‹ André Chénier, critique et critiquéChapitre 12 sur 89 · Elégies, ii · texte numérisé non relu

Elégies, ii

4o ANDRÉ GHÉNIER CRITIQUE

Tantôt, c'est révocation d'une kermesse lascive, où grouillent des formes plantureuses :

... Oh! quelle nuit! joie, ivresse, folie! Que de seins envahis et mollement pressés !

Malgré de vains efforts que d'appas caressés! Que de charmes divins forcés dans leur retraite!^

Tantôt, c'est l'amour, après l'apaisement des sens, calmé et, partant, plus pur :

Dors en pensant à moi; rêve-moi près de toi;

Ne vois que moi sans cesse, et sois toute avec moi/*

Une autre fois, le poète souhaite une mort voluptueuse, comparable à un paisible sommeil :

Qu'au milieu des langueurs, au milieu des délices,

... Mon âme, sans efforts, sans douleurs, sans combats.

Se dégage et s'envole, et ne le sente pas^.

Ou bien il imagine une fin moins romanesque, dans la tranquille indifférence de la vieillesse, parmi les souvenirs,

La santé, le repos, les arts et les amours*.

Nous serions très mal avisés de regretter, ainsi que d'aucuns l'ont fait, le temps passé par

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