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(134) Relation, p. 244 : « Son Excellence n’épargna ni ses soins ni sa grande industrie. ». Pourtant Miège, qui écrit en 1668, ne peut s'empêcher de regretter la « malheureuse guerre » contre la Hollande que son maître avait contribué à préparer,
verains scandinaves les empêcha d'intervenir dans la mer du Nord, ni séparément ni conjointement.
Le 15 décembre Carlisle quitta Copenhague pour aller s’embarquer à Elseneur (où Marvell, espérons-le, donna un souvenir à Hamlet), mais les vents contraires le ramenèrent à ce port; impatienté, il y débarqua et partit avec neuf de ses domestiques par la voie de terre. À Hambourg les voyageurs louèrent des voitures, mais à Bockstoudt sur la route de Brême « le voiturier du secrétaire refusa d’aller plus loin, à moins d’être accompagné d’un autre voiturier son camarade qui aurait été aussi inutile que sa voiture. Le secrétaire ne pouvant le mettre à la raison par des moyens honorables en essaya d’autres, et lui braquant un pistolet sur la figure aurait voulu contraindre l’homme à le suivre. Mais sur le champ son pistolet lui fut arraché et comme les Allemands se mettaient en posture de lui faire un mauvais parti nous intervinmes si effcacement que nous le tirâmes de leurs mains ». Tandis que Marvell ainsi délivré s’en allait au galop prévenir Carlisle, ses compagnons se virent obligés après une bataille rangée de capituler avec les indigènes à des conditions onéreuses et humiliantes (135).
Cet incident, où notre poète montra une fois de plus la vivacité de son tempérament, fut le dernier du voyage. Par Cologne, Malines, Bruxelles, Calais et Gravesend, l'ambassadeur et son secrétaire atteignirent Londres le 30 janvier 1664/5. Marvell n’en eut pas fini avec ses fonctions du moment où il eut posé le pied sur le sol anglais, car Charles II demanda à Carlisle de « mettre par écrit succinctement un narratif des principales choses qui s’étoient passées » (136) en Russie, pour confondre les ambassadeurs du Tsar déjà arrivés porteurs de plaintes contre l’insolence des Anglais. Ce « narratif » que Miège donne en entier, satisfit le Roi qui approuva sans réserve son représentant.
Pendant les neuf mois qui suivent le retour de Marvell en Angleterre sa correspondance fait défaut, mais les comptes de la commune de Hull témoignent qu’il touche son indemnité parlementaire pour les trente et un derniers jours de la quatrième session de la législature, session qui prit fin le 2 mars 1664/5 (137). On le retrouve ensuite à Oxford où le parlement-cavalier tient sa cinquième session (9-31 octobre 1665) à cause
tx35) Zbid., p. 263; le texte français parle non du secrétaire, titre qui ne peut désigner que Marvell, mais plus vaguement d’€ un gentilhomme de Son Excellence ». Le texte anglais (p. 430 de l’édition originale) dit : & the secretarys waggoner woulc not stir, unless there might go along wih him another waggoner his comrade, who would have been as useless to us as his waggon. The secretary not able to bring them to reason by fair means, fried what he could by foul, and by clapping a pistol to his head would have forced him along with him. But immediately his pistol was wrested from him, and as they were putting themselves into a posture to abuse him, we interposed so effectually that he was rescued out of their hands ». Miège appelle ces Allerrands «€ a barbarous rout of peasants and Mechanicks ».
(136) Relation, p. 265.
(137) Margoliouth, II, 336 et 345.
