ANDRÉ CHÉNIER ET LA SATIRE
(( ...Tout à coup Satan passe, L'être immonde qui cherche à tout prostituer. Et rhymne en le voyant se met à le huer.
Il le lapide avec sa joie interrompue ; Ce qui bénissait mord ; ce qui louait conspue. »
V, Hugo (Les Qvuttre vents de l'esprit ; Livre satirique: Inde irœ.)
M. Ferdinand Brunetière, parlant des Châtiments\ dit avec raison : « Nulle part, non pas même dans les ïambes de Barbier ou de Ghénier, on ne saurait mieux discerner l'étroite liaison, Taffinité secrète, la parenté première qui unissent entre eux les genres satirique et lyrique. » Rien de plus naturel, si justement la satire n'est, par définition, que l'expression du mépris ou du dégoût, de la colère ou de la fureur. La satire est « une manière de nous poser en