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DES BOULEVARDS

gnon (dit l'Aimable) ; Napoléon el Joséphine, le Roi de Rome, et des mélodrames à grand spectacle comme le Juif-Errant, d'Eugène Sue, où l'acteur Chilly traça une inoubliable silhouette de Rodin,

Hypocrisie, audace et couardise. Fourberie, ambition sans limite, intelligence et ténacité, toute la gamme des folies et des passions humaines était parcourue par ce personnage que Chilly jouait presque sans gestes, avec un regard qui tour à tour se faisait insolent, fourbe, cauteleux, dominateur et violent, la ligure glabre, les cheveux

plats, comme enroulé dans une longue lévite noire, élimée, crasseuse, minable, ayant au col un chiffon noir tordu en guise de cravate, les souliers éculés aux pieds, sous le bras un inénarrable parapluie, le chapeau à bords plats à la main, le dos rond, courbé, presque effacé, n'ayant de vivant que Tœil bougeur, embusqué derrière ses lunettes bleuies. Chilly, puis Paulin Ménier galvanisèrent par leur talent et leur incomparable puissance dramatique cette pièce incohérente, bizarre, énigmatique; Eugène Sue dut à ses interprètes une longue et fructueuse série de belles représentations.

Ce fut à l'occasion d'un premier Juif-Errant^ drame fantastique de Merville, que l'Ambigu inaugura un nouveau moyen de publicité en affichant, sur sa façade, un transparent portant le titre de la pièce. Charles Maurice, qui conte le fait, ajoute : « L'imitation ne peut manquer de survivre. Respect à l'inventeur! » (Octobre 1834.)

Puis on donne Notre-Dame de Paris^ imitée de Victor Hugo, par Paul Foucher. La pièce n'eut jamais le succès que Ton espérait; les personnages, intéressants dans le roman, paraissaient au théâtre singulièrement factices. En 1852, la Case de C Oncle Tom réussit, ainsi que la Prière des Naufrages, dont le titre est tout un poème.

Enfin Frederick Lemaître, vieilli, mais toujours admirable, reparaît à l'Ambigu dans le Maître cTÉcole de P. Meurice. Dans cette pièce curieuse se rencontrait une scène charmante où Frederick

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I salle. Le maître d'école, M. Everard,

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