SCÈNE IV
LIONEL, CÉSARIO, PEINTRES, etc., ANDRÉ DEL
SARTO sortant du pavillon.
ANDRÉ, à un domestique.
Dites à Grémio de seller deux chevaux, un pour lui et un pour moi ; nous allons à la ferme.
CÉSARIO, continuant.
Du nouveau à tout prix, du nouveau! Eh bien! maître, quoi de nouveau ce matin?
ANDRÉ, descendant les marches du pavillon.
Toujours gai, Césario? Tout est nouveau aujourd'hui, mon enfant; la verdure, le soleil et les fleurs, tout sera en-core nouveau demain ; il n'y a que l'homme qui se fasse vieux, tout se fait plus jeune autour de lui chaque jour. Bon-jour, Lionel ; levé de si bonne heure, mon vieil ami?
CÉSARIO
Alors les jeunes peintres ont donc raison de demander du neuf, puisque la nature elle-même en veut pour elle, et en donne à tous.
Songes-tu à qui tu parles ?