de la peste qui fait rage à Londres. Arrivé en avance le poète s'empresse de visiter la bibliothèque de l’université, la Bodléienne, alors sans rivale en Angleterre (138). Sans doute y trouve-t-il dans l'intervalle des séances des consolations aux soucis que ne peut manquer de lui causer le redoublement de la persécution contre les non-conformistes. C’est le prix dont le gouvernement paie à la majorité des Communes les subsides votés pour la guerre contre les Provinces-Unies, guerre qui, commencée en fait dès le mois de décembre 1664 par une attaque contre les colonies néerlandaises, a été déclarée officiellement par Charles II au mois de mars suivant. Si ces conséquences intérieures et religieuses devaient chagriner Marvell, la guerre elle-même ne le surprit ni, semble-t-il, ne le choqua sur le moment. L’échec de l'ambassade à Moscou ne pouvait guère ne pas avoir laissé quelque rancune contre les Hollandais dans l’âme de l’ex-secrétaire de Carlisle redevenu simple député. Son Caractère de la Hollande, écrit douze ans plus tôt, retrouva de l'actualité et fut imprimé, pour la première fois à notre connaissance, avec les suppressions nécessaires et des additions qui ne semblent pas être de Marvell (139). En tout cas la pièce ne portait pas de nom d’auteur. Elle paraît avoir eu du succès, et Marvell ne s’en fâcha sans doute pas.
La session finie, notre poète quitta Oxford. Une nouvelle lacune dans sa correspondance (140) nous prive de connaître l'impression produite sur lui par l'incendie de Londres (2-7 septembre 1666). Du moins l’mpression pittoresque, car les lettres postérieures (141) montrent, en dé-
(138) Wood, Fasti, An. Dom. 1665 : & This year in the month of September Andr. Marvel... became a sojourner in Oxford for the sake of the public Library an&: continued there, [| presume, some months... ». Il semble que Wood broce des suppositions sur ce simple fait : le 30 septembre Marvell signa sur le registre d'admission de la Bodléienne parmi extranei nobiles et generosi (Birrell, p. 116, Margoliouth, IT, 336).
(139) Voir les notes d’Aitken et de Margoliouth sur cette pièce dont le succès est attesté par une réimpression faite en 1672 (texte de 1665), cette fois à peu près sürement contre le gré de Marvell.
(140) Une lettre &u 2 novembre 1665 est encore datée d'Oxford; la suivante, du 9 décembre 1665, n'indique pas le lieu où elle a été écrite, probablement Londres où la peste diminuait de violence; puis nous passons à une lettre datée de Westminster (on sait que cette cité, distincte de celle de Londres, avait été épargnée par l’incencüie) le 23 octobre 1666, alors que le parlement s'était réuni dès le 21 septembre pour sa sixième session (terminée le 8 février 1666/7). — Pour remplir ce vide nous possédons un document qui témoigne à la fois de la présence de Marvell à Londres le 10 avril 1666 et &e l'intérêt qu’il portait aux sciences de la nature vraies ou prétendues (cf. le poème sur le grammatomancien Maniban) : c’est un livre intitulé À brief account of! Mr. Valentine Greatrak’s and divers of the strange cures By him lately performed. Written by himself in a letter addressed to the Honourable Robert Boyle Esq. Whereunto are annexed the testimonials of several Eminent and Worthy Persons of the chief Matters of fact therein related. — London, Printed for J. Starkey, at the Mitre in Fleet Street, between the middle Tembple-Gate and Temple-Bar. 1666. — Parmi ces attestations il s’en trouve deux (pp. 83-5) qui sont signées d’ « Andr. Marvel}. Thomas Alured [voir supra, chap. 1], W, Popple »; l’une se rapporte à la guérison d’un certain Nicholson, de Cambridge, libraire, qui depuis vingt-trois ans ressentait des douleurs dans tout le corps; l’autre, à celle une dame Dorothée Pocock de Chi-veley dans le Berkshire, âgée de quarante-cinq ans et affligée d’une tumeur au sein. Sur Greatrakes et sa méthode (il procédait par attouchements ou caresses, d’où son surnom de stroker) voir le D. N. B. Il semble avoir été sincère, désintéressé et moceste. Il a été raiïllé de façon plus spirituelle que juste par Saint-Evremond (Œuvres, éd. de 1753, II, 71-89) dans la nouvelle intitulée Le prophète irlandois. — La présence. de Marvell à ces deux cures quasi-miraculeuses a été signalée pour la première fois dans Notes and Queries, ser. VI, vol. IX, pp. 61 et 458).
