de Rennes la prévôté, prefectura, de la paroisse de Pleubihan , s'engageait à défendre sa population contre tous ; il devait en outre rendre la justice avec équité , poursuivre sans trêve ni merci tes voleurs et les malfaiteurs : il recevait comme compensation le huitième des redevances judiciaires et mobilières. Cette charge , occupée déjà par le père de Gaultier , devait un jour passer à son fils ; elle était donc héréditaire, comme la prévôté de l'évêque de S-Brieuc (3). Plusieurs des anciennes familles de ce pays doivent leur nom patronymique à l'exercice de cette fonction.
Ces officiers , héréditairement établis au milieu des populations qu'ils devaient protéger, s'y attachaient et apportaient dans l'accomplissement de leur devoir une énergie parfois remarquable; nous en avons un exemple, en 1233, lorsque le prévôt de Plélo soutint les droits des paroissiens contre les prétentions du recteur (4). Ce prévôt est, du reste , un des derniers que nous ayons retrouvé dans le diocèse de S'-Brieuc (5). Pendant la seconde moitié du
Eudonis mactyem >. Le père de Daniel avait pu porter ce titre avant l'invasion normande.
(1} Dans les chartes qne nous donnons , nous n'avons souvenir que de deux vtguiers, ceux de Dinan et de Minibriac.
(2) On pourrait, pour les détails de cette fonction, consulter ce que dit Du Gange des prévôts du chapitre de Tours (Gloss. Y, 758}.
(3) D. Mor. 1, 409.
(4) Beaup. 99.
(5) Cependant la 13' charte de S'-Jacut nous en montre encore un à la Tri-
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