Tome I
— Comment voulez-vous que la pauvreté soit noble repartit Baraville malicieusement.
— Ah! sans doute fit Edgar en essayant de sourire. Ma s tout son sang reflua vers son cœur et il se sentit dél'aillir.
— Us longeaient alors la rue de Vaugirard à quelque distance de la Chambre des Pairs. Tout-a-coup une calèche superbe, ornée de grands écussons armoiries sortit du palais avec rapidité, et par les glaces on apercevait une admirable tète de jeune
femme.
— Baraville la salua profondement. Elle s'inclina en souriant avec une grâce charmante, et pendant cet instant rapide les yeux noirs d'Edgar brillèrent d'un é .pt inaccoutumé.
— La belle el merveilleuse tète! s'écriat-il avec l'accent de l'enthousiasme.
.m- C'est la duchesse de M***
— L'espagnole...
— Oui
-Ah! nul ne l'avait vue avec des yeux de poète car on ne me l'avait pas assez vantée. Elle est belle comme les anges r
-Sabeautén'égalepas sa grâce, et pour
'a douceur et la bonté elle n'a pas de rivale - C est une éblouissante lumière que le
Celajetée sur la terre aOn de faire adorer aux mortels sa puissance créatrice.
-Bravopoéte! la duchesse aime lésions de cette espéce.etje te présenterai à elle
Le cœur d'Edgar se dilata dans sa poitrine avecuneivressei„fi„ie;mais ce fut rapide
«lejet de feu ,ui Sillonne les nues à •heure des orages,- il retomba dans un aureux anéantissement moral.
-Je n'ai plus qne vingt francs pensa-t-il-
a Part,r de l'heure ou j'en serai dépossédé' ma vie ne m'appartiendra plus et il faudra
'I"ejemeure.ah...Ma,sn'importe,j'iraim'é-
c ^oi« vue de cette merveille,
'^'^^°"""eCXitantce.«'onappeUe
<l--«^°'"'7 L...ehWe„.jen,ourrai legrandmondee après ^^^^^^^^^p
sur la terre a ^ .-nfiiu guère a
re iour-\i» Edgar ne prohta g " .du savant discours de son pro-
^^^^^Tne tuev^verdeVapparltion
Td cette femme, bâtit dans son ima-
^''''' rcWmères.el ressentit pour la
g-*^'«"f\t "es tourmens et toutes les première fois tous les ^ bien-
espérances de l'amour- ^ V
loi mourir 1