(x41) Lettres du 27 octobre 1666 : « Many informations are daily brought in to: the two Committees about the Fire of London and the insolence of Papists »; — du
“pit de toute sa discrétion, qu’il partage le mécontentement général contre le gouvernement rendu responsable de ce désastre, et les soupçons populaires à l'égard des papistes accusés d’avoir mis le feu à la capitale pour le compte du roi de France, allié (d’ailleurs peu actif) des Hollandais. Les campagnes anglaises ont aussi leur grief contre le principal ministre, le chancelier Clarendon, qui s'est fait l'avocat de la liberté récemment accordée à l'importation du bétail irlandais. Si une minorité anglaise de nourrisseurs ne demande qu'à acheter ce bétail maigre et peu cher pour l’embouche, la majorité des éleveurs ne veut pas de cette concurrence. Avec un meilleur fondement la Chambre des Communes presque entière essaie de contrôler les dépenses publiques, et d’empécher que l’argent destiné à la marine n’aille aux maîtresses du Roi. Ainsi se forme une opposition hétérogène dont le personnage le plus en vue est le duc de Buckingham, gendre de Fairfax et mari de l’ancienne élève de Marvell. Celui-ci entretient peut-être des rapports personnels avec le duc. En tout cas il seconde de son mieux les efforts de Buckingham pour renverser Clarendon qu'il rend responsable des mesures rigoureuses prises depuis 1662 contre les non-conformistes. C’est du moins le motif profond que nous permet de deviner notre connaissance générale de l’âme du poète, car lorsqu'il attaquera le chancelier, il se gardera bien de porter l'assaut sur un point où les Communes ne le suivraient pas : il se placera sur le terrain de l'intérêt et de l’honneur nationaux.
La lutte entre les deux hommes d’état dura près d’un an et d’abord Buckingham compromis par sa légèreté et son impudence eut le dessous (142). Clarendon l’aurait peut-être emporté sans un accident où sa responsabilité était minime mais qui lui fut plus fatal que toutes ses fautes. Après des alternatives de succès et de revers, la guerre contre les Provinces-Unies avait lassé le peuple anglais et même la cour. Des né- -gociations s’ouvrirent le 14 mai 1667 à Bréda. Mais le gouvernement de Charles II commit la faute de croire la paix acquise du moment qu'il la désirait. À court d'argent comme toujours, il n’équipa aucun navire de haut bord pour la campagne de 1667. Le grand pensionnaire de Hol-
13 novembre : « The Reports from: the Committees of the fire of London and insol- -ence of Papists are almost ready for the house things of extraordinary weight and which it they were not true might have bin thought incredible » ; on du 22 janvier 1666/7 : « Then heard the report of the Fire of London full of manifest testimonys -that it was by a wicked designe And order& the Report of the insolence of Papists for to morow and then take both into consideration ». — Margoliouth, II, 336 et I, 306, signale que Marvell fit'partie de trois commissions qui enquétèrent sur ces .-deux problèmes connexes, et cite d’après Somers’s Tracts, 4° collection, vol. IT (1751), pp. 1-23, l'interrogatoire par & Mr. Jolliff and Mr. Marvel » d'une certaine € Mrs. Rebecca Eves of Enfiel& » le 20 décembre 1666; cette dame aurait été avertie par “une voisine papiste que Londres allait brüler; la commission n’exprime aucune opinion sur ces racontars, mais les transmet à la Chambre. | | (x42) Voir les lettres à la municipalité de Hull des 22 et 29 décembre 1666 pour ‘une première arrestation de Buckingham, et le journal de Pepys aux dates du 27 février et du 3 mars 1666/7 pour un second mandat @arrêt décerné contre le duc, cette -fois sous l’inculpation de haute trahison; la duchesse aida son mari à s'enfuir. Le 2 avril 1667, alors qu’il se cachait encore, Marvell écrivit à Wharton : « The Duke of Buckingham hath many friends at Court that boldly own and defend his interest in so much that men say the king believes better of him then formerly ». La sympathie qui se devine dans cette lettre s'exprime ouvertement dans les satires de la même anne, Clarindon’s House-W/arming, v. 99-100 (Great Buckingham) et Last Instructions to a
.Pañnter, v. 357-8.
