‹ André Chénier, critique et critiquéChapitre 53 sur 89 · I. Sur la Perfection des arts · texte numérisé non relu

I. Sur la Perfection des arts

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de Shakespeare s'y fût manifestée par une liberté inconnue de la tragédie régulière.

Restent les Classiques, que défend encore l'admiration des lettrés. Va-t-il les accepter sans contrôle ? — Loin de là. Le respect qu'il leur porte est acquis. Au moment où il va médire d'eux, il se souvient à temps qu'ils sont protégés par une manière d'auréole. Sans doute, il a bien envie de reprendre, chez Racine a dont les vers sont si beaux, si parfaits, si achevés », une certaine affectation, a On trouve des traces de cette galanterie... dans les plus grands, dans ceux qui ont peint avec le plus de force et de vérité les passions humaines, dans celui. . . » Et, bien vite, il se ravise, pour conclure : (( Mais je souffrirais trop à reprendre quelque chose dans Racine*. » Par bonheur, il se heurte à Quinault, chez qui les mêmes défauts éclatent. Or, il est permis de censurer Quinault. C'est même de bonne guerre. La Pastorale, si goûtée du XVII' siècle, passe, depuis Boileau, pour « très ridicule », avec « ce style recherché, ces dissertations subtiles, et ces amours qui font des bergers des êtres purement conventionnels ». Dès lors, comment ne condamnerait-il pas l'opéra et son créateur ? « Les endroits les plus chauds de Quinault sont à peine tièdes. Les succès de ce rimeur prouvent seulement combien notre na-

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