ANDRÉ, SEUL
Oui, Condorcet, la guerre !
Et ne m'estime pas un combattant vulgaire. Suive ou non le succès, je fais ce que je dois. Merci! Tu m'as rendu le courage et la voix. Et toi, muse, souci de mes jeunes années, Adieu ! Le vent m'emporte à d'autres destinées, Et ce n'est plus le temps de vivre parmi vous. Muses, amours, chansons, plaisirs qui m'étiez doux ! En ces jours de combat la plume est une épée Dans les mâles vertus solidement trempée. S'il peut être sauvé, qu'elle sauve l'État, Et si je dois mourir, que je meure en soldat.