Revue de Paris, op. cit. — Cf. Chap. x
yeux, alors qu'il est sous rinfluence classique : (( Je soufiFrirais trop à reprendre quelque chose dans Racine * » Quelle dureté envers Perrault I Ses contes, tout aimables, si naïvement écrits pour les enfants petits et grands, ne sont plus que des niaiseries propres à montrer «jusqu'où l'esprit humain peut aller quand il marche à quatre pattes* ». Mais Perrault fut, au sein de l'Académie, l'adversaire déclaré des Classiques, et, trop fréquemment, s'égaya aux dépens d'Homère.
André Ghénier n'est pourtant point d'avis que la poésie classique ne mérite aucune critique. Dans l'intérêt des bonnes lettres, il insiste courageusement sur les défauts et les lacunes qu'il remarque autour de lui, en prose comme en poésie. Qui aime bien châtie bien.
Il n'hésite pas à déclarer que Y Esprit des lois et le Contrat social sont « d'admirables écrits' ». Mais il n'est pas tendre pour les versificateurs médiocres, non plus que pour le pubUc qui se fait leur complice. « De toutes les nations de l'Europe, les Français sont ceux qui aiment le moins la poésie et qui s'y connaissent le moin8\ » Simple boutade, dira-t-on, comme en laisse échapper la race irritable des poètes I Non pas, mais plutôt conviction sincère et regret d'apôtre un instant dépité : ce La langue
I à 4. Revue de Paris^ op. cit.