lande, Jean de Witt, plein de haine et de rancune contre l’Angleterre, envoya l’amiral Ruyter insulter les côtes anglaises; celui-ci n’hésita pas à remonter la Tamise et son affluent la Medway; il arriva jusqu'à Chatham, le grand arsenal anglais d'alors, et y brüla plusieurs vaisseaux de guerre désarmés (10-15 juin). Cet audacieux coup de main n’influa guère sur les conditions de la paix signée le 21 juillet qui furent assez avantageuses pour l’Angleterre. Mais si l'effet réel fut mince, l’effet moral fut immense. Clarendon ne fit qu’exaspérer davantage l'opinion en prorogeant le parlement après quatre jours de session (25-29 juillet). Aussi le Roi sacrifia-t-il son vieux serviteur à sa propre sûreté, aux importunités « des bouffons et des filles de joie > (143) que la cour renfermait en grand nombre (Buckingham lui-même y avait reparu dès le 16: juillet) et que gênait l’austérité du principal ministre, autant qu’à la colère des Communes. Enfin Charles avait, dans la mesure où son indolence lui permettait de s'occuper des affaires publiques, une politique à lui, distincte de celle de Clarendon surtout dans les questions religieuses. Le 30 août il envoya au chancelier l’ordre formel de rendre le grand sceau.
C'est vers cette date et à cette occasion que Marvell écrit plusieurs poèmes, les premiers depuis 1658. Il semble à première vue que l’indignation fasse couler de nouveau une veine qui paraissait tarie. Pourtant l’on peut supposer que Marvell avait déjà pris la plume au début de 1667, alors que l’'incursion hollandaise n’était encore qu’une menace (144). Aussi ne s'agit-il pas principalement d’exhaler la douleur patriotique d’une âme blessée mais de perdre à tout jamais un adversaire politique. Marvell parmi beaucoup d’autres veut la mise en accusation de Clarendon par les Communes devant les Lords constitués en tribunal, selon la coutume anglaise dont Stratford est la plus récente et la plus illustre victime. Les satires écrites en 1667, les Dernières instructions à un peintre et Clarendon pend la crémaillère, pièces auxquelles on peut joindre les deux épigrammes Sur sa maison et Sur ses enfants, sont un réquisitoire et il convient de les lire comme telles. On ne saurait pourtant reprocher à Marvell d’avoir frappé un ennemi à terre si son bras était levé dès avant la chute du chancelier. Il aurait pu, dira-t-on, retenir le coup après celle-ci; mais il croyait possible un retour de la faveur royale. On ne doit pas non plus taxer de partialité un homme à qui la constitution elle-même confiait pour une fraction le rôle de juge d’instruction et de ministère public, laissant à d’autres le soin de prononcer le verdict et la sentence. Et si les satires sont anonymes, Marvell n’hésita pas à se mettre en avant à la Chambre pendant les débats relatifs à la mise en accusation qui occupèrent le début de la septième session (145), ouverte le 10 octobre 1667. Il y arrivait d’ailleurs
(143) Evelyn, à la date du 27 août 1667 : «he had enemies at court, especially the buffoons and ladies of pleasure ». — Marvell lui-même parle du rôle joué par cet élément dans la chute de Clarendon (The Last Instructions, v. 927-35) tout en cherchant à expliquer autrement la décision du Roi.
(144) Voir la léttre à Wharton du 2 avril 1667, ad initium, qui peut s’interpréterainsi.
(145) Nous ne comptons pas la session avortée des 25-29 juillet, décrite dans The Last Instructions, v. 827-G2.
