‹ André Chénier, critique et critiquéChapitre 35 sur 89 · Tome III, page i48 : Pensées et citations, à la suite des Élégies · texte numérisé non relu

Tome III, page i48 : Pensées et citations, à la suite des Élégies

Œuvres en prose :

Note sur Molière (Édition Becq de Fouquières, p. 345).

Sur la Perfection des arts (Revue de Paris, i5 octobre et i**^ novembre 1899), passim.

Notamment, pp. 685, 694, 699, 708 fn° du i5 octobre).

Fragments inédits (Revue d'histoire littéraire de la France), IV, m.

IL — L'Invention. Qu'on ne s'attende point

à trouver ici une longue analyse de ce poème célèbre. Elle a été faite, et très bien faite, par M. Faguet, M. Morillot, et quelques autres. On n'a, du reste, entendu ces vers que du jour où l'on s'est décidé à y voir une sorte de prologue à Y Hermès. Chénier, de plus en plus pénétré des idées modernes, commence à comprendre que le poète peut et doit vivre avec son temps. La polémique presque quotidienne l'a préparé à descendre dans l'arène. Agir par le vers et par la prose, donner à la poésie un rôle prépondérant, faire de l'artiste un flambeau, un phare, comme diront plus tard Hugo et les Romantiques, à tout le moins, un timbre aux vibrations puissantes, un écho sonore amplifiant les idées contemporaines : voilà désormais ce qu'il rêve. Tout à l'heure, il aspirait à la retraite, aux amours paisibles et égoïstes, aux amitiés fidèles et charmantes. Il écrivait ces mots, qu'il jugera bientôt un blasphème : « Je n'irai point au théâtre, à la cour, à la ville, essuyer les caprices d'un public trop superbe et non moins ignorant*... » En un mot, il promettait de rester toute sa vie ce que d'aucuns lui ont reproché d'avoir été durant quelques années d'études:

un dilettante, un alexandrin, un impassible arrangeur de strophes et d'images. Le souffle révolutionnaire, la passion politique^ vont trans-

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