‹ Anciens théâtres de ParisChapitre 15 sur 45 · I. A1.PB. IKHAULT · texte numérisé non relu

I. A1.PB. IKHAULT

qu'à sa mort en 1898. Léon Noël, qui reprit son rôle, a fidèlement copié son illustre devancier, et nous

ne saurions trop en féliciter ce comédien de talent ; à côté de Paulin Ménier, Lacressonnière créait, de merveilleuse façon le double rôle de Lesurque- Dubosc et ce remarquable artiste, y obtint le plus légitime succès.

Puis la Gaîté représenta — et nous ne citons que les grands succès — le Médecin des enfants^ avec Laferrière, et les Cosaques^ où Paulin Ménier traça d'une façon remarquable la silhouette d'un vieux grognard épique. On raconte qu'un soir où le théâtre donnait une représentation qui comportait non seulement les Cosaques^ mais encore le Sonneur de Saint- Paul — dix actes ! — la troupe s'y était préparée par un copieux déjeuner. — Quelques têtes étaient visiblement à Tenvers, quelques langues étaient lourdes, si bien que le public s'en aperçut; l'on murmurait; un grincheux s'écria même : «C'est honteux I » — Un titi indulgent sauva la situation par ce mot plein de bonhomie : « Eh bien quoi !... ça arrive à tout le monde... N't'épate pas et vas-y, mon vieux Bedfort ! » Cartouche^ la Petite Pologne^ les Pirates de la Savane^ les Crochets du père Martin^ le Canal Saint-Martin^ les Bohémiens et, enfin, d'amusantes féeries, dont les Sept Châteaux du Diable^ les Cinq Cents Diables, etc., amènent pendant de longues années le public à la Gaîté.

A côté du théâtre il y avait, bien entendu, le Café de la Gaîté, où se réunissaient les artistes du théâtre, les petites femmes de la figuration, les amateurs, les marchands de billets, etc., et Fr. Febvre nous conte

avec inliniment d'esprit une charmante anecdote dont ce café fut l'objet.

FUALDE^S

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