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plein d'espoir et même, semble-t-il, de confiance dans le Roi : € Jamais saison n’a été plus favorable, écrivait-il le 3 octobre à ses électeurs, pour obtenir l’accomplissement des désirs de chacun, qu'il s'agisse de redresser des torts passés ou d'établir le bon ordre et la justice pour l'avenir ». Quatre interventions du député de Hull entre le 14 octobre et le 6 novembre nous sont connues, et malgré l’obscurité qui enveloppe aujourd’hui ces questions de procédure on sent bien qu’il voulait charger l'accusé le plus possible. La dernière fois qu’il intervient c’est pour faire rétablir un chef d'accusation d’après lequel Clarendon aurait dit que « le Roi était impropre au gouvernement et paresseux » (146). Le royaliste le plus idolâtre ne pouvait guère nier en son for intérieur la vérité de ces paroles, mais l'occasion paraissait trop bonne pour que Mar-
(146) Les sources pour ces quatre interventions sont : (1) les notes d’un collègue de
Marvell, Anchitell Grey, frère d’un régicide et qui semble lui-même avoir été un royaliste assez tiède; elles furent publiées en 1769 sous le titre &e Grey's debates; — (2) les notes d’un autre collègue, encore inédites et conservées au Musée Britannique, Add. MS. 33.413, sous ce titre : &« Parliment Observations of ye daily procedinges: » a diary kept by John Milward M.P. for Co. Derby from 17 September 1666 untilf May 8. 1668. (Ce document nous a été signalé par Mademoiselle Robbins qui y a identifié le député de Hull sous l'orthographe Marvin); — (3) The Proceedings in the House of Commons, Touching the Impeachinent of Edward Late Earl of Clarendon, Lord High-Chancellor of England, Anno 1667. With the many debaïes and speeches in the House. Prinied in the year 1700. :
La 1° intervention de Marvell se place le 14 octobre et n’est signalée que par Müilward, f. 30 : « This morning was wholely spent in speeches concerning the Lord Chancellor. Whether the King’s laying him aside shoul& be joyned to the other acts of grace for which we were to give him the thanks of the house : Many excellent speeches were made against it by Sir Rob: Atkins, Sir John Maynard, Mr. Marvin, Mr. Dowdswell, and the two Goodricks, Col. Birch, intimating yt it was a precondemning him before any crime was layd to his charge ». Si tel était le vrai mobile de Marvell il fait honneur à son sentiment de l'équité, mais ce texte trop concis et d’une ponctuation incertaine permet des doutes. — La 2° intervention, le 29 octobre, ne se trouve que Gans Grey's debates, 1, 14 : « Mr. Marvell. Would have the faults hunt the persons. Would not have a sudden impeachment by reason of the greatness of the person or danger of escape, Lord Clarendon not being likely to ride away post — Witnesses of that quality not to be had ». Nous ne savons trop où Marvell voulait en venir, mais il est piquant &e noter que l’ex-chancelier lui donna un démenti lorsqu'il s'enfuit en chaise de poste un mois plus tard, jour four jour. — La 3° intervention, le 31 octobre, ne nous est connue que par Milward, f. 37 : Marveill parle contre l'envoi à la Tour de Londres du bouc émissaire choisi par la cour, Pett (voir The Last Instructions, v. 765-090, cités en partie infra, chap. VI), — La 4° intervention se trouve à la fois dans Grey's debates, I, 36. qui la place le 11 novembre, et dans Milward, f. 40, et The Proceedings, p. 27, qui s'accordent pour la mettre le 6. D'après Grey le discours de Marvell se place entre la discussion du 16° et celle du 17° chefs d’accusation : &« Mr. Marvell. Moyves that whoever brought in the article of «the King's being unfit for government » would publish the person that gave him that information ». Cette personne était Seymour (dont Marvell avait fait l’éloge dans The Last Instructions, v. 257-8, pour son opposition à Clarendon dès l’année précédente) qui donna à son tour. comme source le poète-député Denham; celui-ci (pourtant considéré par Marvell comme un courtisan des plus vils, 1bid., v. 151-4, et infra, chap. VI) précisa : « The words were, the King an inactive person, and undisposed for government — The person has them upon record — À noble person can affirn: it ». Aussitôt après, un autre poète-député, Waller (voir The Last Instructions, v. 263-4, et infra, chap. VI pour son passage à l’opposition) s’exprima dans le langage de la plus abjecte flatterie : « The King no more dishonoured by ïill reports, than God by being blasphemed — Moves to have it made an article ». En c’autres termes Waller après avoir nié que Clarendon ait pu faire aucun tort au Roï par ses paroles demande qu’il soit poursuivi pour les avoir prononcées. Grey arrête là le récit de cette discussion. — Milward dit : « After all the articles of the charge had been debated Mr. Marvin pressed that the words that were said to be spoken against the King should not be passed over in silence but be declared, the words as it [?] sayd are these (the Chancellor should say that the King was an unactive person and indisposed for government). Sir Rob. Howard pointed at Mr. Seymor who indeed gave the first hint of them